Que la Parole de Dieu nous donne la grâce et la force d’avoir, nous aussi, une parole vraie qui réponde aux attentes de nos frères et soeurs et sur laquelle ils peuvent compter sans se tromper à la suite du Christ, notre Espérance. Bon dimanche à tous les serviteurs de la Parole de Dieu !
SOMMAIRE
- EDITORIAL
- MOT DE L'ÉVÊQUE - "Pourquoi l’Église parle ? Pourquoi l’Église vit ?"
- ÉGLISE UNIVERSELLE - Pape François - Audience générale Salle Paul VI - Mercredi 8 janvier 2025
- LITURGIE
- VIE DU DIOCESE
- Interview de Mgr Macaire Livre "Libres propos sur l'Église"
- Dimanche de la Parole de Dieu « J’espère en ta parole ».
- Vie consacrée : une relation d’amour avec le Christ
- Vivre sa vocation dans l'Être en Christ : Un renouveau spirituel inspiré par le saint Curé d'Ars
- Centenaire de l’érection de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Redoute
- Paroisse de Tartane Fête de Saint François de Sales
- Des outils de communication au service de l’Eglise diocésaine
- PAGES JEUNES
- DOSSIER "LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCE"
- AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Interview de Virginie Monlouis-Privat, journaliste à France-Antilles"
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Page 1
Eglise
en MARTINIQUE
N° 694
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE – 2,00 €
26 JANVIER 2025
Hommage au père Filopon
26 JANVIER 2025 : 26 JANVIER 2025 :
6
ème
Dimanche de laPParole de Dieu
Page 2
2
3
Sommaire
N
ous célébrons ce 26 janvier, au cœur de la Semaine
de prière pour l’unité des chrétiens, la sixième
édition du dimanche de la Parole de Dieu voulu
par le Pape François. Il a choisi comme thème les paroles du
psalmiste : « J’espère en ta parole » Ps119. Le Saint-Père nous
rappelle l'importance de la Parole de Dieu comme fondement
de notre espérance. En ces temps souvent troublés, où les
vents contraires semblent vouloir ébranler à la fois notre
vie et notre foi, les Saintes Écritures nous offrent la lumière
dans l’obscurité, et la source d'espérance fiable et constante.
La Parole de Dieu porte en elle la promesse que, malgré nos
faiblesses et nos échecs, la grâce de Dieu est suffisante pour nous
assurer un meilleur avenir et nous conduire vers la vie éternelle
qui commence déjà dans le quotidien de chacun.
En célébrant la Parole de Dieu, nous célébrons la source
même de notre Espérance. Le sens de cette espérance nous
est explicité dans le dossier par le Père Gainsi. Il développe
les implications de l’espérance et entrevoit la vie chrétienne
comme un voyage : le chrétien en est un pèlerin et l’espérance
se présente comme son compagnon de route. Pour parvenir au
but de son pèlerinage terrestre, le chrétien doit « déceler et
révéler » les quatre signes d’espérance qu’il préconise.
La vie diocésaine porte déjà les germes de la révélation de cette
espérance qui ne déçoit pas. La retraite sacerdotale annuelle,
qui a rassemblé les prêtres du diocèse du 6 au 10 Janvier, s’est
achevée avec une lumière d’espérance pour l’avenir à travers
le sacerdoce commun. Inspirée par les enseignements et la vie
du Curé d’Ars à la lumière de la Parole de Dieu, la retraite
sacerdotale a encouragé les prêtres à « se laisser renouveler
sacerdotalement à l’école du Christ et de la vie des saints ».
C’est dans l’espérance que la paroisse de Redoute a clôturé, le
12 janvier 2025, les célébrations de son centenaire en rendant
grâce à Dieu pour ses merveilles. Dans le cadre de la célébration
de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes, le
24 janvier, nous saisissons l’occasion pour présenter quelques
outils de communication du diocèse comme la radio Saint
Louis et le SECAP. À la demande de nos lecteurs, Mgr David
Macaire a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions
au sujet de son livre « Libres propos sur l’Église ».
À tous les serviteurs de la Parole de Dieu, prêtres, religieux
et religieuses, ministres institués et laïcs, je souhaite
une bonne célébration de la Parole de Dieu.
Que la Parole de Dieu nous donne la grâce et la force d’avoir,
nous aussi, une parole vraie qui réponde aux attentes de nos
frères et sœurs et sur laquelle ils peuvent compter sans se
tromper à la suite du Christ, notre Espérance.
Bon dimanche à tous les serviteurs de la Parole de Dieu !
Père Crépin Hounza ■
« J’espère en ta Parole » Ps 119,74
EDITORIAL
MOT DE L’ÉVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Pèlerins d’espérance - Parole d’espérance
• Interview de Virginie Monlouis-Privat,
journaliste à France-Antilles
• Xxxx
• Interview de Mgr Macaire
Livre "Libres propos sur l'Église"
• Dimanche de la Parole de Dieu
« J’espère en ta parole »
• Vie consacrée :
une relation d’amour avec le Christ
• Vivre sa vocation dans l'Être en Christ :
Un renouveau spirituel inspiré
par le saint Curé d'Ars
• Centenaire de l’érection de la paroisse
Notre-Dame du Rosaire de Redoute
• Paroisse de Tartane
Fête de Saint François de Sales
• Des outils de communication
au service de l’Eglise diocésaine
• Pourquoi l’Église parle ? Pourquoi l’Église vit ?
• Pape François - Audience générale
Salle Paul VI - Mercredi 8 janvier 2025
3
• Pape François - Audience générale
EGLISE UNIVERSELLE
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AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18
Dossier :
LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCE
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EDITORIAL 2
• Xxxx• Xxxx• Xxxx
AGENDA DE L'ÉVÊQUE 19
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 3
N
ous, catholiques, unis en
frères et sœurs, sommes
relativement bien entre
nous. Absolument parlant, l’Église
en tant qu’institution humaine
n’a pas « besoin » de nouveaux
« adeptes ». Bien sûr, il faut que
les fidèles contribuent à la vie
de l’Église. Mais, les pasteurs
catholiques n’ont pas la nécessité
de remplir leur salle de prière
pour survivre ou être financés. La
pauvreté de nos pasteurs, comme
leur célibat, sont un signe de cette
disponibilité gratuite de membres
du clergé et de l’Église elle-même.
Notre Église, frères et sœurs, n’est
pas autocentrée. Elle n'existe pas
pour elle-même. Elle existe et a été
fondée par le Seigneur lui-même
en vue de sauver l’humanité. C’est
pourquoi elle dispose de tous les
moyens de salut.
L’existence de l’Église catholique
fondée sur le ministère des apôtres
et des évêques est un signe que Dieu
donne à chaque génération depuis
21 siècles. Elle parle au monde ; en
tout cas, à ceux à qui Dieu donne de
comprendre son message. Quelle
que soit la qualité de ses membres,
même au plus haut niveau de la
hiérarchie, elle constitue un signe
gratuit de la miséricorde divine pour
tous les hommes de tous les temps.
Elle est la communauté du Cœur de
Jésus.
L’Église est donc la première réponse
de Dieu à ce monde terrassé par
l’ennemi : une « Église-manif », épi-
phanie et manifestation permanente
de sa Miséricorde. Plus les ténèbres
semblent progresser, plus les fils
et les filles de Lumière sont de
sortie ; plus le péché accable les
hommes, plus des témoins joyeux
d’une Espérance qui n’est pas de ce
monde se lèvent un peu partout !
Cette communauté est une Parole,
un signe efficace. Elle est ce qu’elle
annonce. Elle fait ce pourquoi elle a
été créée. Elle est le sacrement du
salut. Non pas uniquement parce
que ses membres seraient parfaits et
efficaces, mais parce que sa mission
elle-même est d’origine divine et
Celui qui la guide est l’Esprit Créateur.
Saint Jean-Paul II disait en canonisant
sainte Faustine que la « Miséricorde
est le don que le Christ fait à son
Église à l’aube du 3
ème
millénaire ».
C’est pourquoi, mes amis, n’oubliez
pas la Miséricorde ! Jésus, crucifié,
a été transpercé d’une lance. De son
Cœur ouvert ont jailli du sang et de
l’eau. Une fois ressuscité, Il n’a pas
voulu refermer cette blessure. Au
contraire, c’est de ce Cœur transpercé
que continuent de jaillir, jusqu’à la
fin des temps, les grâces qui sauvent
les hommes des filets des enfers…
La Miséricorde qui a jailli du Cœur
transpercé du Seigneur a rendu
droits les sentiers, comblé les
vallées, abaissé les collines, rendu la
vue aux aveugles, ramené les cœurs
des fils vers leur Père, fait courir les
boiteux et entendre les sourds. Elle
a guéri les cœurs brisés, libéré les
captifs, consolé les affligés, comblé
de biens les affamés, renversé les
puissants de leur trône et élevé
les humbles, elle a réconcilié les
cœurs divisés, fait la paix où il y avait
la division, chassé les puissances
de ténèbres, converti les grandes
pécheresses, retourné les pécheurs,
fait régner la Paix aux frontières.
Elle a donné aux cœurs purs de voir
Dieu, aux miséricordieux d’obtenir
Miséricorde. Elle a rassasié les
assoiffés de Justice. Elle a donné le
Royaume de Dieu en héritage aux
pauvres, aux doux, elle a confié la
terre. Elle a redressé ce qui était
courbé, réchauffé ce qui était froid.
En un mot, la Miséricorde a ressuscité
ce qui était mort ; par elle, Celui qui
était mort est devenu Vivant !
