694 - 26 JANVIER 2025 : 6ème Dimanche de la Parole de Dieu

Que la Parole de Dieu nous donne la grâce et la force d’avoir, nous aussi, une parole vraie qui réponde aux attentes de nos frères et soeurs et sur laquelle ils peuvent compter sans se tromper à la suite du Christ, notre Espérance. Bon dimanche à tous les serviteurs de la Parole de Dieu !

SOMMAIRE

  • EDITORIAL
  • MOT DE L'ÉVÊQUE  - "Pourquoi l’Église parle ? Pourquoi l’Église vit ?" 
  • ÉGLISE UNIVERSELLE  - Pape François - Audience générale Salle Paul VI - Mercredi 8 janvier 2025
  • LITURGIE
  • VIE DU DIOCESE
    • Interview de Mgr Macaire Livre "Libres propos sur l'Église"
    • Dimanche de la Parole de Dieu « J’espère en ta parole ».
    • Vie consacrée : une relation d’amour avec le Christ
    • Vivre sa vocation dans l'Être en Christ : Un renouveau spirituel inspiré par le saint Curé d'Ars
    • Centenaire de l’érection de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Redoute
    • Paroisse de Tartane Fête de Saint François de Sales
    • Des outils de communication au service de l’Eglise diocésaine
  • PAGES JEUNES
  • DOSSIER "LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCE"
  • AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Interview de Virginie Monlouis-Privat, journaliste à France-Antilles"

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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR (DEI)

RÉDACTEUR EN CHEF : P. Crépin HOUNZA

Tirages : 8000 ex - I.S.S.N 0759-4895  Commission paritaire N°1115L87225

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Eglise en MARTINIQUE N° 694 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 € 26 JANVIER 2025 Hommage au père Filopon 26 JANVIER 2025 : 26 JANVIER 2025 : 6 ème Dimanche de laPParole de Dieu

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2 3 Sommaire N ous célébrons ce 26 janvier, au cœur de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, la sixième édition du dimanche de la Parole de Dieu voulu par le Pape François. Il a choisi comme thème les paroles du psalmiste : « J’espère en ta parole » Ps119. Le Saint-Père nous rappelle l'importance de la Parole de Dieu comme fondement de notre espérance. En ces temps souvent troublés, où les vents contraires semblent vouloir ébranler à la fois notre vie et notre foi, les Saintes Écritures nous offrent la lumière dans l’obscurité, et la source d'espérance fiable et constante. La Parole de Dieu porte en elle la promesse que, malgré nos faiblesses et nos échecs, la grâce de Dieu est suffisante pour nous assurer un meilleur avenir et nous conduire vers la vie éternelle qui commence déjà dans le quotidien de chacun. En célébrant la Parole de Dieu, nous célébrons la source même de notre Espérance. Le sens de cette espérance nous est explicité dans le dossier par le Père Gainsi. Il développe les implications de l’espérance et entrevoit la vie chrétienne comme un voyage : le chrétien en est un pèlerin et l’espérance se présente comme son compagnon de route. Pour parvenir au but de son pèlerinage terrestre, le chrétien doit « déceler et révéler » les quatre signes d’espérance qu’il préconise. La vie diocésaine porte déjà les germes de la révélation de cette espérance qui ne déçoit pas. La retraite sacerdotale annuelle, qui a rassemblé les prêtres du diocèse du 6 au 10 Janvier, s’est achevée avec une lumière d’espérance pour l’avenir à travers le sacerdoce commun. Inspirée par les enseignements et la vie du Curé d’Ars à la lumière de la Parole de Dieu, la retraite sacerdotale a encouragé les prêtres à « se laisser renouveler sacerdotalement à l’école du Christ et de la vie des saints ». C’est dans l’espérance que la paroisse de Redoute a clôturé, le 12 janvier 2025, les célébrations de son centenaire en rendant grâce à Dieu pour ses merveilles. Dans le cadre de la célébration de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes, le 24 janvier, nous saisissons l’occasion pour présenter quelques outils de communication du diocèse