Les différentes crises que traverse le monde ne laissent pas les baptisés indifférents : ils sont interpellés dans leur foi et portent l’espérance d’un monde meilleur avec leur prière et leur engagement. En cette Année Jubilaire 2025, que tous les baptisés soient dans la joie du Seigneur et portent partout l’espérance des enfants de Dieu.
SOMMAIRE
- EDITORIAL
- MOT DE L'ÉVÊQUE - "Enfin Libres !"
- ÉGLISE UNIVERSELLE - Solennité de la nativité du Seigneur
- LITURGIE
- VIE DU DIOCESE
- Jubilé 2025, ouverture de l’Année Sainte !/li>
- Il est né ton Sauveur : Laisse-toi faire.
- Quelques pratiques Jubilaires préconisées par notre Archevêque dans notre diocèse :
- Rencontre de la Pastorale des Hommes du Lamentin
- Regard de l’O.S.P.E.M. sur la crise sociétale et sociale
- PAGES JEUNES
- DOSSIER "LE CATÉCHUMÉNAT, UNE GRÂCE POUR L’ÉGLISE ? "
- AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Vivre en fils et filles de Dieu"
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Eglise
en MARTINIQUE
Le BBaptême,,
N° 693
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE – 2,00 €
12 JANVIER 2025
l a porte d'une vie n
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Sommaire
J
ésus s’est fait baptiser par Jean dans le Jourdain. Cet événement,
à la fois humble et sublime, révèle l’identité profonde du
Christ et éclaire notre propre vocation baptismale.
Lorsque Jésus s’approche de Jean-Baptiste pour se faire baptiser,
un geste d’apparente simplicité s’accomplit. Mais ce qui suit
dépasse l’entendement humain : le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint,
sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit
sur Jésus et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon
Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ! »
Par son baptême, Jésus s’identifie pleinement à notre condition
humaine et Dieu le Père révèle son lien unique avec lui : une
filiation divine qui fonde son identité et sa mission.
Pour nous aussi, le Baptême est bien plus qu’un simple rite
d’entrée dans la communauté chrétienne. C’est un moment de
transformation radicale : nous devenons enfants de Dieu, unis au
Christ et habités par l’Esprit Saint. Par le Baptême, nous sommes
plongés dans la mort et la résurrection de Jésus, libérés du péché
originel, et appelés à vivre dans la lumière de l’Évangile.
Le Baptême est le premier des sacrements. Il est désigné à juste
titre comme la porte des sacrements et qui donne également accès
à une nouvelle vie dans le Christ, notre Sauveur. Chaque année,
de nombreux adultes et jeunes reviennent à la Porte de l’Église et
demandent à recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne.
Le catéchuménat les accompagne dans cette démarche de
conversion et de croissance spirituelle. Les différentes étapes –
l’entrée en catéchuménat, l’appel décisif, les scrutins – permettent
aux candidats de cheminer en profondeur vers leur baptême.
Il y a quelques jours, nous sommes entrés dans l’année du jubilé ;
notre revue diocésaine nous retrace les temps forts de cette
célébration, la grande procession de l’Église des Terres Sainville
jusqu’à la cathédrale et les recommandations de l’archevêque,
Mgr David Macaire.
L’Observatoire Socio-Politique de l’Église en Martinique
(OSPEM), composé de baptisés, analyse les causes et conséquences
de la crise actuelle. Il constate les inégalités économiques, l’exil
des jeunes, l’absence de figures paternelles dans les foyers, la
montée des tensions sociales et propose des solutions comme :
le dialogue, la promotion de la résilience locale, le renforcement
de l’éducation et de la solidarité sociale.
Les différentes crises que traverse le monde ne laissent pas
les baptisés indifférents : ils sont interpellés dans leur foi et
portent l’espérance d’un monde meilleur avec leur prière et leur
engagement.
En cette Année Jubilaire 2025, que tous les baptisés soient dans
la joie du Seigneur et portent partout l’espérance des enfants de
Dieu.
Bonne Fête et Bon Dimanche !
Père Crépin Hounza n
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi je trouve ma joie ! »
Tous Baptisés, Tous enfants de Dieu !
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Vivre en fils et filles de Dieu
• Jubilé 2025, ouverture de l’Année Sainte !
• Il est né ton Sauveur : Laisse-toi faire.
• Quelques pratiques Jubilaires préconisées
par notre Archevêque dans notre diocèse :
• Rencontre de la Pastorale des Hommes du
Lamentin
• Regard de l’O.S.P.E.M. sur la crise
sociétale et sociale
• Enfin Libres !
• Solennité de la nativité du Seigneur
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EGLISE UNIVERSELLE
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AN TJÉ LÉGLIZ-LA
Dossier : LE CATÉCHUMÉNAT,
UNE GRÂCE POUR L’ÉGLISE ?
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EDITORIAL
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AGENDA DE L'EVEQUE 19
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR
RÉDACTEUR EN CHEF : père Crépin HOUNZA
MISE EN PAGE – IMPRESSION
Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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E
n relisant la lettre pastorale
du Jubilé de la Miséricorde en
2016, j’ai versé une larme. À
l’époque, je pensais que tout allait se
régler ! Cette année, le pape François,
à l’ouverture de ce jubilé ordinaire, m'a
recadré dans l’Espérance.
Voilà ce que j'écrivais il y a presque
10 ans.
« Le Peuple de Martinique de plus
en plus ravagé par des blessures et
des divisions qui ne cicatrisent pas
attend avec impatience sa guérison.
La violence et la peur se répandent.
L’Église souhaite présenter le doux
visage de Jésus.
De GRANDES RÉCONCILIATIONS
doivent briser les cercles vicieux et
infernaux qui nous détruisent : »
« (1) Entre nous et nos ancêtres.
Prions, faisons célébrer des messes
pour rompre tous les liens négatifs avec
les défunts de nos familles. Qu’une
pluie de bénédictions nous délivre
définitivement des conditionnements
ancestraux et des pardons non donnés ! »
« (2) Entre les composantes de notre
peuple », entre « nèg », « bétjé », « kouli »,
« siriyen », « chinwa », « zorèy » (selon
nos termes populaires pas toujours
« politiquement corrects ») … Tant de
mépris, de médisance, de méfiance,
de violence ! Seuls des gestes et des
signes de réconciliation envers ceux
qui sont d’un autre « monde » pourront
nous libérer de cet héritage et des
complexes sans nombre qu’il génère en
chacun de nous ! » Cette division-là est
hypersensible. Elle rejaillit à chaque
crise sociale, à chaque tournant de
notre histoire commune, comme un
nerf à vif réagit lorsque la « fraise »
s’approche d’une dent gâtée… À
nous d’inventer des comportements
personnels et collectifs non-violents.
Le Pape François nous l’a dit en 2019 :
avoir le courage de l’hospitalité, inviter
chez soi, les autres, la cousine qui
nous attaque, l’oncle qui fait du mal
à la famille, le voisin à qui on ne parle
plus… etc.
« (3) Dans le monde du travail ! Les
traces de l’esclavage, les idéologies de
classes, les abus de la loi du profit ont
déchiré le tissu et le dialogue social
dominés désormais par une méfiance
systématique. Ceux qui progressent
dans la société, la politique,
l’entreprise, et même dans l'Église,
s’attendent à subir des méchancetés
et des calomnies. Comme s’ils
représentaient une menace. Que
de souffrances psychologiques et
économiques ! « Renouvelons les
relations professionnelles dans la
Justice et la Vérité. »
« (4) Dans le tissu humain de nos
familles : domination homme-femme,
lâchetés masculines, conflits féminins,
l’amertume d’enfants envers leurs
pères absents, violents, adultères…
abus sexuels et pratiques occultes »,
trafics, addictions, procès, mensonges,
trahisons… « Qui brisera les portes de
ces prisons ? Qui pardonnera à ceux qui
nous ont offensés ! ».