C’est pourquoi notre diocèse est
consacré au Cœur de Jésus. A ceux
qui ont choisi de la suivre dans le
désert de ce monde, pas question de
retourner en Egypte, on ne peut plus
reculer, reculer ; il nous faut avancer,
avancer…
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Pourquoi l’Église parle ?
Pourquoi l’Église vit ?
MOT DE L’ÉVÊQUE
Lisez « Dilexit Nos » l’encyclique du Pape François sur le Cœur de Jésus !!
Page 4
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6944
EGLISE UNIVERSELLE
C
hers frères et sœurs, bonjour !
Je voudrais dédier cette catéchèse
et la suivante aux enfants
et réfléchir sur le fléau du travail des
enfants.
Aujourd'hui nous savons regarder vers
Mars ou les mondes virtuels, mais nous
avons du mal à regarder dans les yeux
un enfant qui a été laissé en marge et
qui est exploité et abusé. Le siècle qui
génère l'intelligence artificielle et conçoit
des existences multi-planétaires n'a pas
encore pris la mesure du fléau de l'enfance
humiliée, exploitée et mortellement
blessée. Pensons à cela.
Tout d'abord, nous nous demandons :
quel message l'Écriture Sainte nous donne-
t-elle sur les enfants ? Il est curieux de
constater que le mot qui revient le plus
dans l'Ancien Testament, après le nom
divin de Jahvé est le mot ben, c’est-à-dire
“fils” : près de cinq mille fois. « Des fils
(ben), voilà ce que donne le Seigneur, des
enfants, la récompense qu'il accorde »
(Ps 127, 3). Les enfants sont un don de
Dieu. Malheureusement, ce don n'est pas
toujours accueilli avec respect. La Bible
elle-même nous emmène dans les rues
de l'histoire où résonnent les chants de
joie, mais aussi les cris des victimes. Par
exemple, dans le livre des Lamentations,
nous lisons : « La langue du nourrisson
assoiffé colle à son palais ; les petits enfants
réclament du pain, mais nul ne leur en
donne » (4,4) ; et le prophète Nahum,
rappelant ce qui s'est passé dans les
anciennes villes de Thèbes et de Ninive,
écrit : « ses petits enfants eux-mêmes
ont été massacrés à tous les carrefours »
(3,10). Pensons au nombre d'enfants qui,
aujourd'hui, meurent de faim et de misère,
ou qui sont déchiquetés par les bombes.
Même sur Jésus nouveau-né, la
tempête de la violence d'Hérode éclate
immédiatement, massacrant les enfants
de Bethléem. Un drame profond qui se
répète sous d'autres formes dans l'histoire.
[…]
Dans sa vie publique, Jésus prêchait
dans les villages avec ses disciples. Un
jour, des mères s'approchèrent de lui
et lui présentèrent leurs enfants pour
qu'il les bénisse, mais les disciples les
réprimandèrent. Alors Jésus, rompant
avec la tradition qui ne considérait l'enfant
que comme un objet passif, appelle les
disciples et dit : « Laissez les enfants
venir à moi, et ne les empêchez pas, car
le royaume de Dieu est à ceux qui leur
ressemblent ». Il désigne ainsi les petits
comme un modèle pour les adultes. Et il
ajoute solennellement : « Amen, je vous le
dis : celui qui n’accueille pas le royaume de
Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera
pas » (Lc18,16-17).
Dans un passage similaire, Jésus appelle
un enfant, le place au milieu des disciples
et dit : « Amen, je vous le dis : si vous ne
changez pas pour devenir comme les
enfants, vous n’entrerez pas dans le
royaume des Cieux » (Mt 18,3). Puis il
avertit : « Celui qui est un scandale, une
occasion de chute, pour un seul de ces
petits qui croient en moi, il est préférable
pour lui qu’on lui accroche au cou une de
ces meules que tournent les ânes, et qu’il
soit englouti en pleine mer » (Mt 18, 6).
Frères et sœurs, les disciples de Jésus-
Christ ne devraient jamais permettre
que les enfants soient négligés ou
maltraités, qu'ils soient privés de leurs
droits, qu'ils ne soient pas aimés et
protégés. Les chrétiens ont le devoir de
prévenir sérieusement et de condamner
fermement la violence ou les abus à
l'encontre des enfants.
Aujourd'hui encore, en particulier, trop
d'enfants sont contraints de travailler.
Mais un enfant qui ne sourit pas, un enfant
qui ne rêve pas ne pourra pas connaître
et faire éclore ses talents. Partout dans
le monde, il y a des enfants exploités
par une économie qui ne respecte pas la
vie ; une économie qui, ce faisant, brûle
notre plus grande réserve d'espoir et
d'amour. Mais les enfants occupent une
place particulière dans le cœur de Dieu,
et quiconque fait du mal à un enfant devra
Lui en rendre compte.
Chers frères et sœurs, celui qui se
reconnaît enfant de Dieu, et en particulier
celui qui est envoyé pour porter aux
autres la bonne nouvelle de l'Évangile,
ne peut rester indifférent ; il ne peut
accepter que les petites sœurs et les petits
frères, au lieu d'être aimés et protégés,
soient privés de leur enfance, de leurs
rêves, victimes de l'exploitation et de la
marginalisation.
Demandons au Seigneur de nous ouvrir
l'esprit et le cœur au soin et à la tendresse,
afin que chaque enfant grandisse en âge,
en sagesse et en grâce (cf. Lc 2,52), en
recevant et en donnant de l'amour. Je
vous remercie ! ■
Catéchèse. Les plus aimés du Père. 1
PAPE FRANÇOIS
Audience générale
Salle Paul VI Salle Paul VI
Mercredi 8 janvier 2025
Page 5
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 55
Dimanche 26 janvier 2025
laP Parole DDominicale
3
ème
Dimanche du Temps Ordinaire - Année C
Prière
« Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche
publiera ta louange » : je ne sais pas prier
et je ne peux pas prier sans que toi, Dieu,
tu ne suscites-en moi la prière. Ainsi, que
toutes mes intentions, actions et opérations
soient purement ordonnées au service et
à la louange de ta divine Majesté.
Réflexion
➊ Aujourd’hui, je vois Esdras, prêtre et
scribe de l’Ancienne Alliance, s’adresser à
l’assemblée du Peuple de Dieu en âge de
comprendre : hommes, femmes et enfants.
Il leur donne à boire la Parole de notre Dieu
auprès de la Porte des Eaux. Ce n’est pas
avec une petite gourde, mais plutôt avec
une grande source toujours accessible. Du
lever du jour jusqu’à midi, Dieu parle par
l’intermédiaire de son élu. Tout le monde,
debout, le voyait tant il était élevé. Tout le
monde l’entendait et le comprenait tant il
était audible : des Lévites traduisaient et
en donnaient le sens. L’adhésion du peuple
à cette Parole s’est même exprimée par
des « Amen ! Amen ! ». Le mot d’ordre
était : « Réjouissez-vous, car ce jour
est consacré au Seigneur ».
➋ De même, à sa suite, saint Luc,
s’adresse à chaque Théophile,
à chaque Ami de Dieu. Il dit
entreprendre de mettre par
écrit ce qu’il a recueilli avec
précision concernant la vie de
Jésus, son maître. Il le fait de sorte
que Théophile puisse exprimer
avec fermeté son « Amen ». Il lui
présente son maître entrant le jour
consacré au Seigneur dans la Synagogue
et lisant debout le livre du prophète
Isaïe qui lui était présenté. « L’Esprit du
Seigneur est sur moi parce que le Seigneur
m’a consacré par l’onction » dit-il. Choisi,
élu, lui aussi, il est envoyé en mission :
• Porter la Bonne Nouvelle aux pauvres par
l’annonce de leur libération aux captifs et
du recouvrement de la vue aux aveugles.
• Mettre à nouveau en liberté les opprimés
par l’annonce d’une année jubilaire, une
année favorable accordée par le Seigneur.
Devant l’assemblée de la synagogue, tous
le fixaient, attendant son commentaire.
Jésus dit :
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de
l’Écriture que vous venez d’entendre ».
➌ Saint Paul me donne à voir un corps
humain pour mieux comprendre celui
de l’élu, celui du Christ. Par l’Esprit du
Seigneur, nous formons un seul corps
depuis notre baptême. Ainsi, en lui, il n’y
a plus d’esclaves/captifs ni d’opprimés.
Tous sont membres d’un même corps
et « désaltérés par un unique Esprit ».
Chacun reçoit ces capacités, ces spécificités
de l’Esprit. Tous sont invités à travailler au
service du même corps et donc de la même
mission. En effet, « vous êtes le corps du
Christ, et chacun pour votre part, vous êtes
membres de ce corps ». Autrement dit, unité
dans la diversité.
Je dialogue avec Jésus
Jésus, tu es sérieux là ? Tu sais combien le
travail en équipe est compliqué. Parfois
même, je doute de mes capacités. Mais sur
ta Parole, confiant en ton Esprit Saint : me
voici, je viens faire ta volonté. Accorde-moi
la grâce de me laisser façonner par toi, de
te faire confiance et de lâcher prise, de voir
avec tes yeux le monde qui m’entoure pour
lui porter ta Bonne Nouvelle.
Résolution
Quelle résolution prendre pour
aujourd’hui ?
Aujourd’hui, comme Marie,
j’apprends à retenir tous les
événements et à les méditer
dans mon cœur. Ce sera pour
moi l’occasion de relire ma vie
et d’identifier les différentes
personnes qui m'ont blessé
ou que j'ai blessées pour
commencer de libérer ceux
que je retiens captifs.