comme la radio Saint Louis et le SECAP. À la demande de nos lecteurs, Mgr David Macaire a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions au sujet de son livre « Libres propos sur l’Église ». À tous les serviteurs de la Parole de Dieu, prêtres, religieux et religieuses, ministres institués et laïcs, je souhaite une bonne célébration de la Parole de Dieu. Que la Parole de Dieu nous donne la grâce et la force d’avoir, nous aussi, une parole vraie qui réponde aux attentes de nos frères et sœurs et sur laquelle ils peuvent compter sans se tromper à la suite du Christ, notre Espérance. Bon dimanche à tous les serviteurs de la Parole de Dieu ! Père Crépin Hounza ■ « J’espère en ta Parole » Ps 119,74 EDITORIAL MOT DE L’ÉVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •  Pèlerins d’espérance - Parole d’espérance •   Interview de Virginie Monlouis-Privat,  journaliste à France-Antilles •  Xxxx •   Interview de Mgr Macaire  Livre "Libres propos sur l'Église" •   Dimanche de la Parole de Dieu  « J’espère en ta parole » •   Vie consacrée :  une relation d’amour avec le Christ •   Vivre sa vocation dans l'Être en Christ :  Un renouveau spirituel inspiré  par le saint Curé d'Ars •   Centenaire de l’érection de la paroisse  Notre-Dame du Rosaire de Redoute •   Paroisse de Tartane  Fête de Saint François de Sales  •   Des outils de communication  au service de l’Eglise diocésaine •  Pourquoi l’Église parle ? Pourquoi l’Église vit ? •   Pape François - Audience générale Salle Paul VI - Mercredi 8 janvier 2025 3 •   Pape François - Audience générale EGLISE UNIVERSELLE 7 8 6 9 10 11 12 AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18 Dossier :  LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCE 4 5 14 EDITORIAL 2 •  Xxxx•  Xxxx•  Xxxx AGENDA DE L'ÉVÊQUE 19 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTEUR EN CHEF : père Crépin HOUNZA MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort-de-France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort-de-France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 3 N ous, catholiques, unis en frères et sœurs, sommes relativement bien entre nous. Absolument parlant, l’Église en tant qu’institution humaine n’a pas « besoin » de nouveaux « adeptes ». Bien sûr, il faut que les fidèles contribuent à la vie de l’Église. Mais, les pasteurs catholiques n’ont pas la nécessité de remplir leur salle de prière pour survivre ou être financés. La pauvreté de nos pasteurs, comme leur célibat, sont un signe de cette disponibilité gratuite de membres du clergé et de l’Église elle-même. Notre Église, frères et sœurs, n’est pas autocentrée. Elle n'existe pas pour elle-même. Elle existe et a été fondée par le Seigneur lui-même en vue de sauver l’humanité. C’est pourquoi elle dispose de tous les moyens de salut. L’existence de l’Église catholique fondée sur le ministère des apôtres et des évêques est un signe que Dieu donne à chaque génération depuis 21 siècles. Elle parle au monde ; en tout cas, à ceux à qui Dieu donne de comprendre son message. Quelle que soit la qualité de ses membres, même au plus haut niveau de la hiérarchie, elle constitue un signe gratuit de la miséricorde divine pour tous les hommes de tous les temps. Elle est la communauté du Cœur de Jésus. L’Église est donc la première réponse de Dieu à ce monde terrassé par l’ennemi : une « Église-manif », épi- phanie et manifestation permanente de sa Miséricorde. Plus les ténèbres semblent progresser, plus les fils et les filles de Lumière sont de sortie ; plus le péché accable les hommes, plus des témoins joyeux d’une Espérance qui n’est pas de ce monde se lèvent un peu partout ! Cette communauté est une Parole, un signe efficace. Elle est ce qu’elle annonce. Elle fait ce pourquoi elle a été créée. Elle est le sacrement du salut. Non pas uniquement parce que ses membres seraient parfaits et efficaces, mais parce que sa mission elle-même est d’origine divine et Celui qui la guide est l’Esprit Créateur. Saint Jean-Paul II