(5) Et dans l’Église… Jugements,
jalousies, malveillances…
La nou ka alé épi sa !??
En retrouvant Jésus au temple, Marie,
blessée par la disparition volontaire
de son fils, lui dit : « Que nous as-tu
fait là ? ». Elle ne l’accuse pas : « Tu n'as
pas pensé à nous ! À notre angoisse ! »
« Tu nous méprises, tu te moques de
nous, tu désobéis ». Elle veut d’abord
comprendre Jésus. Voilà le chemin
du Jubilé. Stopper les jugements et
se laisser guider par l’Esprit pour
comprendre, se réconcilier, s’apaiser
les uns les autres ! L’Espérance est une
folie qui ne relève pas de nos propres
forces. Elle est un don de Dieu !
Pour réussir à ouvrir les portes de nos
prisons, il n’y a pas d’autre chemin que
celui-ci : « Détacher les yeux de son cœur
de sa propre blessure pour considérer
la fracture de l’autre. Consentir à ne
pas recuire indéfiniment sa propre
souffrance, mais à habiter celle de
celui-là même qui l’a provoquée »
« Comme le père du fils prodigue, au
lieu de se fixer sur l’offense, penser
à soigner son pauvre fiston cupide et
débauché. ». Un cri de souffrance sans
fin ne guérit personne ! Ça fait des
siècles qu'on essaie !
Dieu seul nous libérera. Il est le
carburant et le moteur, le guide et
le chemin. À nous de « desserrer le
frein à main » des rancunes. Que la
grâce de Jésus, l'amour du Père et la
communion de l'Esprit-Saint nous
fassent vivre libres, enfin.
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France n
Enfin Libres !
MOT DE L’ÉVÊQUE
(Extrait de l’homélie de Mgr Macaire pour la messe d’ouverture du Jubilé ordinaire de 2025,
Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France le 29 déc. 2024)
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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EGLISE UNIVERSELLE
U
n ange du Seigneur, enveloppé de
lumière, illumine la nuit et annonce
la bonne nouvelle aux bergers : «
Je vous annonce une grande joie, qui sera
celle de tout le peuple : aujourd'hui, dans
la cité de David, un Sauveur vous est né,
qui est le Christ Seigneur » (Lc 2, 10-11). Au
milieu de la stupéfaction des pauvres et du
chant des anges, le ciel s'ouvre sur la terre :
Dieu s'est fait l'un de nous pour nous rendre
semblables à Lui, Il est descendu parmi
nous pour nous relever et nous ramener
dans l'étreinte du Père.
Cela, sœurs et frère, est notre espérance.
Dieu est l'Emmanuel, Il est Dieu avec nous.
L'infiniment grand s'est fait petit ; la lumière
divine a brillé à travers les ténèbres du
monde ; la gloire du ciel est apparue sur
terre. Et comment ? Dans la petitesse d'un
Enfant. Et si Dieu vient, même lorsque notre
cœur ressemble à une pauvre mangeoire,
alors nous pouvons dire : l'espérance
n'est pas morte, l'espérance est vivante,
et elle enveloppe notre vie pour toujours !
L’espérance ne déçoit pas.
Sœurs et frères, avec l'ouverture de la Porte
Sainte, nous avons inauguré un nouveau
Jubilé : chacun de nous peut entrer dans
le mystère de cette annonce de grâce. C'est
la nuit au cours de laquelle la porte de
l'espérance s'est ouverte au monde ; c'est la
nuit au cours de laquelle Dieu dit à chacun :
il y a de l'espérance pour toi aussi ! Il y a de
l’espérance pour chacun d'entre nous. Mais
n'oubliez pas, sœurs et frères, que Dieu
pardonne tout, Dieu pardonne toujours.
N'oubliez pas cela, c'est une manière de
comprendre l'espérance dans le Seigneur.
[…]
En regardant comment souvent nous nous
installons dans ce monde, en nous adaptant
à sa mentalité, un bon prêtre écrivain priait
ainsi pour Noël : « Seigneur, je te demande
un peu de tourment, un peu d'agitation,
un peu de remords. À Noël, je voudrais
me trouver insatisfait. Content, mais aussi
insatisfait. Heureux à cause de ce que Tu
fais, insatisfait à cause de mon manque
de réponses. Enlève-nous, s'il te plaît, nos
fausses paix et mets une branche d'épines
à l'intérieur de notre “mangeoire” toujours
trop pleine. Mets dans nos âmes le besoin
de quelque chose d’autre » (A. Pronzato, La
Novena di Natale). Le désir d'autre chose.
Ne restez pas immobile. N'oublions pas
que l'eau stagnante est la première à se
corrompre.
L'espérance chrétienne est précisément
ce « quelque chose d'autre » qui nous
demande d’avancer « sans tarder ». À
nous, disciples du Seigneur, il est en effet
demandé de trouver en Lui notre plus
grande espérance et de la porter sans
tarder, comme des pèlerins de la lumière
dans les ténèbres du monde.
Sœurs, frères, c'est cela le Jubilé, c'est
le temps de l'espérance ! Il nous invite
à redécouvrir la joie de la rencontre
avec le Seigneur, il nous appelle à un
renouveau spirituel et nous engage à
transformer le monde, afin que ce temps
devienne vraiment un temps jubilaire :
qu'il le devienne pour notre mère la
Terre, défigurée par la logique du profit
; qu'il le devienne pour les pays les plus
pauvres, accablés de dettes injustes ;
qu'il le devienne pour tous ceux qui sont
prisonniers des anciens et des nouveaux
esclavages.
À nous, à nous tous, incombe le don et
l'engagement de porter l'espérance là où
elle a été perdue : là où la vie est blessée,
dans les attentes trahies, dans les rêves
brisés, dans les échecs qui brisent le cœur
; dans la lassitude de ceux qui n'en peuvent
plus, dans la solitude amère de ceux qui
se sentent vaincus, dans la souffrance qui
laboure l'âme ; dans les longues journées
creuses des prisonniers, dans les chambres
étroites et froides des pauvres, dans les
lieux profanés par la guerre et par la
violence. Porter l’espérance là, semer
l’espérance là.
Le Jubilé s'ouvre pour que soit donnée à
tous l'espérance, l’espérance de l'Évangile,
l'espérance de l'amour, l'espérance du
pardon.
Et revenons à la crèche, regardons la crèche,
regardons la tendresse de Dieu qui se
manifeste sur le visage de l'Enfant Jésus,
et demandons-nous : « Y a-t-il dans notre
cœur cette attente ? Y a-t-il dans notre cœur
cette espérance ? [...] En contemplant la
bonté aimante de Dieu qui surmonte nos
méfiances et nos peurs, nous contemplons
aussi la grandeur de l'espérance qui nous
attend. [...] Que cette vision d'espérance
illumine notre chemin de chaque jour »
(C. M. Martini, Omelia di Natale, 1980).
Ma sœur, mon frère, en cette nuit, c'est pour
toi que s'ouvre la « porte sainte » du cœur
de Dieu. Jésus, le Dieu-avec-nous, est né
pour toi, pour moi, pour nous, pour chaque
homme et chaque femme. Et tu sais ? Avec
Lui, la joie fleurit, avec Lui la vie change,
avec Lui l'espérance ne déçoit pas.
François n
Solennité de la nativité du Seigneur
Ouverture de la porte sainte
et messe de la nuit de Noël
Début du jubilé ordinaire
Mardi 24 décembre 2024
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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Dimanche 12 janvier 2025
laP Parole DDominicale
Le Baptême du Seigneur - Année C
Prière
Nous te rendons grâce Seigneur pour
le sacrement de baptême, qui permet à
toute personne humaine d’être purifiée
de tout péché, et d’être sanctifiée en
devenant enfant de Dieu et membre
de ton Eglise, et parvenir ainsi à la vie
éternelle. Amen.