Père Samuel Placide ■
Néhémie 8,2-4a.5-6.8-10 • Ps 18 (19) • 1 Corinthiens 12,12-30 • Luc 1,1-4 ; 4,14-21
LITURGIE
monde l’entendait et le comprenait tant il
était audible : des Lévites traduisaient et
en donnaient le sens. L’adhésion du peuple
à cette Parole s’est même exprimée par
. Le mot d’ordre
ce jour
De même, à sa suite, saint Luc,
s’adresse à chaque Théophile,
à chaque Ami de Dieu. Il dit
précision concernant la vie de
Jésus, son maître. Il le fait de sorte
que Théophile puisse exprimer
son « Amen ». Il lui son « Amen ». Il lui
jour
lui porter ta Bonne Nouvelle.
Résolution
Quelle résolution prendre pour
aujourd’hui ?
Aujourd’hui, comme Marie,
j’apprends à retenir tous les
événements et à les méditer
dans mon cœur. Ce sera pour
moi l’occasion de relire ma vie
et d’identifier les différentes
personnes qui m'ont blessé
ou que j'ai blessées pour
commencer de libérer ceux
que je retiens captifs.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6946
M
gr, il est rare de voir un
évêque s’engager dans un
dialogue avec un prêtre
sur l’état de l’Eglise, comment ce
projet a-t-il été conçu ?
De façon naturelle ! L’Abbé Venard
est un ami et je suis très proche
de sa famille. Un de ses frères est
dominicain. Nous avons l’habitude
de parler à bâton rompu. Un jour
il a écrit, sur son blog, un texte qui
m’a paru significatif. Cela s’intitulait
« lettre à un ami évêque ». Ce texte
était représentatif de l’opinion et des
interrogations d’un certain nombre de
fidèles laïcs et clercs de l’Eglise. J’ai
souhaité y répondre. Un ami commun
journaliste (Antoine-Marie Izoard de
Famille Chrétienne) ayant eu vent
de cet échange nous a encouragés
à aller plus loin. Un éditeur (Loïc
Mérian, des éditions Artège) leur a
proposé de venir quelques jours en
Martinique pour y travailler. La photo
de couverture du livre a été prise au
foyer de Charité !
Par la suite nous avons longuement
hésité. Notre réflexion était-elle
suffisamment mûre ? Ce n’est pas
un livre de « leçon » ou de théologie,
c’est un vrai et authentique dialogue.
Nous nous sommes vraiment écoutés
mutuellement, au point de changer
d’avis, en tout cas d’évoluer sur
certains sujets l’un et l’autre. Parfois
nous ne sommes pas d’accord.
Mais justement l’idée c’est d’entrer
davantage dans le dialogue prêtre-
évêque et dans le dialogue avec les
lecteurs. Nous avons relu et amendé
plusieurs fois le texte au cours de la
rédaction. En découvrant la méthode
synodale de la « Conversation
dans l’Esprit » proposée par le
Pape François, je me suis dit que
nous avons vécu précisément cette
méthode, non seulement le P. Venard
et moi, mais aussi le journaliste et
les éditeurs qui nous ont conseillés
à chaque étape. Il fallait que ces
« libres propos sur l’Eglise » soient
vraiment « libres » mais aussi
« justes », « authentiques », sans
arrière-pensée ni caricature, attentifs
à la communion certes mais sans
langue de buis !
Avez-vous choisi les sujets traités ou
bien le journaliste a-t-il eu pleine
liberté ?
Ni l’un ni l’autre. Le journaliste qui
est aussi un ami de longue date et un
père de famille catholique engagé
nous a accompagnés. Il a relancé
notre dialogue comme un témoin
privilégié et concerné. C’est un grand
professionnel. Il n’a ni imposé des
thèmes, ni laissé notre conversation
se refermer dans des préoccupations
cléricales. Evêque, prêtre, laïc, le trio,
à travers nos particularités (l’antillais,
le monégasque, le parisien…) a bien
fonctionné. Il faut rajouter la touche
féminine de l’éditrice dont les retours
ont été précieux dans la dernière
phase…
Au final, même si je ne suis pas très
objectif, je suis assez impressionné
par la diversité des thèmes du
livre, par le côté « dialogue » qui
rend la lecture assez légère et par
la profondeur de la réflexion sur
des sujets délicats et parfois graves.
Cela n’a pas été simple, car nous ne
voulions ni « donner des leçons », ni
froisser tel ou tel membre de l’Eglise
tout en ayant des choses à dire. Je ne
sais pas si nous y sommes arrivés. Je
l’espère.
Avec votre interlocuteur, père
Christian Venard, vous êtes des
« pèlerins d’Espérance », mais la
sécularisation de la société moderne,
la chute des vocations, la crise des
abus, entre autres sujets abordés
dans ce livre, ne menacent-ils pas
l’avenir du christianisme ?
Ha ha ! Hé bien il faudra lire le livre
pour le savoir... L’abbé Venard et
moi sommes des serviteurs de Dieu
et des membres du clergé depuis des
décennies. Nous savons combien le
monde et le mal progresse dans le
mauvais sens. Nous sommes aussi
assez « vieux » pour avoir « pris
de coups » parfois déstabilisants,
y compris et surtout à l’intérieur
de la communauté. (Il y a aussi
de grandes joies !) Mais souffrir
pour l’Eglise et même « par » elle
ne fait que renforcer le projet de
Dieu sur ses serviteurs : marcher à
la suite du Christ Jésus. J’ai donc
la certitude que le Christ est et sera
toujours vainqueur. Les embûches
blessent mon humanité, mais elles
ne font que renforcer ma foi et mon
espérance. D’ailleurs n’est-ce pas
ainsi que le pape François intitule son
autobiographie : « Espère » ! Alors
en nou alé !
Propos recueillis par Michel Déglise■
>Interview deMgr Macaire
Livre "LIBRES PROPOS SUR L'ÉGLISE"
Mgr David Macaire vient de présenter son dernier livre le
15 janvier 2025 dans une conférence à Paris : cet ouvrage
retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés
sur l’état de l’Eglise catholique par un
journaliste Antoine-Marie Izoard.
Eglise en Martinique a posé trois
questions à Mgr Macaire.
VIE DU DIOCÈSE
retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés
Page 7
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 7
Le salut des chrétiens que nous sommes n’est possible que dans
l’accueil de la Parole de Dieu. Puisque c’est l’incarnation de ce Verbe
divin qui nous a valu Rédemption et Résurrection. Ce qui nous révèle
l’importance de la Parole de Dieu dans la vie du Chrétien. Pour
relever cette importance, l’Archidiocèse de la Martinique a institué
des ministres de la Parole.
A
insi, en tant que lecteurs institués,
notre mission principale est de
proclamer la Parole Divine avec
Foi, clarté et dévotion, afin de permettre
aux croyants d’écouter et de méditer les
Saintes Ecritures. Ce ministère institué est
porté par plusieurs missions classiques :
➊ Transmission de la Vérité Divine :
En proclamant la Parole de Dieu, nous
participons à la transmission de la Vérité
divine à la communauté chrétienne,
contribuant ainsi à l’édification de
chacun dans sa relation avec Dieu à
commencer par nous-mêmes.
➋ Mise en œuvre de la Mission
Apostolique : Proclamer la parole,
c’est remplir une part essentielle de
l’évangélisation, en annonçant le
message de salut et de réconciliation
offert par JESUS CHRIST.
➌ Renouvellement Spirituel :Dans
un monde souvent agité et distrait, la
Parole de Dieu offre une source de
réconfort, de sagesse et de direction,
car chaque lecture est une occasion
de purifier son cœur et de raviver sa
foi. Ce faisant, nous participons au
renouvellement spirituel des chrétiens.
➍ Unité de la Communauté Chrétienne :
La Parole de Dieu, proclamée lors de
la messe ou d’autres célébrations,
est un point d’unité pour toute la
communauté, car elle nous rappelle
que, malgré nos différences, nous
sommes tous appelés à entendre et
à vivre la même parole de Dieu, qui
est vivante et active au milieu de nous.
➎ Au sein des Groupes de Spiritualité
du Diocèse :En proclamant les
Ecritures dans des contextes variés,
que ce soit dans des rencontres de
Prières, des Retraites Spirituelles
ou assemblées liturgiques, nous
participons à la construction d’une
foi solide et vivante qui guide chacun
dans son parcours spirituel personnel
et communautaire.
➏ Source d’unité et de Communion :
La Parole de Dieu est un moyen de
rassembler tous les Croyants, quels
que soient leur culture, leur langue ou
leur tradition spirituelle. En tant que
Lecteurs, nous sommes chargés de
proclamer cette parole qui dépasse
les frontières humaines et qui réunit
les membres du Peuple de Dieu
autour du même message de salut car
elle est le point de convergence où
les différents groupes de spiritualité
peuvent se retrouver dans une même
foi, partagée et vivante.
➐ Accompagnement et Formation :
C’est le point central de la Mission
du Ministre Institué au Lectorat qui
est un guide dans la Transmission de
cette Parole ; être responsable de faire
entendre avec clarté les messages
d’espoir, de justice, de miséricorde et
de paix que notre Seigneur adresse à
son Peuple dans notre diocèse riche
en diversité spirituelle.
➑ Un Appel à l’engagement et à l’action :
La Parole de Dieu n’est pas seulement
un moyen de Prière et de Dévotion ;
elle est aussi un appel à l’action.