disait en canonisant sainte Faustine que la « Miséricorde est le don que le Christ fait à son Église à l’aube du 3 ème millénaire ». C’est pourquoi, mes amis, n’oubliez pas la Miséricorde ! Jésus, crucifié, a été transpercé d’une lance. De son Cœur ouvert ont jailli du sang et de l’eau. Une fois ressuscité, Il n’a pas voulu refermer cette blessure. Au contraire, c’est de ce Cœur transpercé que continuent de jaillir, jusqu’à la fin des temps, les grâces qui sauvent les hommes des filets des enfers… La Miséricorde qui a jailli du Cœur transpercé du Seigneur a rendu droits les sentiers, comblé les vallées, abaissé les collines, rendu la vue aux aveugles, ramené les cœurs des fils vers leur Père, fait courir les boiteux et entendre les sourds. Elle a guéri les cœurs brisés, libéré les captifs, consolé les affligés, comblé de biens les affamés, renversé les puissants de leur trône et élevé les humbles, elle a réconcilié les cœurs divisés, fait la paix où il y avait la division, chassé les puissances de ténèbres, converti les grandes pécheresses, retourné les pécheurs, fait régner la Paix aux frontières. Elle a donné aux cœurs purs de voir Dieu, aux miséricordieux d’obtenir Miséricorde. Elle a rassasié les assoiffés de Justice. Elle a donné le Royaume de Dieu en héritage aux pauvres, aux doux, elle a confié la terre. Elle a redressé ce qui était courbé, réchauffé ce qui était froid. En un mot, la Miséricorde a ressuscité ce qui était mort ; par elle, Celui qui était mort est devenu Vivant ! C’est pourquoi notre diocèse est consacré au Cœur de Jésus. A ceux qui ont choisi de la suivre dans le désert de ce monde, pas question de retourner en Egypte, on ne peut plus reculer, reculer ; il nous faut avancer, avancer… + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ Pourquoi l’Église parle ? Pourquoi l’Église vit ? MOT DE L’ÉVÊQUE Lisez « Dilexit Nos » l’encyclique du Pape François sur le Cœur de Jésus !!

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6944 EGLISE UNIVERSELLE C hers frères et sœurs, bonjour ! Je voudrais dédier cette catéchèse et la suivante aux enfants et réfléchir sur le fléau du travail des enfants. Aujourd'hui nous savons regarder vers Mars ou les mondes virtuels, mais nous avons du mal à regarder dans les yeux un enfant qui a été laissé en marge et qui est exploité et abusé. Le siècle qui génère l'intelligence artificielle et conçoit des existences multi-planétaires n'a pas encore pris la mesure du fléau de l'enfance humiliée, exploitée et mortellement blessée. Pensons à cela. Tout d'abord, nous nous demandons : quel message l'Écriture Sainte nous donne- t-elle sur les enfants ? Il est curieux de constater que le mot qui revient le plus dans l'Ancien Testament, après le nom divin de Jahvé est le mot ben, c’est-à-dire “fils” : près de cinq mille fois. « Des fils (ben), voilà ce que donne le Seigneur, des enfants, la récompense qu'il accorde » (Ps 127, 3). Les enfants sont un don de Dieu. Malheureusement, ce don n'est pas toujours accueilli avec respect. La Bible elle-même nous emmène dans les rues de l'histoire où résonnent les chants de joie, mais aussi les cris des victimes. Par exemple, dans le livre des Lamentations, nous lisons : « La langue du nourrisson assoiffé colle à son palais ; les petits enfants réclament du pain, mais nul ne leur en donne » (4,4) ; et le prophète Nahum, rappelant ce qui s'est passé dans les anciennes villes de Thèbes et de Ninive, écrit : « ses petits enfants eux-mêmes ont été massacrés à tous les carrefours » (3,10). Pensons au nombre d'enfants qui, aujourd'hui, meurent de faim et de misère, ou qui sont déchiquetés par les bombes. Même sur Jésus nouveau-né, la tempête de la violence d'Hérode éclate immédiatement, massacrant les enfants de Bethléem. Un drame profond qui se répète sous d'autres formes dans l'histoire. […] Dans sa vie publique, Jésus prêchait dans les villages avec ses disciples. Un jour, des mères s'approchèrent de lui et lui présentèrent leurs enfants pour qu'il les