Points de réflexion
➊ Par le prophète Isaïe, le Seigneur
Dieu annonçait déjà la bonne nouvelle
à son peuple, celle de sa miséricorde :
« Consolez, consolez mon peuple (…),
parlez au cœur de Jérusalem (…) que
son crime est expié, qu’elle a reçu de
la main du Seigneur le double pour
toutes ses fautes. »
Cependant, cette miséricorde est
conditionnée par un acte d’amendement
de la part du peuple. Ainsi, le prophète
proclame : « Dans le désert, préparez
le chemin du Seigneur ; tracez droit,
dans les terres arides, une route pour
notre Dieu… » Ce désert, ces terres
arides c’est l’état de l’homme sans Dieu
ou rejeté par Dieu, à cause de ses
péchés. Le retour en Dieu et à l’état
de grâce consiste à disposer son
âme à recevoir la miséricorde de
Dieu, par la repentance.
➋ Jean le Baptiste est celui
qui met au point l’acte visible
qui manifeste la préparation
effective à l’accueil de la grâce
de la miséricorde. Il annonce
non seulement la venue
imminente de Celui qui apporte cette
grâce, mais permet aussi à ses auditeurs
d’exprimer leur volonté de conversion
par l’accueil du baptême avec de l’eau.
Ainsi, autour de Jean se rassemblait
la foule de ceux qui étaient venus
symboliser leur conversion en recevant
le baptême de ses mains. C’est aussi le
temps et le lieu que choisira Jésus pour
venir joindre ces cœurs déjà disposés
à l’accueillir. Il s’est soumis au baptême
de Jean, non parce qu’Il avait besoin de
conversion, mais pour faire éclater son
identité de Sauveur devant cette foule
déjà préparée à le suivre.
➌ Disposés à suivre le Christ, les
chrétiens qui le sont devenus par le
baptême de l’eau et de l’Esprit, sont
rachetés de toutes leurs fautes et
purifiés par le sang du Christ, mort sur
la Croix. Tel que l’a écrit saint Paul à Tite.
Cela impose aux chrétiens de mener,
désormais, une vie raisonnable, faite
de justice et de piété. Car, le baptême
du Christ est une renaissance et un
renouvellement dans l’Esprit Saint,
qui fait des hommes héritiers de la
vie éternelle.
Je dialogue avec Jésus
Seigneur Jésus, les portes du Ciel qui
avaient été fermées, depuis le péché
d’Adam et Eve, ont été réouvertes grâce
à ta mort sur la Croix, afin de nous
racheter. Pour accéder à l’effectivité de
cette grâce qui conduit au Ciel, tu as mis à
la disposition des hommes le sacrement
de baptême. Ce sacrement permet de
purifier l’homme de tout péché et de
le sanctifier. Devenant ainsi membre
de ton Eglise et enfant de Dieu, digne
du Royaume des cieux.
Résolution
Au baptême, chaque baptisé a reçu
les sept dons de l’Esprit Saint, dons
de la sagesse, du conseil, de la force,
de l’intelligence, de la science, de la
piété et de la sainte crainte de Dieu.
Ces dons sont comme de l’or, mais
dont la valeur est inestimable. Ils
ne sont pas à thésauriser, mais à
fructifier. Car, c’est à leurs fruits
que la raison pour laquelle
l’Esprit Saint les donne au
baptême sera atteint. A savoir
la vie éternelle et le bonheur
qui va avec.
Père Philibert Madrandélé, Vicaire
de Bellevue et Schœlcher
n
Isaïe 40,1-5.9-11 • Ps 103 (104) • Tite 2,11-14 ; 3,4-7 • Luc 3,15-16.21-22
LITURGIE
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J’établis que le dimanche 29 décembre 2024, dans toutes les cathédrales et
Co-cathédrales, les évêques diocésains célébreront la Sainte Eucharistie pour
l’ouverture solennelle de l’Année Jubilaire, selon le Rituel qui sera préparé pour
l’occasion (…) Un pèlerinage, partant d’une église choisie pour la collectio vers la
cathédrale, sera le signe du chemin d’espérance qui,
illuminé par la Parole de Dieu, rapproche les croyants.
(Pape François, Bulle d’indiction Spes non confundit, n° 6).
L
a Porte Sainte rappelle la
responsabilité qu’a tout
croyant d’en franchir le seuil :
c’est une décision qui suppose la
liberté de choisir et en même temps le
courage d’abandonner quelque chose,
de laisser derrière soi quelque chose
(cf. Mt 13, 44-46) ; passer par cette porte
signifie professer que Jésus-Christ est
le Seigneur, en raffermissant notre
foi en lui, pour vivre la vie nouvelle
qu’il nous a donnée. C’est ce que le
pape Jean-Paul II avait annoncé au
monde le jour même de son élection :
« Ouvrez toutes grandes les portes au
Christ. »
Dans le cadre de l’année jubilaire 2025,
le dimanche 29 décembre 2024, Mgr
David Macaire a ouvert, le matin, la
Porte sainte de la cathédrale Notre-
Dame de l’Assomption à Saint-Pierre,
puis dans l’après-midi, celle de la
cathédrale Saint-Louis à Fort-de-
France.
Les fidèles se sont réunis à l’église des
Terres-Sainville dès le début de l’après-
midi en famille, entre amis, entre
collègues pour vivre ce pèlerinage vers
la cathédrale, car le pèlerinage nous fait
faire l’apprentissage de la conversion et
de l’ouverture du cœur sur un chemin
Jubilé 2025,
ouverture de l’Année Sainte !
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en
passant par moi, il sera sauvé”
(Jn 10,9)
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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partagé avec d’autres. Les pèlerins,
composés des diacres, des religieux et
religieuses, des différents prêtres, des
nombreux fidèles laïcs et de notre père
évêque se sont élancés avec joie en
direction de la cathédrale Saint-Louis.
Le Christ a été porté, dignement, par
les Ministres institués, en tête de
la procession. Cette dernière a été
ponctuée par différents chants de Noël.
Une fois, parvenue devant la cathédrale,
la foule rassemblée a pu assister à
l’ouverture de la porte principale.
Monseigneur, durant son homélie
a indiqué le sens de cette année si
particulière. « Cette année jubilaire
est l’occasion de mettre les pendules
à l’heure. Elle revient tous les 25 ans
afin que chacun puisse en profiter au
moins une fois dans sa vie. Il s’agit d’un
temps de remise de dettes, un temps
où on libère les esclaves. Un moment
de repos pour la terre que l’on met
en jachère. Un temps au cours duquel
les portes des prisons devraient
s’ouvrir. Un temps de rémission des
péchés parce que le Seigneur a pris
sur lui tous nos péchés. Une année
de réconciliation entre les adversaires.
Une année pour aller vers Dieu. Une
année au service de nos frères. Une
année pour réaliser un tête-à-tête avec
Dieu ».
Nous vivrons sûrement beaucoup de
choses dans chacune de nos paroisses
en cette année jubilaire, mais la
démarche jubilaire à la cathédrale a
été un signe d’unité et elle fortifiera très
certainement nos liens de communion.
Notre société martiniquaise traverse
des moments difficiles et compliqués.
Cette année jubilaire est l’occasion,
face à ce tumulte, de « présenter le
visage miséricordieux de Jésus ».
« Mettons notre espérance en Dieu ».
Monseigneur Macaire nous a indiqué
qu’à la fin des différentes messes sera
chanté le Salve Regina. Il a également
demandé à chacun de poser des
actes : lire un évangile, choisir une
personne et réaliser une démarche
de réconciliation, s’engager dans la
société, dire en famille la prière de
Saint François d’Assises.