Dans le cadre de notre ministère au
Lectorat, nous nous efforçons de faire
comprendre que la Parole de Dieu
doit se traduire en actes de charité, de
justice et de service envers les autres.
En conclusion, la Parole de DIEU, dans
notre rôle de ministres institués au Lectorat,
est au cœur de notre apostolat, car elle
permet de contribuer à l’édification du
Peuple de Dieu en nourrissant la Foi,
en renforçant la communion entre les
Croyants et en accompagnant chaque
groupe et chaque communauté dans son
parcours de vie chrétienne. C’est dans la
proclamation de cette Parole que se trouve
la force qui transforme les vies et qui unit
le Peuple de Dieu autour de la vérité de
l’Evangile.
Pascal Chen-Sin-Tai
Responsable diocésain des Ministres Institués
■
du Ministre Institué au Lectorat qui
Le salut des chrétiens que nous sommes n’est possible que dans
« J’espère en ta parole »« J’espère en ta parole »
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6948
VIE DU DIOCÈSE
À 116 ans, sœur Inah Canabarro Lucas est la nouvelle doyenne de l’humanité. La vie de prière et de foi
de cette religieuse brésilienne force l’admiration, du haut de ses 97 années de vie consacrée, pouvait-on
imaginer une meilleure publicité pour la vie consacrée ? « Mon grand secret, confie la religieuse,
c’est la prière. » Et d’ajouter : « Chaque jour, je prie le chapelet pour le monde entier ». L’histoire de
la vie religieuse est donc une histoire d’Amour, et surtout une réponse à cet Amour du Seigneur, qui
dit :
"Viens, Suis-moi" ! Les moniales du monastère Sainte Marie des Anges en sont un bel exemple.
1.
Comment entend-on l’appel de
Jésus ? Y a-t-il un moyen de savoir
que Jésus nous appelle avec tout le
vacarme qui nous entoure ?
Comme vous le dites, la vie religieuse
est une histoire d’Amour, et sans doute
y a-t-il autant d’histoires de la rencontre
personnelle avec Jésus qui nous appelle
qu’il y a de religieux et de religieuses.
Cela pour dire que chaque histoire est
unique et que le Seigneur peut prendre
bien des moyens pour nous rejoindre
et nous appeler. Peut-être peut-on dire
qu’Il passe toujours par un certain attrait
de notre cœur. Il n’est pas rare que Dieu
s’adresse à nous à travers sa Parole, un
passage de l’Ecriture Sainte, comme pour
saint Antoine, le Père des moines, qui
entendit à l’église la lecture du passage
de l’Evangile qui raconte l’appel de Jésus au
jeune homme riche : « si tu veux être parfait,
va, vends ce que tu possèdes et donnes-en
le prix aux pauvres, puis viens, suis-moi ! »
et saint Antoine comprit que cette parole
prononcée par Jésus quelques siècles plus
tôt s’adressait aussi à lui, personnellement,
dans son ‘aujourd’hui’. La Parole de Dieu
est vivante et Dieu nous parle à travers
elle, aujourd’hui encore. Comme vous le
suggérez, pour l’entendre au milieu du
bruit de notre temps, il nous faut prendre
le temps et les moyens de faire silence,
un silence pour les oreilles et un silence
pour le cœur.
Et pour aider à discerner si la direction
que l’on envisage de prendre est bonne, et
donc, pour nous aider à discerner l’appel
de Jésus, je donnerais volontiers trois
petits mots clés : amour – joie – paix : ce
sont les premiers fruits de l’Esprit Saint.
Là où le Seigneur nous appelle, c’est là
que l’Esprit Saint portera le plus de fruits
en nous : c’est là que l’amour, la joie et la
paix se dilateront de plus en plus en nous.
S’ils grandissent dans notre cœur au fur
et à mesure que nous avançons sur notre
chemin de réponse à l’appel de Jésus, c’est
que nous sommes sur la bonne route !
2.
Qu’est-ce qui a déterminé votre
choix de la vie monastique ?
Je ne parlerais pas de choix, car de moi-
même je n’aurais probablement pas choisi
cette voie, je dirais plutôt que j’ai répondu
à un appel profond irrésistible qui m’a
procuré et me procure encore aujourd’hui
beaucoup de joie.
3.
Quelle est votre joie ?
La joie est un fruit de l’Esprit-Saint. Ma
joie est simple, c’est de me savoir enfant de
Dieu, fille de l’Eglise catholique et placée
là où le Seigneur m’a voulue.
Ma Joie c’est LUI !
4.
Vous n'avez jamais regretté
votre entrée. En ce moment,
l'Église catholique traverse à nouveau
une période, disons, tumultueuse.
Comment parvenez-vous à rester sûre
et ferme dans votre foi ?
Ma foi est la foi de l’Eglise, un don de
Dieu reçu au baptême. Sa force lui vient
précisément de ce qu’elle provient de
Dieu, elle n’est pas simplement humaine.
La première Abbesse de notre
monastère fondateur, Mère
Cécile Bruyère, nous compare
aux berniques : ces petits
coquillages collés aux rochers.
Le rocher symbolise l’Eglise. Si le
coquillage colle bien au rocher,
la tempête la plus violente peut
venir, le minuscule coquillage ne
bougera pas d’un pouce. La force et
la beauté de l’Eglise ne lui viennent
pas d’elle mais de Dieu, c’est pourquoi je
reste attachée à elle contre vents et marées.
5.
Que diriez-vous à une jeune fille
qui se pose la question de la vie
consacrée ?
A une jeune fille qui se pose la question de
la vie consacrée, je dirais d’abord qu’elle a
bien raison ! Et même, je dirais volontiers
à chaque jeune fille chrétienne qu’elle
ferait bien de se poser la question de la
vie consacrée. Se poser la question ne
veut pas dire présumer de la réponse. Se
poser la question de la vocation, c’est tout
simplement être consciente que notre vie
est un don de Dieu et que Dieu a un projet
pour moi, personnellement, qui que je
sois : il me connaît mieux que moi-même, Il
m’aime plus que moi-même et Il sait mieux
que moi ce qui me rendra le plus heureuse,
ce qui me rendra pleinement libre pour
aimer. J’ai donc tout intérêt à chercher à
savoir, librement et sans peur « ce que
Dieu pense » à ce sujet. Et à une jeune fille
qui commencerait à percevoir que Dieu
l’appelle à la vie consacrée, je dirais que
Dieu lui fait un magnifique cadeau ! Qu’elle
n’ait pas peur d’écouter sa voix, de prendre
les moyens pour discerner.
Une moniale de Sainte Marie des Anges■
Vie consacrée :
une relation d’amour avec le Christ
la tempête la plus violente peut
venir, le minuscule coquillage ne
bougera pas d’un pouce. La force et
la beauté de l’Eglise ne lui viennent
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 9
Du 6 au 10 janvier 2025, le Foyer de Charité à Trinité a accueilli une soixantaine de prêtres
pour leur retraite annuelle, un temps précieux de renouveau spirituel et de ressourcement.
Loin des obligations paroissiales, ce rassemblement a offert une occasion de se recentrer
sur l’essence de leur vocation dans la fraternité et la contemplation.
Vivre sa vocation dans l'Être en Christ :
Un renouveau spirituel inspiré par le saint Curé d'Ars
Une retraite axée sur l’Être en Christ
D
ans notre époque souvent
obsédée par la productivité,
cette retraite a permis aux
prêtres de réaffirmer une vérité
fondamentale : l’authenticité du
sacerdoce repose sur l’« être en Christ
» plutôt que sur le « faire ». Inspirés
par Jean-Marie Vianney que l’on
appela toute sa vie, le saint Curé d'Ars,
les participants ont découvert que
l'enracinement profond dans le Christ
surpasse toute multiplication d'actions
en termes de fructification spirituelle.
Le ministère de saint Jean-Marie Vianney,
tourné vers la confession et l'écoute,
a démontré que l'union avec le Christ
permet une transformation authentique
des cœurs. Son exemple rappelle qu'il
ne s’agit pas de gestes héroïques isolés,
mais d’une ouverture à la grâce divine
qui rend le ministère riche et impactant.
Un Programme Enrichissant
Sous la houlette du père Émeric Colas,
modérateur général de la Société
Saint Jean-Marie Vianney, la retraite
a proposé un canevas enrichissant
d'enseignements, de méditations et de
prières. Chaque journée a permis une
exploration profonde de l'appel à la
sainteté, de la fraternité sacerdotale, et
des engagements de chasteté, pauvreté
et obéissance, perçus non comme
contraintes, mais comme chemins de
liberté pour servir avec dévouement.
La conclusion de ce rassemblement a
été marquée par le moment fort de la
rénovation des promesses sacerdotales.
Emplis de perspectives renouvelées,
les prêtres sont repartis convaincus
que 2025 sera riche en défis, mais aussi
en promesses, tant pour eux que pour
l'Église universelle, avec une espérance
s'étendant de la Martinique au monde
entier.
Un appel à la Prière et à
l’Engagement
Dans cet élan de renouveau, nous
invitons tous les fidèles à continuer
d’accompagner leurs prêtres par
la prière. Votre soutien spirituel est
essentiel et renforce leur mission
d’incarner le message de l'Évangile.
Ensemble, par la prière et l'engagement,
unissons nos efforts pour vivre et
témoigner de la lumière du Christ.