bénisse, mais les disciples les réprimandèrent. Alors Jésus, rompant avec la tradition qui ne considérait l'enfant que comme un objet passif, appelle les disciples et dit : « Laissez les enfants venir à moi, et ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent ». Il désigne ainsi les petits comme un modèle pour les adultes. Et il ajoute solennellement : « Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas » (Lc18,16-17). Dans un passage similaire, Jésus appelle un enfant, le place au milieu des disciples et dit : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux » (Mt 18,3). Puis il avertit : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer » (Mt 18, 6). Frères et sœurs, les disciples de Jésus- Christ ne devraient jamais permettre que les enfants soient négligés ou maltraités, qu'ils soient privés de leurs droits, qu'ils ne soient pas aimés et protégés. Les chrétiens ont le devoir de prévenir sérieusement et de condamner fermement la violence ou les abus à l'encontre des enfants. Aujourd'hui encore, en particulier, trop d'enfants sont contraints de travailler. Mais un enfant qui ne sourit pas, un enfant qui ne rêve pas ne pourra pas connaître et faire éclore ses talents. Partout dans le monde, il y a des enfants exploités par une économie qui ne respecte pas la vie ; une économie qui, ce faisant, brûle notre plus grande réserve d'espoir et d'amour. Mais les enfants occupent une place particulière dans le cœur de Dieu, et quiconque fait du mal à un enfant devra Lui en rendre compte. Chers frères et sœurs, celui qui se reconnaît enfant de Dieu, et en particulier celui qui est envoyé pour porter aux autres la bonne nouvelle de l'Évangile, ne peut rester indifférent ; il ne peut accepter que les petites sœurs et les petits frères, au lieu d'être aimés et protégés, soient privés de leur enfance, de leurs rêves, victimes de l'exploitation et de la marginalisation. Demandons au Seigneur de nous ouvrir l'esprit et le cœur au soin et à la tendresse, afin que chaque enfant grandisse en âge, en sagesse et en grâce (cf. Lc 2,52), en recevant et en donnant de l'amour. Je vous remercie ! ■ Catéchèse. Les plus aimés du Père. 1 PAPE FRANÇOIS Audience générale Salle Paul VI Salle Paul VI  Mercredi 8 janvier 2025

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 55 Dimanche 26 janvier 2025 laP Parole DDominicale 3 ème Dimanche du Temps Ordinaire - Année C Prière « Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange » : je ne sais pas prier et je ne peux pas prier sans que toi, Dieu, tu ne suscites-en moi la prière. Ainsi, que toutes mes intentions, actions et opérations soient purement ordonnées au service et à la louange de ta divine Majesté. Réflexion ➊ Aujourd’hui, je vois Esdras, prêtre et scribe de l’Ancienne Alliance, s’adresser à l’assemblée du Peuple de Dieu en âge de comprendre : hommes, femmes et enfants. Il leur donne à boire la Parole de notre Dieu auprès de la Porte des Eaux. Ce n’est pas avec une petite gourde, mais plutôt avec une grande source toujours accessible. Du lever du jour jusqu’à midi, Dieu parle par l’intermédiaire de son élu. Tout le monde, debout, le voyait tant il était élevé. Tout le monde l’entendait et le comprenait tant il était audible : des Lévites traduisaient et en donnaient le sens. L’adhésion du peuple à cette Parole s’est même exprimée par des « Amen ! Amen ! ». Le mot d’ordre était : « Réjouissez-vous, car ce jour est consacré au Seigneur ». ➋ De même, à sa suite, saint Luc, s’adresse à chaque Théophile, à chaque Ami de Dieu. Il dit entreprendre de mettre par écrit ce qu’il a recueilli avec précision concernant la vie de Jésus, son maître. Il le fait de sorte que Théophile puisse exprimer avec fermeté son « Amen ». Il lui présente son maître entrant le jour consacré au Seigneur dans la Synagogue et lisant debout le livre du prophète Isaïe qui lui était présenté. « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction » dit-il. Choisi, élu, lui aussi, il est envoyé en mission : • Porter