En ce début d’année jubilaire, Mgr
David nous a invité à être de vrais
militants. Notre Eglise a besoin de
chacun de nous. Soyons donc des
chrétiens engagés.
Nicole Chésimar n
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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1. Chanter le Salve Regina à la fin des messes
2. Participer aux sessions et aux rassemblements
missionnaires (Jours Gras & Pentecôte)
3. Faire le Pèlerinage à l’un des lieux jubilaire (à Rome
sur le tombeau des saints apôtres, dans les cathédrales
de Saint-Pierre et Fort-de-France), prier aux intentions
du pape, se confesser.
4. Lire un évangile seul ou en famille pendant l’année
5. Se réconcilier avec au moins une personne avec qui
on est séparé
6. Prendre un engagement dans la Société (Famille/
Eglise / Paroisse)
7. Réciter régulièrement la prière Saint-François seul
ou en famille
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
(À répéter 3 fois)
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
AMEN
QUELQUES PRATIQUES JUBILAIRES PRÉCONISÉES
PAR NOTRE ARCHEVÊQUE DANS NOTRE DIOCÈSE :
Depuis la nuit du 1er janvier 2025, nous recevons divers vœux et bénédictions. Nous y croyons tous. Nous avons tous espoir
que ces vœux se réaliseront pour nous. Cette espérance forte est l’attente de bonnes choses à venir dont nous jouissons
de la joie avant leur réalisation. Commencer une nouvelle année c’est nourrir d’espérance en toutes ces bénédictions et
vœux. En ces premiers jours de l’Année jubilaire et d’espérance qui ne déçoit pas, Dieu comme un Père, nous propose sa
bénédiction sur l’année qui commence. Il nous propose son Visage qui va rayonner sur nous et nous propose la Puissance
de son Saint Nom qui va nous sauver.
P
our réussir notre nouvelle année
2025, il nous faut donc chercher
chaque jour le Visage de Dieu et
tout faire pour la Gloire de son Nom. En
cherchant ce Visage divin, c’est pour le
trouver, le contempler afin de le laisser
imprimer ses traits sur nos visages. C’est
le mystère que nous avons célébré à Noël
: Dieu qui prend visage de l’humain au
milieu des Humains ; Dieu s’incarne dans
le Visage de l’homme qui est indiqué au
Baptême comme Celui en qui Dieu trouve
sa Joie et son Amour.
2025 tiendra ses promesses si nous
passons du temps à chercher le Visage
de Dieu incarné à travers les visages de
nos frères et sœurs.
2025 portera fruits
si en tout je cherche la puissance du Nom
de Dieu qui sauve : Jésus. Ce qui revient à
dire qu’en 2025, nous devons lutter pour
notre salut. Si les vœux de Paix - de Joie -
d’Amour – de succès et de Santé que nous
avons reçus doivent se réaliser, il nous faut
laisser Jésus nous sauver.
- Laisse Jésus te sauver de tes colères, de
tes haines, de tes rancunes de tes guerres
et tu auras la Paix souhaitée.
Laisse Jésus te sauver de tes tristesses,
de tes angoisses, de tes soucis et tu verras
les vœux de Joie se réaliser pour toi.
Laisse Jésus te sauver de ton égoïsme,
de ton égocentrisme, de tes jalousies, de
ton orgueil et de tes indifférences, et non
seulement tu verras l’amour mais tu seras
l’Amour.
Laisse Jésus te sauver de tes
procrastinations, de tes paresses, de tes
nonchalances, et tu pourras tout faire en
temps opportun avec zèle et entrain et tu
auras la réussite souhaitée.
Laisse Jésus te sauver de tes négligences
et de tes exagérations que tu fais subir à ton
corps et à ton âme, et tu auras la santé du
corps et de l’âme.
Ainsi 2025 sera ton année de Salut et
l’espérance de ce début d’année jubilaire
ne décevra jamais. Car le visage de Dieu
rayonnera sur toi et la Puissance de son
Nom sera manifeste en ton quotidien.
Bonne et heureuse année.
Père GAINSI Grégoire-Sylvestre n
Il est né ton Sauveur : Laisse-toi faire.
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
9
Rencontre de la Pastorale
des
Hommes du Lamentin
Ils ont répondu nombreux à
l’invitation de père Marcel Crépin
et de la Pastorale paroissiale
des Hommes, le vendredi 27
décembre 2024 à 18h, à la salle
Saint-Laurent, pour un temps
de réflexion et de partage. Un
temps dédié aux hommes et aux
jeunes garçons qui a débuté par
un moment de prière pour la paix,
pour les familles, la Martinique et
le monde. Il s’est poursuivi par une
lecture de l’introduction du livre
de Mgr David Macaire intitulé
« Lettres d’encouragement aux
hommes : chemins d’espérance »,
support de l’échange.
D
ans ces lettres, notre évêque
adresse un encouragement
aux hommes et leur propose
de devenir un chemin d’espérance
pour la société antillaise, qui a parfois
misé exclusivement sur les vertus des
femmes. Mgr Macaire regrette que la
gent masculine ne soit perçue qu’à
travers ses limites et ses faiblesses,
dans lesquelles elle s’est laissée
enfermer alors qu’elle
porte en elle des forces
spirituelles et des
potentialités encore
inexploitées.
Chaque lettre,
construite à partir
d’une figure emblématique de la société
créole ou contemporaine, reconsidère
les valeurs propres au cheminement
masculin et encourage les hommes à se
responsabiliser et à trouver leur place
dans la société et l’Église.
Devant un auditoire attentif, composé
principalement d’hommes d’âge mûr,
le frère Marcel Saint-Hilaire a donné
lecture des premières pages. Et une
chose est sûre, les premiers mots ont
fait mouche car calibrés pour cette cible
particulière qui est l’homme antillais et
singulièrement l’homme martiniquais.
En effet, qui mieux que l’homme
martiniquais peut comprendre le
choix proposé par Mgr Macaire du
« kòk-djènm » comme emblème de la
masculinité antillaise ? Qui mieux que
lui pour saisir le caractère ambivalent de
la figure du « kòk-djènm » ? Se laissera-
t-il tirailler dans cette opposition entre le
présomptueux et le protecteur ?
Le débat était lancé !
Difficile pour certains de ne pas se
retrouver dans l’image de l’infatigable
séducteur faisant chatoyer les couleurs
de son plumage, excessivement content
de sa personne, à l’exemple de cet
homme qui prendra la parole et dira «
j’étais un bel homme mulâtre avec de
la prestance et j’avais du succès auprès
des femmes »
Un autre participant expliquera :
« À cause de l’attitude de mon père
et de l’image que j’ai eu de la figure
paternelle, en grandissant j’ai reproduit
les mêmes schémas, mais grâce à ma
rencontre personnelle avec Dieu, je
tâche de rectifier les erreurs que j’ai
pu commettre dans ma relation père-
fille». Et cet homme de poursuivre ainsi
« J’aurais tellement aimé que mon père
soit là pour entendre ce qui est dit ce
soir »
Père Marcel Crépin rappellera :
- Que le Christ vient nous rejoindre
dans notre « aujourd’hui », pour briser
le joug des héritages ancestraux et
générationnels.
- Que le chemin proposé par l’évêque
dans les lettres d’encouragements est
d’abord un chemin de miséricorde et
de rédemption.
- Qu’il nous faut guérir les blessures du
passé, effacer les effets des paroles
négatives encore inscrites en nous.
Après tout, à voir la présence
grandissante des hommes aux messes
dominicales et aux temps forts
paroissiaux, nul doute que les hommes
de la paroisse du Lamentin sont en pôle
position, prêts à prendre leur envol
spirituel afin de rayonner et d’impulser,
avec la grâce de Dieu, une direction
spirituelle pour les générations à venir.