Conclusion : une Lumière pour l'avenir
à travers le Sacerdoce Commun
Plus qu’un simple rassemblement, cette
retraite a offert un véritable ressourcement
pour toute l’Église de la Martinique. Inspirée
par l’héritage du saint Curé d’Ars, elle rappelle
que notre sacerdoce, qu'il soit ministériel
ou commun, puise sa véritable force dans
l’enracinement en Christ. Ce renouveau n’est
pas l’exclusivité des prêtres ; il engage chaque
fidèle, laïc ou clerc, à rayonner de la lumière
divine. Ensemble, participons à illuminer
le chemin de tous ceux qui cherchent une
foi vivante, non seulement en Martinique,
mais à travers le monde, apportant ainsi une
lumière nouvelle et un espoir durable.
En cette période de l'Epiphanie, nous
souhaitons que chaque chrétien devienne
une manifestation authentique du Christ,
portant joie et lumière à tous ceux qui les
entourent.
Un chaleureux merci au père Émeric pour
ses enseignements inspirants, au Foyer de
Charité pour son accueil généreux, et à tous
les prêtres qui repartent dans leurs paroisses
avec un cœur rayonnant de joie.
Père Christophe Rebeccaï
Vicaire de la paroisse de Sainte-Marie
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69410
Centenaire de l’érection de la paroisse
Notre-Dame du Rosaire de Redoute
Le Dimanche 14 janvier 2024, débutaient officiellement les festivités du centenaire de la
création de la Paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute. Il faut avoir à l’esprit que la
paroisse de redoute a été créée en même temps que celle des Terres Sainville pour bien
comprendre la suite des évènements.
A
insi, après une messe solennelle
présidée par Mgr David MACAIRE,
concélébrée par des prêtres avec
la participation d’un nombre important
de fidèles, sans oublier la présence des
officiels au titre desquels nous citerons le
Maire de FORT DE FRANCE, Didier Laguerre
et ses conseillers, ce beau public a été invité
à partager un moment de convivialité dans
les salles paroissiales. Cette ouverture a été
précédée le 13 janvier 2024 par la marche
au flambeau de Ravine Vilaine à Redoute
en souvenir de tous ces paroissiens qui ont
transporté des pierres de la carrière jusqu’à
Redoute pour l’édification de l’église.
Suite à cette ouverture officielle, plusieurs
activités ont jalonné les célébrations
durant l’année 2024-2025. Il faut noter
qu’au cours de ces célébrations, une
exposition historique a été réalisée dans la
Salle Paroissiale. Elle a été transférée dans
l’église, classée monument historique, le 21
septembre 2024 lors de la célébration des
journées européennes du Patrimoine. Le
21 janvier 2024, il y a eu un géant concert
animé par toutes les chorales de la Paroisse
de Redoute. Il a servi de point de lever de
solidarité au niveau des chorales de notre
paroisse. Ce qui a motivé un deuxième
concert le 05 mai 2024, révélant toute la
richesse culturelle de notre Île.
La deuxième étape de notre jubilé a été
l’ouverture de la fraternité ecclésiale avec la
Paroisse Saint Antoine de Padoue des Terres
Sainville, le 22 juin 2024. Ainsi, tous les
paroissiens de Redoute sont allés participer
à la messe d’ouverture de centenaire de
la Paroisse Saint Antoine de Padoue. Une
belle cérémonie soldée par un merveilleux
temps de convivialité avec la participation
de l’orchestre KANASPECT. Dans cette
même dynamique de la fraternité inter-
paroissiale, nous avons participer à
diverses manifestations de la Paroisse des
Terres Sainville. Le samedi 14 décembre
2024, un match de football a été organisé
entre les jeunes des deux paroisses sœurs
au stade Louis ACHILLE. Après un match
à rebondissements, jusqu‘au tirs-au but,
l’épreuve a été remporté par les jeunes
de Redoute. Mais au final, il n’y a eu ni
vainqueur, ni vaincu, car l’amour avait
triomphé ce jour-là.
La troisième étape du centenaire a été
marquée par le “chanté nwel” de la paroisse
de Redoute, le Dimanche 22 décembre
2024. En effet, les deux paroisses se sont
regroupées à cette occasion. Ce fut une
ambiance bon enfant avec des chants et des
danses, animée par l’orchestre KANASPECT
composé de musiciens des deux paroisses.
De l’avis unanime des présents, ce moment
de partage et de communion fraternelle
était de grande qualité. En raison des
nombreux témoignages recueillis, nous
affirmons qu’il s’agissait bien d’un chanté
nwel chrétien. Il nous semble désormais
évident que cette manifestation entre nos
deux paroisses, a vocation à se renouveler
chaque année.
La dernière étape de notre parcours de
la célébration du centenaire de l’érection
de notre paroisse, Notre Dame du Rosaire
de Redoute, le Dimanche 12 janvier 2025
marquait la fête de clôture de ce centenaire.
Après une messe solennelle entièrement
chantée en créole et présidée par notre
archevêque Monseigneur David Macaire,
entouré des Pères Grégoire-Sylvestre,
Sosthène GODJO et Narcisse LOKOSSOU,
venus des Terres Sainville, à 10h00, la
communauté paroissiale avec la délégation
paroissiale de Saint Antoine de Padoue,
a été invitée à partager un moment de
convivialité à la salle paroissiale. Aussi le
public présent a pu apprécier le programme
musical préparé par l’orchestre KANASPECT
qui, encore une fois, a mis son talent au
service de l’épanouissement de la joie et de
la fraternité. Ainsi, la Paroisse Notre Dame
du Rosaire de Redoute a clôturé ce jour-là,
les festivités de son premier centenaire.
Au nom de notre curé, Père Grégoire-
Sylvestre GAINSI, nous adressons nos plus
vifs remerciements à tous ceux et celles qui
ont œuvré, à un titre ou à un autre pour que
cette fête du centenaire soit une réussite.
Les ouvriers ont été nombreux et discrets.
Dieu bénisse tous.
Que le Nom du Seigneur soit béni et glorifié
et que la Vierge Marie, notre mère soit
honorée.
Joseph BLEZES, Pour le Conseil Pastoral Paroissial■
venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la
VIE DU DIOCÈSE
Centenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisse
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 11
L
e vendredi 24 janvier 2025 (jour de la
fête de Saint François de Sales et de la
pose de la première pierre de l’église
de Tartane), à 18h30, une messe a été célébrée
à l’église, suivie d’un moment convivial autour
d’une soupe.
Le dimanche 26 janvier 2025, à 9h30 : la messe
solennelle sera présidée par Mgr David
Macaire en présence de personnalités
civiles, militaires, de socio-professionnels,
de journalistes, de représentants d’asso-
ciations diverses de Tartane, de visiteurs,
touristes, etc.
Le traditionnel pot de la fraternité regroupera
les participants à la fin de l’office.
Il est utile de préciser que le St Patron sera
honoré dans sa dimension de Patron des
écrivains, de la presse catholique, des
journalistes et des malentendants, et qu’à cette
occasion, Mgr David Macaire adressera ses
vœux au monde de la presse.
Ces festivités dédiées à St François de
Sales sont l’occasion de nous souvenir de
la dimension spirituelle exceptionnelle de
l’homme et de son œuvre au service de la
foi catholique.
Né à Thorens (Savoie, Italie à l’époque), le 21
août 1567, François de Sales meurt à Lyon le 28
décembre 1622. Voici quelques étapes de sa
riche et brillante vie.
A l’âge de 6 ans, il communie pour la
première fois et reçoit en même temps le
sacrement de la confirmation. L’évêque
qui le confirme prédit qu’il sera une
lumière dans l’Église de Dieu.
A 26 ans, il est ordonné prêtre. Au moment
où il commence son sacerdoce, une
grande partie du diocèse où il exerce est
envahie par des protestants. François de
Sales propose ses services pour partir à
la reconquête de ces « âmes perdues ».
Face aux faibles résultats, malgré ses
prières et ses efforts, il a cette idée
formidable pour l’époque de préparer
et de faire distribuer des feuillets, sorte
de « tracts », sur lesquels il explique
simplement et clairement les vérités de
la foi catholique.
Le mouvement de conversion espéré est
enfin là !
A L’âge de 35 ans, il reçoit la charge
d’évêque de Genèse. Il fonde avec Jeanne
de Chantal l’ordre de la visitation dont la
mission des membres, des religieuses, est
la visite des pauvres et des malades.
Le 27 décembre 1622, il est victime d’une
attaque cérébrale. Il expire le lendemain
28 décembre, jour de la fête des Saints
Innocents. Sa dépouille funéraire
est conservée en la Basilique de la
visitation à Annecy.
Béatifié en 1662, il est canonisé en 1665.
En 1877, le Pape Pie IX le proclame
Docteur de l’Eglise.
Homme charnière entre deux pays,
deux cultures, François de Sales a
été un élève des jésuites et a reçu
l’enseignement spirituel le plus complet
pour le service de Dieu et de l’homme.
Eugénie Léoty ■
En cette année jubilaire 2025, la communauté paroissiale de Tartane
invite ses frères et sœurs chrétiens à vivre avec elle, en pèlerins d’espérance,
un moment de grâce, de joie et de fraternité à l’occasion de la fête de son Saint Patron,
François de Sales, autour du programme très riche.
Paroisse de Tartane
Fête de Saint François de Sales :
un moment de grâce, de joie et de fraternité
du 26 janvier 2025 – n° 694 11
invite ses frères et sœurs chrétiens à vivre avec elle, en pèlerins d’espérance,
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69412
VIE DU DIOCÈSE
Parce que François de Sales ne peut pas atteindre tout le monde par ses prédications, il décide
de faire appel à l'imprimerie pour éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et
qu’il glisse sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le
premier journal catholique du monde. Ces feuilles imprimées qui sont des « gazettes » lui valent
d’être le saint patron des journalistes et … l’un des premiers auteurs de presse paroissiale ?! Saint
François de Sales est célébré le 24 janvier par l’Eglise catholique.