la Bonne Nouvelle aux pauvres par l’annonce de leur libération aux captifs et du recouvrement de la vue aux aveugles. • Mettre à nouveau en liberté les opprimés par l’annonce d’une année jubilaire, une année favorable accordée par le Seigneur. Devant l’assemblée de la synagogue, tous le fixaient, attendant son commentaire. Jésus dit : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre ». ➌ Saint Paul me donne à voir un corps humain pour mieux comprendre celui de l’élu, celui du Christ. Par l’Esprit du Seigneur, nous formons un seul corps depuis notre baptême. Ainsi, en lui, il n’y a plus d’esclaves/captifs ni d’opprimés. Tous sont membres d’un même corps et « désaltérés par un unique Esprit ». Chacun reçoit ces capacités, ces spécificités de l’Esprit. Tous sont invités à travailler au service du même corps et donc de la même mission. En effet, « vous êtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps ». Autrement dit, unité dans la diversité. Je dialogue avec Jésus Jésus, tu es sérieux là ? Tu sais combien le travail en équipe est compliqué. Parfois même, je doute de mes capacités. Mais sur ta Parole, confiant en ton Esprit Saint : me voici, je viens faire ta volonté. Accorde-moi la grâce de me laisser façonner par toi, de te faire confiance et de lâcher prise, de voir avec tes yeux le monde qui m’entoure pour lui porter ta Bonne Nouvelle. Résolution Quelle résolution prendre pour aujourd’hui ? Aujourd’hui, comme Marie, j’apprends à retenir tous les événements et à les méditer dans mon cœur. Ce sera pour moi l’occasion de relire ma vie et d’identifier les différentes personnes qui m'ont blessé ou que j'ai blessées pour commencer de libérer ceux que je retiens captifs. Père Samuel Placide ■ Néhémie 8,2-4a.5-6.8-10  •  Ps 18 (19)  •  1 Corinthiens 12,12-30   •  Luc 1,1-4 ; 4,14-21 LITURGIE  monde l’entendait et le comprenait tant il était audible : des Lévites traduisaient et en donnaient le sens. L’adhésion du peuple à cette Parole s’est même exprimée par . Le mot d’ordre ce jour De même, à sa suite, saint Luc, s’adresse à chaque Théophile, à chaque Ami de Dieu. Il dit précision concernant la vie de Jésus, son maître. Il le fait de sorte que Théophile puisse exprimer son « Amen ». Il lui son « Amen ». Il lui jour lui porter ta Bonne Nouvelle. Résolution Quelle résolution prendre pour aujourd’hui ? Aujourd’hui, comme Marie, j’apprends à retenir tous les événements et à les méditer dans mon cœur. Ce sera pour moi l’occasion de relire ma vie et d’identifier les différentes personnes qui m'ont blessé ou que j'ai blessées pour commencer de libérer ceux que je retiens captifs.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6946 M gr, il est rare de voir un évêque s’engager dans un dialogue avec un prêtre sur l’état de l’Eglise, comment ce projet a-t-il été conçu ? De façon naturelle ! L’Abbé Venard  est un ami et je suis très proche  de sa famille. Un de ses frères est  dominicain. Nous avons l’habitude  de parler à bâton rompu. Un jour  il a écrit, sur son blog, un texte qui  m’a paru significatif. Cela s’intitulait  « lettre à un ami évêque ». Ce texte  était représentatif de l’opinion et des  interrogations d’un certain nombre de  fidèles laïcs et clercs de l’Eglise. J’ai  souhaité y répondre. Un ami commun  journaliste (Antoine-Marie Izoard de  Famille Chrétienne) ayant eu vent  de cet échange nous a encouragés  à aller plus loin. Un éditeur (Loïc  Mérian, des éditions Artège) leur a  proposé de venir quelques jours en  Martinique pour y travailler. La photo  de couverture du livre a été prise au  foyer de Charité !  Par la suite nous avons longuement  hésité. Notre réflexion était-elle  suffisamment mûre ? Ce n’est pas  un livre de « leçon » ou de théologie,  c’est un vrai et authentique dialogue.  Nous nous sommes vraiment écoutés  mutuellement, au point de changer  d’avis, en tout cas d’évoluer sur  certains sujets l’un et l’autre. Parfois  nous ne sommes pas d’accord.  