Est-il nécessaire d’indiquer que la pôle
position dont il s’agit, est « à genoux
» pour dire avec l’apôtre Paul dans sa
lettre aux Éphésiens : « C’est pourquoi
je tombe à genoux devant le Père,
de qui toute paternité au ciel et sur
la terre tient son nom. »
Cette première rencontre a donné le ton
des débats ultérieurs qui se tiendront
selon le calendrier du service de la
pastorale paroissiale des hommes du
Lamentin et porteront sur les lettres
d’encouragement que nous propose
notre évêque.
Josselin (SPPH du Lamentin)
n
QUELQUES PRATIQUES JUBILAIRES PRÉCONISÉES
PAR NOTRE ARCHEVÊQUE DANS NOTRE DIOCÈSE :
Les hommes de la paroisse du Lamentin ont partagé autour des « Lettres d’encouragement
aux hommes » de Mgr Macaire.
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« Soyons attentifs les uns aux autres pour nous
stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir »
(Hébreux 10, 24).
VIE DU DIOCÈSE
L’explosion du coût de
la vie, poussée par les
prix de l’alimentation et
des petits salaires, met
en danger les classes
sociales les plus pauvres.
Des personnes déclarent
subir des privations, qui les
contraignent à renoncer
à certaines dépenses de
la vie courante. Parmi
les plus fortes difficultés
déclarées figurent
notamment l’incapacité
financière à satisfaire un
besoin alimentaire, en
lien avec l’envolée des
prix de l’alimentation.
Émeutes et pillages ont
mis à mal ces dernières
semaines la sécurité
intérieure de la Martinique
autant que sa cohésion
sociale. Ils ont aussi
montré la persistance
de problématiques qui
cherchent toujours leurs
solutions.
CRISE SOCIÉTALE ET SOCIALE EN MARTINIQUE
L
e constat est fait d’une
incompréhension profonde
entre des citoyens qui ne se
connaissent pas. Plusieurs mondes
cohabitent sans faire société, sans
jamais rien échanger. Or quand on
ne rencontre pas l’autre, il devient
une menace. Tandis qu’à l’inverse,
en appartenant à un corps social et
en participant à un projet commun, il
devient difficile de détruire les biens
de tous.
Cette crise, c'est aussi une crise
générationnelle. Par exemple, 60%
des logements en HLM sont occupés
par des mères célibataires, ce qui
signifie une absence fréquente de
figures paternelles, et qui conduit à
une socialisation problématique. À
cela s’ajoute l’exil de nos jeunes et,
bien sûr, la pauvreté. Nos valeurs
fondamentales ne sont plus
respectées.
Il devient urgent de mettre en place
des mesures concrètes pour traiter
les inégalités et les injustices qui
alimentent ces tensions. La stabilité
et la prospérité de la Martinique
dépendent de la capacité de tous
les acteurs à trouver des solutions
inclusives et durables pour répondre
aux défis actuels et assurer un avenir
meilleur pour tous.
Pour les membres de l’Observatoire
Socio-Politique de l’Eglise
en Martinique (OSPEM), les
conséquences de la crise sociétale
et ses répercussions sociales se
retrouvent dans toutes les dimensions
de la vie.
Au niveau économique :
Nous vivons dans un système
économique mondialisé. Pour autant, il
est de notre responsabilité personnelle
et collective de développer notre
résilience territoriale en développant
des projets innovants notamment en
matière d’économie circulaire.
Regard de l’O.S.P.E.M.
sur la crise sociétale et sociale
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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L’écart de prix des produits alimentaires
en Martinique avec l’hexagone n’est pas
la seule raison de la cherté de la vie. Il est
aussi constaté dans d’autres secteurs : la
voiture, la maison, la communication, le
transport, les soins médicaux etc...
Plus de 80% des produits que nous
consommons sont fabriqués à des
milliers de kilomètres de la Martinique.
Il est question de revitaliser nos marchés
pour aider la production locale ou
faire vivre le commerce de proximité si
nécessaire. Mais la concurrence est rude
avec les produits venant de pays où les
normes sociales et environnementales
sont moins contraignantes qu’en France
et en Europe.
Pour obtenir une société plus égalitaire,
nous devons réapprendre à être
solidaires entre nous ; en optant aussi
pour le circuit court de consommation
permettant ainsi à nos petits producteurs
de vivre, sans pour autant boycotter les
grandes surfaces où bon nombre de nos
compatriotes travaillent.
La croissance économique ne suffit pas
pour résorber la pauvreté car même
sans croissance, il y a des moyens d’agir
notamment par le biais de mesures
fiscales et sur l’emploi. En dehors de la
croissance, il faudra aussi élaborer un
nouveau critère de bien-être.
Au niveau sociopolitique :
Il faut :
- Amener la population martiniquaise
à prendre conscience que ce n’est pas
par la violence que les différends seront
réglés mais par le dialogue.
- Rappeler que le vieillissement de
notre population est favorisé par l’exode
des jeunes, majoritairement en France
hexagonale et par le nombre croissant
d’avortements observé depuis plusieurs
années.
- Rappeler que le citoyen martiniquais
doit se sentir concerné par la crise
écologique afin de devenir à son niveau
acteur de la solution. En matière de
pollution, trier ses ordures relève de
la responsabilité et doit interpeller la
conscience de chacun dans l’esprit de
l’encyclique Laudato Si’ du Pape François.
- Préciser qu’il est possible finan-
cièrement de construire davantage de
logements sociaux. Il est également
possible de réhabiliter des logements
inhabités pour le dédier à l’habitat.
Il n’est pas viable, ni humainement,
ni légalement, ni économiquement
de continuer à laisser grandir le mal-
logement dans notre pays.
- Mettre en lumière le besoin de lien de
la population avec les élus.
- Revenir à une plus grande proximité
des élus avec la population. Sinon on
laisse le champ libre aux créateurs de
contenus sur les réseaux sociaux.
Au niveau educatif :
Pour répondre de manière durable à la
problématique de la vie chère, l’école
a un rôle important à jouer. Dans un
monde de technique et de science
qui évolue rapidement, une bonne
formation scolaire est un atout pour les
jeunes qui ont la chance de pouvoir en
bénéficier.
Une bonne formation générale y
compris culturelle ouverte sur le monde
permet de s’adapter à la modernité et
aux changements. Une formation qui
permet d’avoir l’esprit critique et de
prendre du recul par rapport au flot
d’information que l’on reçoit. Sinon le
sentiment d’être exclu des emplois les
mieux rémunérés dans le pays, ne pas
pouvoir prendre l’ascenseur social ou
de subir le déclassement provoque chez
les jeunes un sentiment de frustration et
de colère.
Il est urgent de mieux faire connaitre
l’histoire aux plus jeunes avec
une pédagogie scientifique ou la
connaissance de la vérité prendra le
dessus sur les discours émotionnels et
volontairement faussés. En effet, une
bonne formation intellectuelle permet
de discerner le vrai du faux, faire des
choix éclairés et de ne pas marcher à la
suite de personnes qui consciemment ou
pas proposent de mauvaises solutions
politiques à une réelle souffrance.
Il nous revient à nous chrétiens à la
lumière de l’évangile éclairé par l’Esprit-
saint de nous engager à participer avec
les autres à la construction de société
martiniquaise mais toujours sous la
bannière du Christ.
En conclusion :
Construire un avenir durable exige
d'intensifier nos efforts visant à éliminer
l'extrême pauvreté et la discrimination
sociale, pour s’assurer que chacun
puisse exercer pleinement ses droits
humains fondamentaux. La pleine
participation des personnes vivant
dans la pauvreté aux prises de
décisions qui affectent leurs vies et
leurs communautés, doit être au centre
des politiques et des stratégies visant
à bâtir avec elles un avenir durable.