Le journalisme n’est-il pas un service de la vérité ? Si tous les médias pouvaient s’inspirer de leur
saint patron, la déontologie de la profession serait toute trouvée. Ce que ce saint missionnaire
voulait c’était que la vérité toute entière rejoigne les hommes à qui elle était refusée. Nous vous
présentons deux canaux de diffusion de masse, en charge de toucher une large audience dans
notre diocèse à travers la radio, la télévision et Internet.
R
adio Saint-Louis, association loi 1901 fondée en février
1982 par père Gaston Jean-Michel et reconnue radio
diocésaine en 1992 par Mgr Maurice Marie-Sainte, c’est la
voix de l’Evangile qui porte partout la Parole de Dieu et annonce
le Christ pour faire partager à tous l’espérance et la joie.
C’est un média du quotidien et de la proximité, animé par une
équipe de quarante bénévoles engagés et quatre salariés qui
forment avec ses 15000 auditeurs quotidiens une grande famille
depuis 42 ans ! Ses programmes proposent prières quotidiennes,
méditations de la Parole de Dieu et du chapelet, enseignements,
musiques chrétiennes, classiques et variétés, informations locales,
nationales et internationales, émissions juridiques, santé, culture et
société, communiqués des paroisses, mouvements et associations.
Ce sont des émissions interactives proposées par les pastorales
diocésaines (sociétale, familiale, spirituelle, des jeunes…), les
groupes de louange, les mouvements mariaux, le Renouveau
Charismatique, les communautés nouvelles, la catéchèse des
enfants, le Réseau Laudato Si’, pour faire découvrir la vie de l’Eglise
en Martinique.
C’est l’implication de notre évêque avec ses émissions chaque
week-end, sa catéchèse du mercredi, la participation des prêtres et
diacres avec le Regard chrétien sur l’actualité, le Regard sur la Bible,
les interviews de personnalités avec l’Invité du jour, Entretiens,
l’Actualité des paroisses, les philosophes et psychologues
chrétiens, pour fortifier la foi et participer à la formation des
militants chrétiens.
C’est la diffusion des grands événements diocésains en radio et
WebTV, avec la collaboration du service multimédia diocésain,
Des outils de communication
au service de l’Eglise diocésaine
Radio Saint-Louis, la radio diocésaine de la Martinique
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 13
webtv.radiosaintlouis.com
pour permettre à tous les fidèles de les
vivre en direct (Ordinations, Semaine
Sainte, Messes avec Mgr Macaire), messe
dominicale en direct de l’église Emmaüs,
transcrite en langage des signes, pour
permettre à tous ceux qui ne peuvent
pas se déplacer d’être en communion avec
la communauté diocésaine.
En cette nouvelle année liturgique et
année jubilaire, c’est enfin une nouvelle
grille de la matinale (5h – 9h10) et de
nouveaux indicatifs !
C’est surtout le soutien constant et la prière
de tous les auditeurs. Merci à tous !
Que le Seigneur dans sa grande
bonté nous aide à poursuivre la
Mission d’évangélisation pour la plus
grande gloire de Dieu ! La parole de
l’apôtre n’est rien si ce n’est pas Dieu qui
la prononce, la mission de l’apôtre n’est
rien si ce n’est pas Dieu qui l’inspire, le
dévouement de l’apôtre n’est rien si ce
n’est pas Dieu qui le féconde.
Nicole Déglise
Présidente de Radio Saint-Louis
■
coordination.secap@gmail.com
> Mission du SECAP
Le SECAP, le Service des Emissions Catholiques sur
l'Audiovisuel Public, est rattaché à la Communication
diocésaine. Il a pour mission d’aller à la rencontre des
auditeurs sur les médias qui ne sont pas catholiques (Martinique la 1ère, RCI, …),
en radio, télé et sur Internet. Il s’agit « d’aller vers les périphéries », comme l’aurait
dit le Pape François. Le SECAP est une équipe d’une vingtaine de fidèles bénévoles
catholiques envoyés par l'Evêque qui, dans une grande fraternité, œuvrent à la
mission pour « montrer Jésus »
> Retransmission des grands temps liturgiques de l’Église
Grâce au SECAP et aux médias qui
mobilisent leurs équipes techniques,
les auditeurs, téléspectateurs
et internautes, de Martinique et
d’ailleurs, peuvent vivre en direct
la retransmission des grands
temps liturgiques de l’Eglise : Noël,
Chemin de Croix, Pâques, Pentecôte,
Toussaint. C’est l’Eglise qui se fait
proche de tous ceux qui sont loin. Les
responsables du SECAP, Serge JERPAN et Fernande RHINO, assurent la coordination
entre les médias et les paroisses. Des équipes, à tour de rôle, sont chargées du
commentaire le jour de la retransmission de l'événement.
> Émission
Le SECAP produit également l’émission
« ICH BONDJÉ » diffusée chaque
dimanche à 7h30, en collaboration
avec Martinique la 1ère Radio. Une
émission sous la forme d’un échange
interactif entre un(e) invité(e), un prêtre,
et un(e) animateur(trice) du SECAP.
« ICH BONDJÉ » permet une rencontre entre l’Evangile, la Bonne Nouvelle, et les
auditeurs dans leurs réalités de vie.
En semaine, du lundi au vendredi, une nouvelle émission quotidienne de deux
minutes, « BÈL PAWÒL » a aussi vu le jour. Elle est diffusée à 5h15 sur Martinique
la 1
ère
. Un prêtre répond à une question d’un(e) auditeur (trice). Les questions sont
riches, diverses et variées et rejoignent les grandes problématiques de la vie de
tout un chacun.
> Des missions très variées
Au SECAP, les missions sont donc
nombreuses et se renouvellent sans
cesse. Elles sont organisées dans le
cadre de petites équipes qui, dans
la joie, le partage, la bienveillance et
la communion fraternelle préparent
les émissions. N'hésitez pas à vous
rapprocher de nous si vous entendez
l'appel à servir, à évangéliser et que vous aimez, ou
que vous voulez découvrir tout ce qui touche à la
communication et aux médias.
Le Service des Emissions Catholiques
sur l’Audiovisuel Public (SECAP)
Contactcoordination.secap@gmail.com
Serge Jerpan ■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69414
LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCEDOSSIER
Célébrer la Parole de Dieu, c’est célébrer la source de toutes nos espérances. Car la Parole
de Dieu est porteuse de toutes les promesses de Dieu : promesse de vie, promesse de
salut, promesse d’éternité. C’est en ce sens que la Parole de Dieu que nous célébrons en ce
dimanche, est la source de nos espérances. Puisque nous mettons toute notre espérance
dans toutes les promesses divines, notre espérance est donc dans la Parole de Dieu.
P
arler de l’espérance, c’est parler
de ce qui nous fait vivre et nous
fait croire en la vie. C’est entrer
dans une possibilité forte de réussite.
Parler de l’espérance, c’est nourrir
un désir et une attente de bonnes
choses à venir. Cette attente s’oppose
à l’incertitude et l’ignorance de l’avenir.
Or cette incertitude suscite souvent un
mouvement psychologique partant
de la confiance à l’appréhension, de
la sérénité à l’anxiété, de la conviction
ferme à l’hésitation et au doute et
enfin à la désespérance. L’espérance se
situe dans ces entre-deux. Là où il y a
l’espérance, il y a certitude de réalisation
fondée sur la sérénité, la confiance, la
conviction ferme et la foi. Or conviction,
confiance et foi se fondent toujours sur
une Parole donnée par quelqu’un.
Ce qui revient à définir l'espérance comme
une petite voix qui nous assure que rien
n'est jamais perdu et que tout est encore
possible. C'est une manière de regarder
la vie et ses difficultés non comme un mal,
mais comme une promesse de vie.
Pour le chrétien, l'espérance est un
moteur qui permet de jeter sur chaque
événement, sur chaque être un regard
renouvelé. Jésus a promis son retour
définitif. Il a donné sa Parole. Et nous
mettons notre espérance en cette
Parole. Nous sommes donc habités
par cette certitude qui transcende les
moindres petits actes de nos vies.
Chaque réalisation humaine porte le
signe que Dieu est proche. Vivre dans
l'espérance, c'est accepter l'angoisse
et, en même temps, vivre dans la joie.
Il y a une dynamique de l'espérance.
Elle nous mobilise, nous fait avancer
sans découragement. L'espérance
se nourrit de la foi et la foi se vivifie
dans l'espérance. En fait, espérance,
foi, confiance et amour de Dieu se
conjuguent pour nous permettre
d'aller toujours plus loin et ceci grâce
à notre relation avec la Parole de
Dieu. L’espérance nous permet d'être
sereinement dans la certitude que
tout chemin mène au Père. Au final,
l’espérance ne déçoit pas parce que le
Verbe de Dieu ne déçoit pas.
Célébrer la Parole de Dieu, c’est célébrer la source de toutes nos espérances. Car la Parole
Pèlerins d’espérance
Parole d’espérance
➊ Qu'est-ce que l 'espérance ?