Mais justement l’idée c’est d’entrer  davantage dans le dialogue prêtre- évêque et dans le dialogue avec les  lecteurs. Nous avons relu et amendé  plusieurs fois le texte au cours de la  rédaction. En découvrant la méthode  synodale de la « Conversation  dans l’Esprit » proposée par le  Pape François, je me suis dit que  nous avons vécu précisément cette  méthode, non seulement le P. Venard  et moi, mais aussi le journaliste et  les éditeurs qui nous ont conseillés  à chaque étape. Il fallait que ces  « libres propos sur l’Eglise » soient  vraiment « libres » mais aussi  « justes »,  « authentiques »,  sans  arrière-pensée ni caricature, attentifs  à la communion certes mais sans  langue de buis ! Avez-vous choisi les sujets traités ou bien le journaliste a-t-il eu pleine liberté ? Ni l’un ni l’autre. Le journaliste qui  est aussi un ami de longue date et un  père de famille catholique engagé  nous a accompagnés. Il a relancé  notre dialogue comme un témoin  privilégié et concerné. C’est un grand  professionnel. Il n’a ni imposé des  thèmes, ni laissé notre conversation  se refermer dans des préoccupations  cléricales. Evêque, prêtre, laïc, le trio,  à travers nos particularités (l’antillais,  le monégasque, le parisien…) a bien  fonctionné. Il faut rajouter la touche  féminine de l’éditrice dont les retours  ont été précieux dans la dernière  phase…  Au final, même si je ne suis pas très  objectif, je suis assez impressionné  par la diversité des thèmes du  livre, par le côté « dialogue » qui  rend la lecture assez légère et par  la profondeur de la réflexion sur  des sujets délicats et parfois graves.  Cela n’a pas été simple, car nous ne  voulions ni « donner des leçons », ni  froisser tel ou tel membre de l’Eglise  tout en ayant des choses à dire. Je ne  sais pas si nous y sommes arrivés. Je  l’espère. Avec votre interlocuteur, père Christian Venard, vous êtes des « pèlerins d’Espérance », mais la sécularisation de la société moderne, la chute des vocations, la crise des abus, entre autres sujets abordés dans ce livre, ne menacent-ils pas l’avenir du christianisme ? Ha ha ! Hé bien il faudra lire le livre  pour le savoir... L’abbé Venard et  moi sommes des serviteurs de Dieu  et des membres du clergé depuis des  décennies. Nous savons combien le  monde et le mal progresse dans le  mauvais sens. Nous sommes aussi  assez « vieux » pour avoir « pris  de coups » parfois déstabilisants,  y compris et surtout à l’intérieur  de la communauté. (Il y a aussi  de grandes joies !) Mais souffrir  pour l’Eglise et même « par » elle  ne fait que renforcer le projet de  Dieu sur ses serviteurs : marcher à  la suite du Christ Jésus. J’ai donc  la certitude que le Christ est et sera  toujours vainqueur. Les embûches  blessent mon humanité, mais elles  ne font que renforcer ma foi et mon  espérance. D’ailleurs n’est-ce pas  ainsi que le pape François intitule son  autobiographie :  « Espère » ! Alors  en nou alé !    Propos recueillis par Michel Déglise■ >Interview deMgr Macaire Livre "LIBRES PROPOS SUR L'ÉGLISE" Mgr David Macaire vient de présenter son dernier livre le  15 janvier 2025 dans une conférence à Paris : cet ouvrage  retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés  sur l’état de l’Eglise catholique par un  journaliste  Antoine-Marie  Izoard.  Eglise  en  Martinique  a  posé  trois  questions à Mgr Macaire. VIE DU DIOCÈSE retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés retrace un face à face entre un évêque et un prêtre, interrogés 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 7 Le salut des chrétiens que nous sommes n’est possible que dans  l’accueil de la Parole de Dieu. Puisque c’est l’incarnation de ce Verbe  divin qui nous a valu Rédemption et Résurrection. Ce qui nous révèle  l’importance de la Parole de Dieu dans la vie du Chrétien.  