De cette façon, nous pourrons garantir
que notre planète et nos sociétés
humaines répondront aux besoins et
aux aspirations de tous — et non pas
seulement celles de quelques privilégiés
— cela dans le souci des générations
actuelles et futures.
Le nouveau projet de société pour
résoudre cette crise en Martinique
passe par une large concertation entre
toutes les composantes de la population
martiniquaise. Une grande conférence
sociale permettrait d’une part de
rassembler toutes les forces vives
notamment les organisations syndicales
et d’autre part d’avoir un projet commun
qui pourrait être proposé par la suite à la
population pour approbation.
En vérité rien de durable et d’efficace ne
se fait, seul et sans un dialogue avec tous
les concernés. Chacun peut apporter au
débat, son expérience, son savoir-faire,
tout simplement sa part de vérité à la
solution.
Alors pas de doute ! Dieu nous emploie
comme ambassadeurs pour dispenser
son amour et sa justice autour de nous.
Père Benjamin François-Haugrin,
Représentant de l’Evêque
Yves-Marie Grivalliers,
Coordinateur de l’OSPEM n
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LE CATÉCHUMÉNAT UNE GRÂCE POUR L’ÉGLISE ? DOSSIER
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
Chaque année, des adultes s’apprêtent
à recevoir les sacrements de l’initiation :
baptême, confirmation, et eucharistie.
L’Église les appelle « catéchumènes ». Ceux-ci
cheminent en paroisse, accompagnés par
des aînés dans la foi, et vivent l’itinéraire que
propose le Rituel de l’initiation chrétienne
des adultes (RICA). Les catéchumènes ont
besoin d’être soutenus et accompagnés
dans les différentes étapes de leur chemin
de foi vers le Baptême, la Confirmation et
l’Eucharistie. Le rôle de la communauté
chré-tienne est donc très important dans
leur cheminement catéchuménal. Qu’est-ce qu’un catéchumène ?
Un catéchumène est une personne adulte dans l’Église
catholique qui se prépare à recevoir les sacre-ments de
l’initiation chrétienne, que sont le Baptême, l’Eucharistie
et la Confirmation. Cette démarche correspond à un temps
qu’on appelle le catéchuménat.
Qu’est-ce que le catéchuménat ?
Le catéchuménat est une période durant laquelle une
personne chemine vers le sacrement du baptême. Elle se
met à l’écoute de la Parole de Dieu qui résonne dans sa
vie, dans les Écritures, dans les rites et la prière, dans la vie
communautaire et fraternelle.
Le catéchuménat se déploie dans le temps pour permettre à
la personne de cheminer en donnant une réalité ecclésiale
à son projet et en l’aidant à ancrer sa démarche dans la
Parole de Dieu. Voici un schéma représentant l’itinéraire
catéchuménal :
Le catéchuménat,
une grâce pour l’Église ?
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Pourquoi un catéchumène demande le baptême et
à entrer en catéchuménat ?
Un catéchumène qui demande le baptême, le fait généralement,
pour plusieurs raisons.
- Le catéchumène a fait une rencontre personnelle avec Jésus-
Christ : par exemple, quelqu’un lui a parlé du Christ, ou il a vécu
lui-même une expérience personnelle.
- Le catéchumène se marie prochainement à l’église, mais n’est
pas baptisé.
- Le catéchumène doit être parrain ou marraine.
- Le catéchumène connaît un parent ou un ami qui a entrepris
cette démarche.
Qu'est-ce qui caractérise le catéchumène ?
A partir du moment ou une personne s'oriente vers l'Eglise,
c'est le signe qu'elle a perçu un appel de Dieu plus ou moins
conscient, c'est une invitation à ce que Dieu prenne une place
réelle dans l'exis-tence.
Entrer dans l'Eglise, ce n'est pas seulement pénétrer dans un
temple fait de belles pierres mais, au sein de ce temple, c'est
devenir des pierres vivantes. Parce que l'Eglise est notre mère,
elle est aussi éduca-trice de notre foi, elle a reçu du Christ
la mission d'engendrer à la foi et de la nourrir. Comme une
mère, elle doit d'abord s'adapter à une situation de départ qui
s'exprime dans une soif de connaissance et de vie ; elle doit
accompagner une découverte et encourager une croissance.
Les accompagnateurs des catéchumènes ou des personnes en
recherche, n'hésiteront donc pas à répondre à cette attente en
présentant les fondements de la foi.
Les catéchumènes peuvent être :
- Des personnes de culture chrétienne, mais qui n’ont simplement
pas reçu le sacrement du bap-tême.
- Des personnes issues de confessions différentes, comme les
adventistes ou les évangélistes, parfois les témoins de Jéhovah.
- Des personnes provenant de tous les
milieux sociaux
- Des personnes de tous les âges :
on peut trouver autant des caté-
chumènes de 18 ans, que de 80 ans.
Comment cela se passe
concrètement ?
Les candidats s'inscrivent auprès
du secrétariat de leur paroisse, suivi
d'un entretien avec le prêtre dans la
mesure du possible. Des rencontres sont
proposées par les accompagnateurs
durant une période de deux à trois ans.
Le service diocésain du catéchuménat
propose aussi des formations avec
l'intervention de prêtres, de diacres
ou même de l'évêque. Il leur est demandé de faire une retraite
au foyer de charité à trinité, qui d'ailleurs a mis en place une
retraite spécialement pour eux durant la semaine qui précède
l'appel décisif.
La communauté et tout particulièrement les accompagnateurs
doivent mesurer le bouleversement que cela peut provoquer,
ils doivent être conscients des changements que cela implique
pour la vie person-nelle du converti, dans ses relations familiales
ou sociales. La manière d'accueillir ces personnes en recherche
religieuse demande une ouverture, une délicatesse et un respect
qui seront le premier témoignage chrétien.
Quelles sont les différentes étapes qui conduiront les
catéchumènes au baptême ?
S'interroger, rencontrer le Christ, grandir dans son amitié est une
démarche personnelle qui répond à un appel de Dieu. Le temps
de la germination et de la croissance a une importance absolue.
Dans notre monde du "tout, tout de suite" nous avons du mal à
vivre le moment présent. Il est cependant néces-saire de faire
l'expérience de la préparation par étapes progressives proposées
par l'Eglise, en vue d'une croissance dans la connaissance et
l'amitié avec le Christ.
Pour ceux qui demandent le baptême il faut qu'ils sachent
que l'Esprit de Jésus est déjà à l'œuvre
dans leur cœur. Qu'ils s'appuient sur
l'appel reçu et s'ouvrent à la lumière
qui transformera progressivement leur
vie en passant par différentes étapes
L’Entrée en catéchuménat :
L’Entrée en catéchuménat est la
première étape liturgique du parcours
d’initiation des candidats, elle clôture
le temps de la première évangélisation
pendant lequel les candidats montrent
leur désir réel de connaître le Christ et
de marcher à sa suite.
Ils frappent à la porte de l'Eglise, qui,
représentée par le curé et des servants
d'autel les accueillent. Ils participent à
une partie de la messe, puis repartent
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 29 décembre 2024 – n° 692
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LE CATÉCHUMÉNAT UNE GRÂCE POUR L’ÉGLISE ? DOSSIER
avec leurs accompagnateurs poursuivre leur forma-tion qui
comporte une catéchèse appropriée, progressive et intégrale,
une familiarisation avec la pra-tique de la vie chrétienne, des
rites liturgiques adapté et déjà le témoignage de la vie des
catéchumènes. Cette cérémonie est riche en symbole, en réalité,
le premier pas vers une marche qui les conduira au baptême. Il
convient de les accueillir dans la maison de Dieu qui est aussi
la nôtre.