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 15
Cette phrase est tirée de saint Paul aux Romains par le Pape François
comme titre de la Bulle pour le Jubilé de l’An 2025, inaugurée dans
notre archidiocèse depuis le dimanche 29 décembre 2024. Pour le
Pape François, l’espérance naît et se renforce très souvent dans une
Parole ou une promesse forte. Cette phrase, le pape la considère
comme une Parole forte. Et celle qu’il trouve est cet extrait de saint
Paul : “L’espérance ne déçoit pas. Car l’amour de Dieu a été répandu
dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.” (Rm. 5, 1-2,
5) Cette phrase est le pivot de l’œuvre d’évangélisation que Paul
entreprit à Rome et qui n’était pas évidente mais son espérance
a porté fruit. Elle n’a pas déçu. Il faut noter ici que l’espérance est
considérée comme un sujet actif, une Personne qui ne déçoit pas.
Quand il y a possibilité de déception, l’espérance entre en action.
Si elle ne déçoit pas c’est bien qu’elle est chargée d’attentes et de
promesses qui s’accomplissent. Elle est donc personnifiée. Elle est
pour nous chrétiens, le Christ, le Verbe de Dieu, Parole éternelle du
Dieu éternel. Dieu est notre espérance. Donc Dieu notre espérance
ne déçoit pas. Il tient toujours Parole. Sa parole est performative,
efficace et puissante. Si l’espérance nous plonge dans un avenir
inconnu mais certain, et que seul Dieu connaît l’avenir avec
certitude, il reste le seul à pouvoir nous garantir la
réalisation de l’espérance. Or notre avenir, c’est lui.
Dieu étant donc celui que nous voyons et vers qui
nous courons, il est l’objet de notre espérance ; Il est
notre espérance. Or voir et courir sont le principe dynamique
de l’Amour. Dieu est donc l’Amour. C’est donc dans l’amour
que naît l'espérance.
Celui qui est porté par la haine et la rancune, ne voit que l’évènement
de son état. Il stagne sa vie autour d’un seul événement du passé. Il
tourne en rond. Il est rongé par le manque d’amour. Il n’a donc pas
d’espoir pour un avenir meilleur sinon qu’un avenir de rancune et
de vengeance. En somme, la haine ne produit pas l’espérance. La
haine n’attend rien de positif sinon la destruction quotidienne de
la personne en haine. Seul l’amour nous projette. Aimer quelqu’un
fait porter un espoir de le voir, d’être avec, de réussite et de porter
la personne aimée tout le temps. L’amour nous fait vivre un présent
toujours à venir. Quand il y a l’amour, on ne se pose pas de question
s’il y aura trahison, on a toujours espoir d’être toujours aimé.
De fait, l'espérance naît de l'amour et se fonde sur la Parole d'amour
qui jaillit du cœur qui crie et est assoiffé. Tout cri et toute soif révèlent
une espérance d’être écouté et de sortir de la situation difficile qui
étouffe et contre laquelle on crie, une espérance d’étancher sa soif,
par grâce, à une source fortement possible et certaine. Or l’espérance
chrétienne naît de l’amour du Père pour le Fils et réciproquement,
de l’amour du Fils pour les hommes pour qui il s’est sacrifié jusqu’à
la mort. C’est donc de ce cœur transpercé par le glaive d’amour, que
se fonde notre espérance de la vie éternelle.
Ce fondement de l’espérance, Saint Paul le chante quand il écrivait :
« Qui nous séparera de l'amour du Christ ? L'épreuve, la détresse, la
persécution, la famine, la nudité, le péril ou l'épée ? Non, en toutes
ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a
aimés. Car j'ai l'intime conviction que ni la mort, ni la vie, ni les anges,
ni les dominations, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni
les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni rien de ce qui existe
dans toute la création, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu
dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8.35.37-39). L'espérance
chrétienne ne trompe ni ne déçoit parce qu'elle est fondée sur
la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer
de l'amour de Dieu : Nous voyons ici la raison pour laquelle
cette espérance persévère au milieu des épreuves : fondée
sur la foi et nourrie par la charité, elle nous permet d'aller de
l'avant dans la vie. Comme l'observe Saint Augustin : « Quel que
soit notre état de vie, nous ne pouvons pas vivre sans ces trois
dispositions de l'âme, à savoir croire, espérer et aimer ». Mais
retenons que l’espérance a pour fondement l’amour de soi
pour soi. Celui ou celle qui ne s’aime vraiment tombe toujours
dans la désespérance. S’aimer, avoir foi en soi, constituent les
socles d’une vie pleine d’espérance. Toutefois, n’oublions pas
que la vie a ses joies et ses peines, que l'amour est éprouvé
par les épreuves et qu’ainsi l'espérance peut vaciller face à la
souffrance. Il faille en ce moment entrer dans la dynamique de
la patience, de la persévérance et de la résilience.
➋ L’Espérance ne déçoit pas
➌ L’Espérance naît de la parole d’amour
notre espérance. Or voir et courir sont le principe dynamique
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69416
Quand on espère, c’est qu’il y a une
attente de réalisation soit d’une
promesse ou d’un résultat. Ce qui est
attendu ne dépend visiblement pas de
celui qui espère. Sinon il se le serait offert
à temps et il n’y aurait pas d’attente, ni
d’espérance. Ce qui revient à dire que
quand il y a espérance, c’est qu’il y a deux
volontés en jeu et celle de l’espérant se
soumet à celle du prometteur et de l’objet
en attente. Il faut donc de la patience.
Attente patiente, voilà ce qui détermine
l’espérance. Avec l’espérance, on apprend
la vertu de la patience.
Dans notre monde au rythme effréné,
nous sommes habitués à vouloir tout,
et tout de suite. Et malheureusement,
nous cédons à la pression de nos enfants
et de la société MacDonald, fast-service
– fast-droit, fastfood, fast-Satisfaction,
fast Plaisir. Nous n'avons plus le temps
d'être simplement avec les autres ; même
les familles ont du mal à se réunir et à
profiter de la compagnie des autres. Le
portable nous sépare. La patience n'est
pas non plus de mise à l'heure d'Internet,
où l'espace et le temps cèdent la place
à un « maintenant » omniprésent.
L’IA nous enseigne qu’il faut tout faire
et tout avoir vite dans l’impatience et
l’efficacité. La patience est mise à mal par
la précipitation frénétique, ce qui s'est
avéré préjudiciable, car cela conduit à
l'impatience, à l'anxiété et même à la
violence gratuite, avec pour conséquence
davantage de malheur et d'égocentrisme.
Quand il n’y a pas de patience, il y a
la colère, la haine et la rancune. Toutes
ces choses sont des bombes que l’on
se jette sur soi-même pour sa propre
destruction. L’impatience nous tue mais
la patience nous fait jouir du temps et
donc de la vie. Mais voulant vivre vite,
nous détruisons la vie et ces instruments
à savoir le corps, le cœur, l’âme et l’esprit.
J’ai feuilleté un ouvrage de Georges de
Vassoigne, Lezalantou, où il invite à
travers des poèmes à faire attention et
prendre le temps de contemplation de
la nature pour découvrir les richesses
des alentours. Ayant perdu notre
capacité à contempler la création avec
les caractéristiques du philosophe
: contemplation – émerveillement
et réflexion, nous sommes devenus
incapables de patience. Si nous étions
encore capables de contempler la création
avec un sentiment d'émerveillement,
nous pourrions mieux comprendre
l'importance de la patience. Nous
pourrions apprécier les changements de
saisons et leurs récoltes, observer la vie
des animaux et leurs cycles de croissance,
et jouir de la clarté de vision qu’avaient
certains saints tel saint François d’Assise
comme nous le souligne le Pape François
dans sa Bulle.
Une appréciation renouvelée de la valeur
de la patience ne peut que s'avérer
bénéfique pour nous-mêmes et pour
les autres. Saint Paul parle souvent de
la patience dans le contexte de notre
besoin de persévérance et de confiance
dans les promesses de Dieu. Mais avant
tout, il témoigne de la patience de Dieu
lui-même, « le Dieu de toute patience et
de tout encouragement. » (Rm 15,5). La
patience, l'un des fruits de l'Esprit Saint,
soutient notre espérance et la renforce en
tant que vertu et mode de vie. Apprenons
à prier fréquemment pour obtenir la
grâce de la patience, qui est à la fois la fille
de l'espérance et son fondement solide.
Celui qui patiente, c’est celui qui a de
l’amour pour lui-même et se refuse de se
détruire pour ce qui arrivera en son temps.
Or généralement, nous nous disons des
fois que la patience a ses limites. Si nous
limitons notre patience, notre espérance
s’éteint. Au nom de l’espérance, notre
patience doit entrer en persévérance.
Nous devons persévérer dans l’attente
afin de voir notre espérance se réaliser.
Pourquoi ? Parce que tout simplement
la réalisation de notre espérance
ne dépend pas de nous alors qu’elle
nous est existentielle et vitale et donc
nécessairement incontournable. Parce
que le prometteur de notre espérance
et qui est notre espérance, c’est Dieu et
donc hors du temps. On ne saurait le
forcer à réaliser notre espérance. D’où
la nécessité de la persévérance dans
la patience pour le voir réaliser notre
espérance. La patience persévérante
appelle la résilience.
En effet, la résilience, comme le définit
wikipédia, est « la capacité d’un individu
ou d’un groupe à surmonter de très
grandes difficultés et à croître dans la
vie. Il peut s’agir de traumatismes, de
grande pauvreté, d’une maladie grave,
d’un deuil lourd, ou d’autres problèmes ».
Ce qui veut dire qu’il faut surmonter
une situation inconfortable et difficile.
C’est dans la volonté de surmonter que
l’on développe le caractère résilient.
Ce qui nécessite de la patience et de la
persévérance. Il y a un effort à fournir.
La résilience n’est pas naturelle de même
que la patience. Résilience, patience et
persévérance ne sont pas évidentes.
Voilà pourquoi elles sont des vertus à
cultiver. Pour se faire, il faut une méthode,
un chemin à entreprendre. L’espérance
trace un chemin.
➍ Espérance – patience persévérance et résilience
LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCEDOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 17
Il faut noter que cette interaction entre l'espérance, la patience, la
persévérance et la résilience nous fait voir clairement que la vie humaine
et surtout la vie chrétienne est un voyage qui appelle des moments de
plus grande intensité pour encourager et soutenir l'espérance comme
compagnon constant qui guide nos pas vers le but de notre rencontre
avec l’auteur de la Vie, Dieu. Pour ce faire, il faut déceler et révéler les
signes d’espérance dans la vie de ce temps.
Le premier signe d'espérance, comme le souligne le Pape François est le
désir de paix dans notre cœur, autour de nous et dans notre monde qui
se trouve à nouveau plongé dans la tragédie de la guerre, des violences,
des divisions, de la haine et des rancœurs. Seul le désir de Paix de façon
individuelle et décidée peut réveiller l’espérance. Pour nous chrétiens,
désirer et agir pour la paix, c’est être enfant de Dieu. (Mt 5,9). Rechercher
la paix, c’est se vouloir du bien pour soi. Lutter pour la paix de l’autre,
me procure de la paix du cœur.
Le deuxième signe d’espérance est la promotion de la positivité.
Rechercher le positif en toute circonstance, c’est se nourrir d’espérance.
Or chercher le positif, c’est chercher Dieu et trouver Dieu, c’est être comblé
de grâces. La recherche du positif nous épargne la colère, la haine, les
maladies et nous prédispose à la réussite et donc à la résilience. Les signes
des temps, qui incluent l'aspiration des cœurs humains à la présence
salvatrice de Dieu, doivent devenir des signes d'espérance.
Le troisième signe d’espérance est l’enthousiasme pour la vie et la
joie partagée de vivre. En effet, le refus de s’ouvrir à la vie, ferme à
l’espérance. Car les enfants sont les espérances de toutes familles et
de toutes sociétés. Le refus d’une famille unie détruit l’avenir et donc
l’espérance d’un pays.
Le quatrième signe d’espérance est l’attention et l’écoute des cris
de l’entourage, de nos frères et sœurs. Le monde crie. Et tout cri est
l’expression d’une attente, d’une recherche de la satisfaction d’une
espérance. Nous sommes donc appelés à être. Être l’espoir des personnes
malades, par les soins apportés, des personnes âgées par une visite et
une main tendue, des jeunes et enfants en situation difficile par une
prise en charge, une éducation, une bienveillance, une générosité. Ainsi,
la société humaine pourra garder espoir d’une humanité construite sur
le chemin de l’homme intégral, Jésus, Verbe du Dieu Vivant.
➎ Un chemin d'espérance
Prière officielle pour le Jubilé
et l’année sainte 2025
Père Gainsi Grégoire-Sylvestre ■
P
ère céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre
frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par
l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la
bienheureuse espérance de l’avènement
de ton Royaume.
Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier
les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la
création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux
nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront
vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.
Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens
célestes
Et répande sur le monde entier la joie
et la paix
De notre Rédempteur.
À toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les
siècles des siècles.
Amen
Prière officielle pour le Jubilé
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69418
?
Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA
A l’occasion de la fête de saint François-de-Sales, patron des
journalistes et des écrivains, Virginie Monlouis-Privat, journaliste
à France-Antilles, répond à quelques questions.
➊ Pourquoi avez-vous choisi
d'exercer ce métier ? Est-ce un
métier compliqué ? Quels sont
ses attraits ?
L
e journalisme m'a permis de
nourrir ma curiosité, et de vivre
de ma passion pour l'écriture.
Plus jeune, je rêvais de parcourir le
monde, et je ne voulais surtout pas me
retrouver enfermée dans un bureau.
Grâce au journalisme, j'ai pu aller
à la rencontre de personnes de tous
horizons, découvrir mon île du nord
au sud, et surtout hors des sentiers
battus. C'est un métier passionnant,
enrichissant, avec plein d'inattendus.
On ne s'ennuie jamais ! Ma plus
grande motivation, c'est de pouvoir
donner la parole à des gens qui ne
l'ont pas toujours, mettre en lumière
des savoir-faire, ceux qui œuvrent
dans l'ombre...
C'est une profession exigeante qui
demande un certain niveau de culture
générale, de la rigueur, une très grande
capacité d'écoute. C'est un métier qui
demande beaucoup de disponibilité,
car on ne compte pas ses heures, on
ne sait jamais d'avance quand notre
journée va se terminer, on travaille
certains week-ends et jours fériés. Il
vaut mieux être passionné sinon on ne
tient pas longtemps.
➋ Comment se déroule une de vos
journées type ?
La matinée débute par la conférence
de rédaction qui permet de réunir
toute l'équipe autour de la rédactrice
en chef, afin d'échanger sur l'actualité,
de choisir les sujets qui paraîtront
dans le journal du lendemain. Je suis
chargée des pages qui concernent
la vie des communes, et je travaille
essentiellement avec un réseau de
correspondants. La première partie
de ma journée est consacrée au tri
des mails, à la relecture des articles
des correspondants avec vérification
des informations et réécriture si
nécessaire. Je peux aussi parfois
partir en reportage. L'après-midi, je
planifie les sujets à traiter dans la
semaine. J'effectue également une
dernière correction des articles si
nécessaire, après leur mise en page
par les secrétaires de rédaction. Puis
je valide les pages qui partiront à
l'imprimerie avec la rédactrice en chef.
➌ Rencontrez-vous des difficultés à
exercer votre métier par rapport
à votre foi ? Y a-t-il des moments
où il y a une incompatibilité ?
Pouvez-vous nous citer des
exemples ?
Ma foi est un atout dans l'exercice
de mon métier. Je ne parlerais pas de
difficultés, je dirais plutôt que ma foi
m'amène à être davantage exigeante
envers moi-même, dans l'exercice
de ma profession. Selon moi, la foi
est totalement compatible avec les
exigences du journalisme, qui sont la
recherche de la vérité, l'objectivité, le
respect de la dignité des personnes.
Ma foi garantit ainsi le respect des
règles de déontologie.
Et puis un même sujet peut être traité
de mille façons différentes. Ma foi
et en particulier les Béatitudes selon
Saint Matthieu me guident beaucoup
pour trouver le bon angle, celui qui
va intéresser, émouvoir et nourrir
la réflexion du lecteur, mais aussi
permettre au citoyen d’avoir une
information fiable, vérifiée afin qu’il
puisse se faire lui-même sa propre
analyse de l’information. Je peux donc
traiter tous les sujets, du fait divers aux
sujets de société, couvrir aussi bien le
carnaval qu'un sujet lié à la religion,
et qu'il soit polémique ou non.
➍ Encouragez-vous des jeunes
à exercer ce métier ? Quel
message leur adressez-vous ?
Bien sûr, je ne peux qu'encourager
les jeunes à embrasser une carrière
de journalisme. J'ai beaucoup
d'admiration pour la jeune génération
qui choisit cette branche, car le métier
devient de plus en plus difficile. A
l'ère du numérique, tout circule de
plus en plus vite, on nous demande
donc d'être de plus en plus rapides,
tout en s'assurant de diffuser une
information fiable. Je dirais aux
jeunes d'être curieux de tout, de lire
beaucoup. En reportage, de privilégier
la nouveauté, l'inédit, l'émotion et
surtout de travailler dans l'intérêt de
leurs lecteurs ou auditeurs.
Nicole Chésimar■
essentiellement avec un réseau de
correspondants. La première partie
de ma journée est consacrée au tri
des mails, à la relecture des articles
des correspondants avec vérification
des informations et réécriture si
nécessaire. Je peux aussi parfois
partir en reportage. L'après-midi, je
planifie les sujets à traiter dans la
semaine. J'effectue également une
dernière correction des articles si
nécessaire, après leur mise en page
par les secrétaires de rédaction. Puis
je valide les pages qui partiront à
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 19
Agenda de l’Archevêque
Dimanche 26 janvier :
• Rencontre de la Presse et de la pastorale
de la communication
• 9h30 : Messe à la paroisse de Tartane : fête de
Saint François-de-Sales
• 17h30 :Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
• 19h : Messe avec la Mission Étudiante Catholique
(MEC) à l’église du bourg de Schœlcher
Mardi 28 janvier :
• Conseil épiscopal
Mercredi 29 janvier :
• Rencontre des différents Supérieurs majeurs
Spiritains Nord Amérique et de la Caraïbe
• Rencontre avec les confirmands de Coridon,
Ets St-Jean Paul II, Schœlcher, St-Joseph
Du 30 janvier au 3 février :
• Visite pastorale du district Nord Caraïbe
Dimanche 2 février :
• 8h : Messe à la cathédrale ND de l’Assomption
à Saint-Pierre
Mardi 4 février :
• Assemblée des modérateurs
• CODIEC – CAEC de l’enseignement catholique
Mercredi 5 février :
• Rencontre avec les confirmands du district
Nord Caraïbe
Du 6 au 10 février :
• Visite pastorale du district Centre Est
Dimanche 9 février :
• 6h : Messe télévisée " Le jour du Seigneur "
à la paroisse du Vauclin
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE
Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT-DE-FRANCE CEDEX
Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr
oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui,je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon domicile.
LÉGUEZ
à l’Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏Mme ❏Melle ❏M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINIQUE
99.5 - 101.3 et105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort-de-France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
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aintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