L'Appel décisif et inscription du nom :
L'étape de l’Appel décisif est le rituel qui clôture le temps du
catéchuménat.
Lors de cette célébration, l’évêque « prend acte
de l’état de préparation des catéchumènes. »
C’est lui qui admet les catéchumènes à l’appel
décisif. Le rôle de l’évêque consiste à agir « au
nom du Christ et de l’Église » et à « authentifier
le caractère sacré et ecclésial de l’appel. » Il
signifie que le choix vient de Dieu, actualisant
ainsi la parole de l’apôtre Paul dans la lettre aux
Thessaloniciens : « Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
vous avez été choisis par lui. » (1Th 1, 4) et celle du Christ : « Ce
n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis… »
(Jn 15, 16).
Cette étape se déroule généralement à la cathédrale Saint-Louis
de Fort-de-France. Ces rites inaugurent le temps de la purification
et de l'illumination ; il coïncide avec le temps du Carême. L'appel
décisif des catéchumènes jugés aptes à participer aux sacrements
d'initiation au cours des prochaines fêtes pas-cales, se déroule
avec le témoignage des parrains et des accompagnateurs et
par l'affirmation de la vo-lonté des catéchumènes de recevoir
le baptême. L'appel décisif est l'appel par l'Eglise au nom du
Sei-gneur, à recevoir les sacrements de l'initiation chrétienne.
Le candidat en signe de fidélité à l'appel, inscrit son nom au
registre des futurs baptisés. Cette inscrip-tion du nom lui permet
d’accéder au troisième temps de son cheminement, qui sera le
temps de la puri-fication et de l’illumination.
C’est le moment pour aider le catéchumène à prendre conscience
du chemin parcouru et de s’ouvrir librement à la grâce du Seigneur.
Ce temps est l’unique période du catéchuménat qui a une
durée de 40 jours. Il coïncide avec le carême et tient plus de
la retraite spirituelle que de la catéchèse. C’est le temps de
l’ultime préparation avant les prochaines fêtes pascales où
les catéchumènes continueront à se purifier par (l’écoute de
la parole de Dieu, la prière et le renoncement à soi-même), et
débouche sur l’étape des scrutins célébrés en pa-roisse au cours
de l’eucharistie.
Chaque appelé reçoit une écharpe violette en signe de leur désir
de conversion. Pour l’Église, l’Appel décisif est le moment où
s’exprime la sollicitude qu’elle porte aux catéchumènes.
Les scrutins :
Les scrutins qui vont être célébrés pendant le Carême sont à la
fois une étape forte pour ces catéchu-mènes et une chance pour
les assemblées dominicales.
Les catéchumènes doivent mener le bon combat, en se détournant
progressivement du vieil homme pour revêtir l'homme nouveau.
Ce combat, on ne le livre pas seul, la communauté Eglise
porte cette vie nouvelle encore fragile, dans les différentes
supplications adressées à Dieu pour les catéchumènes, dans
diverses célébrations : prières d'exorcismes et de bénédictions.
L'Eglise célèbre les scrutins les 3
ème
, 4
ème
et 5
ème
dimanche de
Carême.
Pour célébrer les scrutins, on choisit les textes de l'année "A".
Ces textes ouvrent au sens du Christ :
Eau vive, avec l'Evangile de la Samaritaine,
Lumière, avec l'Evangile de l'aveugle-né,
Résurection et vie, avec l'Evangile de la résurrection de Lazare.
C'est pour les futurs baptisés, la révélation du salut universel.
Les sacrements de l'initiation chrétienne :
Ils constituent la dernière étape de l'initiation chrétienne.
Au cours de la veillée de Pâques, le Baptême est précédé de la
bénédiction de l'eau et la profession de foi. Le mystère de Dieu
est mis en lumière par l'invocation de la Trinité. Par l'invocation
du Saint-Esprit, la proclamation de la mort et de la résurrection
du Christ, on annonce la nouveauté du bain qui fait renaître dans
le Seigneur, on participe à sa Pâque. Il ne s'agit pas d'un rite de
simple purification mais du sacrement qui nous unit au Christ.
La Confirmation, célébrée aussitôt après le Baptême mani-feste
l'unité du mystère pascal dans le rapport étroit entre la mission
du Fils et le don de l'Esprit Saint. Avec toute la communauté, les
nouveaux baptisés participent
pleinement à L'Eucharistie,
manifestant ainsi l'Esprit des
enfants d'adoption qu'ils ont
reçu au Baptême.
Par le baptême, la confirmation
et la communion, les
catéchumènes entrent dans le
peuple de Dieu qui est l’Église.
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Comment s’appelle un catéchumène qui vient
d’être baptisé ?
Un catéchumène qui vient d’être baptisé s’appelle un néophyte.
Qu’est-ce qui change pratiquement pour les
nouveaux baptisés ?
Après leur baptême, les néophytes poursuivent le cours habituel
de leur vie. Ils sont les mêmes et, pourtant, ils sont des créatures
nouvelles. La manière chrétienne de vivre se caractérise par
plusieurs dimensions. La première, c’est la foi professée au
moment du baptême : la foi en Dieu Père, Fils et Saint Esprit.
Croire ne signifie pas simplement avoir des idées sur Dieu. C’est
le rencontrer vraiment, être en relation avec lui, par exemple
dans la prière, en se mettant devant lui et en lui ouvrant son
cœur. Être chrétien, c’est aussi vivre de l’amour de Dieu et aimer
son prochain comme soi-même. Le pro-chain, c’est celui dont
nous nous faisons proches. L’aimer, c’est aller vers lui à travers
un geste, une attention, un service, une pensée d’amour. Enfin,
être chrétien, c’est vivre dans l’espérance, c’est-à-dire dans la
confiance vécue en Dieu pour l’avenir. Dieu est fidèle à son
Alliance. Si je crois vraiment qu’il m’aime, que son amour est
fidèle et qu’il ne me fera pas défaut, alors je ne peux pas regarde
mon avenir, celui de mes proches ou celui du monde comme une
menace, comme un danger, comme quelque chose qui pourrait
anéantir en moi ce don que Dieu m’a fait.
Cela signifie-t-il aussi porter un témoignage ?
Oui, car en tant que membre d’une Église, chacun reçoit une
mission : être à son tour témoin de l’amour de Dieu pour
les hommes. Cette mission puise son dynamisme dans nos
assemblées eucha-ristiques qui donnent le signe de la foi, mais
aussi dans notre prière, dans notre écoute et notre médita-tion
de la parole de Dieu, dans notre amour du Christ et de l’Église.
Nous témoignons de l’amour de Dieu à travers les initiatives que
suscitent en nous l’Esprit Saint pour venir en aide à nos frères.
Dans chaque communauté de notre diocèse, des personnes
se mobilisent et agissent dans la société. Par leur baptême, les
néophytes sont appelés, selon leurs moyens, leurs capacités et
les contraintes qui sont les leurs, à chercher comment ils vont
être, eux aussi, témoins et signes de la bonne nouvelle du Christ.
Qui sont les nouveaux baptisés ?
Pour l'année 2024 il y a eu 34 baptisés : 18 paroisses représentées,
28 femmes, 6 hommes. La candidate la plus âgée avait 53 ans,
Le plus jeune candidat avait 17 ans
Vos équipes sont-elles adaptées pour accompagner
ces catéchumènes de plus en plus nom-breux ?
C’est une grande joie que d’accueillir des chercheurs de Dieu,
des personnes qui ont soif de connaître Jésus le Christ et d’entrer
en communion avec Lui.
Néanmoins, pour les accompagner sur le chemin de la foi il est
bon d’être formé et de prendre cons-cience que cette mission
participe à la mission évangélisatrice de l’Église.
Nos équipes sont adaptées pour l'accompagnent des candidats,
même s'il manque encore des mission-naires. La moisson est
grande mais les ouvriers peu nombreux. Il faut penser à la relève.
Nous organi-sons des journées de recollection avec les accom
-
pagnateurs et les responsables. Au niveau du service diocésain
du catéchuménat il y a un référent pour chaque paroisse et nous
sommes accompagnés par l’abbé Behn-Daunais Cherenfant.
Les statistiques montrent que le nombre de baptême
des adultes augmente en France, est-ce la même
chose en Martinique et comment l'expliquer ?
En effet cette année l'épiscopat français a enregistré une hausse
de 31% des baptêmes d'adultes par rapport à l'année précédente.
Une tendance qui semble se confirmer pour 2025.
A notre niveau les chiffres sont stables.
Le nombre de candidats reste dans une fourchette de 30 à 40
candidats chaque année.
Je suis adulte, et je veux être baptisé, que dois-je faire ?
Contacter sa paroisse ou son diocèse.
Un adulte, qui n’a pas été baptisé, et qui veut recevoir le
sacrement du baptême doit dans un premier temps :
Entrer en contact avec la paroisse la plus proche de son lieu de
résidence ou contacter le Service diocé-sain du catéchuménat
par mail à l’adresse suivante : sdkmartinique972@gmail.com
Prions pour les catéchumènes et pour ceux qui ne
connaissent pas Christ.
Par notre prière, nous pouvons accompagner les catéchumènes
sur le chemin vers le baptême.
Prions pour tous les catéchumènes que Dieu a appelés pour
qu’ils demeurent saints en sa
présence et qu’ils soient témoins authentiques des paroles de la
vie éternelle. Prions également pour ceux qui n’ont pas encore
rencontré le Christ ou le refusent. Que la grâce de notre Seigneur
les at-teigne et qu’ils soient sauvés ! Au nom de Jésus, amen !
Yvonne Joseph
Responsable diocésaine du catéchuménat
n
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?
Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
Vivre en fils et filles de Dieu
‘‘
Par notre baptême, nous sommes tous et toutes, fils et filles de Dieu. Jésus nous fait entrer dans
une relation unique. Est-il difficile de vivre quotidiennement notre baptême ? Père Eddy Ertus
nous livre quelques pistes.
❶ Au seuil de cette année
jubilaire, pouvez-vous nous
donner des éléments afin de la
vivre pleinement ?
L’année jubilaire est un temps
de prière, de méditation et de
ressourcement spirituel. Mgr David
Macaire nous invite à faire ce jubilé
particulièrement en étant dans la
mission, et témoins de l’espérance qui
nous habite. L’urgence est la mission
dans un monde qui n’a plus d’espoir.
Ce monde, dans lequel toutes les
forces de progrès ne semblent pas
suffire à épanouir l’homme, à le
rendre heureux, à lui donner la paix.
Il faut peut-être plus que l’espoir,
il faut l’espérance. Finalement,
être fondamentalement chrétien
c’est accueillir la joie. Le Congrès
Mission qui vient de se dérouler, et
les prochaines manifestations qui
se tiendront durant le Carême, nous
permettent de vivre, voire revivifier
une intériorité, et faire une expérience
de Dieu. De vivre la rencontre avec le
Christ qui est tellement essentielle. Il
serait temps d’en porter les fruits en
étant missionnaires. Missionnaires
en donnant de la joie et de la charité
autour de nous.
La démarche qui nous est proposée est
de recevoir pour donner. Il y a deux
mouvements. Le premier est la remise
de toutes les dettes, l’indulgence
plénière, le renouvellement dans
une communion à Dieu. Mais, cette
fois-ci, pas pour mon petit bonheur
personnel. Le second est de sortir,
dans une Martinique qui va mal, de
l’individualisme et de la colère qui
sont en train de nous gangrener.
Nous sommes invités à recevoir le
Christ, à nous donner à lui, mais
aussi, cette fois-ci à partir en mission.
A porter la joie et l’espérance à la
Martinique et au monde qui en ont
tant besoin.
Les chrétiens sont appelés à se nourrir
parce qu’il n’est pas possible de
donner ce qu’on n’a pas, et à partager
immédiatement parce que tout ce qui
n’est pas donné est perdu, mais tout
ce qui est donné est multiplié. Nous
sommes appelés à recevoir Dieu et à
le donner.
Année d’espérance qui se veut
missionnaire. Une espérance qui
est à partager, à communiquer. La
mission consistera à communiquer
cette espérance reçue à qui en ont
besoin.
❷ Notre société martiniquaise
traverse de nombreuses crises,
comment pouvons-nous réagir ?
Premièrement, en écoutant la société
qui en a besoin. L’Eglise gagne à
écouter, sans démagogie, sans
intérêt. Comme le Christ qui veut
entendre l’autre s’exprimer, demande
à l’aveugle : « que veux-tu que je fasse
pour toi ». Au fond, il est nécessaire
d’avoir le cœur ouvert et se mettre en
posture d’écoute. Deuxièmement, la
ressource qui va nous aider à traverser
cette crise, c’est le baptême. C’est
Jésus qui vit réellement en nous.
(« Je vous donne la paix, je vous
donne ma paix… » Jean 14). Nous
avons, en nous, une source de paix
qui peut nous permettre de garder
l’esprit ouvert et disponible, au cœur
de cette crise. Et surtout, nous avons
la force en nous, de sans cesse nous
remettre en présence de Dieu, qui
nous pousse à agir.
Nous pouvons puiser en Christ la
force d’aimer, et de respecter même
ceux avec qui nous ne sommes pas
d’accord.
❸ Comment vivre notre baptême
dans ce tumulte ambiant ?
Dans cette société qui va
tellement vite ?
Nous arrêter et laisser le Christ vivre
en nous. « Ce n’est plus moi qui
vit c’est le Christ qui vit en moi »
(Galates 2).
Je redonne le gouvernail à Jésus.
Plutôt que de céder à une inquiétude
et à une nervosité ambiante, je cède à
la présence du Christ qui m’habite et
qui peut me permettre d’aimer. Il faut
se rappeler que de par notre baptême,
nous portons, au plus profond de nous-
mêmes, une ressource qui nous permet
d’aimer au cœur de la difficulté.
Tout est déposé en nous par notre
baptême. Par l’onction reçue, nous
pouvons dépasser tout ce qui nous
entoure.
Nicole Chésimar n
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Agenda de l’Archevêque
Dimanche 12 janvier :
• 9h : Messe de clôture Jubilé de la paroisse
Notre-Dame de Redoute
• 17h30 : Vêpres solennelles à l’église
Emmaüs
Lundi 13 janvier :
• Conseil épiscopal
Mardi 14 janvier :
• Assemblée presbytérale
Du 15 au 17 janvier :
• Lancement du livre " Libres propos sur l’Église ״
avec les éditions Artège.
Mercredi 15 janvier :
• Conférence : " De la honte à la fierté, une relecture
eucharistique de l’histoire pour passer de l’esclavage
à la fraternité d’une Église ״ au diocèse de Versailles
Du 19 au 25 janvier :
• Prédication de la retraite sacerdotale de la communauté
Saint-Martin à Lourdes
Dimanche 26 janvier :
• 9h30 : Messe à la paroisse de Tartane : fête de Saint
François-de-Sales
• Rencontre de la Presse et des communicants
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis
• 19h : Messe avec la Mission Étudiante Catholique (MEC)
à l’église du bourg de Schœlcher
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE
Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT DE FRANCE CEDEX
Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr
oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui, je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon domicile.
LÉGUEZ
à l’Église catholique
L’espérance en héritage
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