Pour  relever cette importance, l’Archidiocèse de la Martinique a institué  des ministres de la Parole. A insi, en tant que lecteurs institués, notre mission principale est de proclamer la Parole Divine avec Foi, clarté et dévotion, afin de permettre aux croyants d’écouter et de méditer les Saintes Ecritures. Ce ministère institué est porté par plusieurs missions classiques : ➊  Transmission de la Vérité Divine : En proclamant la Parole de Dieu, nous participons à la transmission de la Vérité divine à la communauté chrétienne, contribuant ainsi à l’édification de chacun dans sa relation avec Dieu à commencer par nous-mêmes. ➋  Mise en œuvre de la Mission Apostolique : Proclamer la parole, c’est remplir une part essentielle de l’évangélisation, en annonçant le message de salut et de réconciliation offert par JESUS CHRIST. ➌  Renouvellement Spirituel :Dans un monde souvent agité et distrait, la Parole de Dieu offre une source de réconfort, de sagesse et de direction, car chaque lecture est une occasion de purifier son cœur et de raviver sa foi. Ce faisant, nous participons au renouvellement spirituel des chrétiens. ➍  Unité de la Communauté Chrétienne : La Parole de Dieu, proclamée lors de la messe ou d’autres célébrations, est un point d’unité pour toute la communauté, car elle nous rappelle que, malgré nos différences, nous sommes tous appelés à entendre et à vivre la même parole de Dieu, qui est vivante et active au milieu de nous. ➎  Au sein des Groupes de Spiritualité du Diocèse :En proclamant les Ecritures dans des contextes variés, que ce soit dans des rencontres de Prières, des Retraites Spirituelles ou assemblées liturgiques, nous participons à la construction d’une foi solide et vivante qui guide chacun dans son parcours spirituel personnel et communautaire. ➏  Source d’unité et de Communion : La Parole de Dieu est un moyen de rassembler tous les Croyants, quels que soient leur culture, leur langue ou leur tradition spirituelle. En tant que Lecteurs, nous sommes chargés de proclamer cette parole qui dépasse les frontières humaines et qui réunit les membres du Peuple de Dieu autour du même message de salut car elle est le point de convergence où les différents groupes de spiritualité peuvent se retrouver dans une même foi, partagée et vivante. ➐  Accompagnement et Formation : C’est le point central de la Mission du Ministre Institué au Lectorat qui est un guide dans la Transmission de cette Parole ; être responsable de faire entendre avec clarté les messages d’espoir, de justice, de miséricorde et de paix que notre Seigneur adresse à son Peuple dans notre diocèse riche en diversité spirituelle. ➑  Un Appel à l’engagement et à l’action : La Parole de Dieu n’est pas seulement un moyen de Prière et de Dévotion ; elle est aussi un appel à l’action. Dans le cadre de notre ministère au Lectorat, nous nous efforçons de faire comprendre que la Parole de Dieu doit se traduire en actes de charité, de justice et de service envers les autres. En conclusion, la Parole de DIEU, dans notre rôle de ministres institués au Lectorat, est au cœur de notre apostolat, car elle permet de contribuer à l’édification du Peuple de Dieu en nourrissant la Foi, en renforçant la communion entre les Croyants et en accompagnant chaque groupe et chaque communauté dans son parcours de vie chrétienne. C’est dans la proclamation de cette Parole que se trouve la force qui transforme les vies et qui unit le Peuple de Dieu autour de la vérité de l’Evangile. Pascal Chen-Sin-Tai Responsable diocésain des Ministres Institués ■ du Ministre Institué au Lectorat qui Le salut des chrétiens que nous sommes n’est possible que dans  « J’espère en ta parole »« J’espère en ta parole »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 6948 VIE DU DIOCÈSE À 116 ans, sœur Inah Canabarro Lucas est la nouvelle doyenne de l’humanité. La vie de prière et de foi  de cette religieuse brésilienne force l’admiration, du haut de ses 97 années de vie consacrée, pouvait-on  imaginer une meilleure publicité pour la vie consacrée ? « Mon grand secret, confie la religieuse,  c’est la prière. » Et d’ajouter : « Chaque jour, je prie le chapelet pour le monde entier ». L’histoire de  la vie religieuse est donc une histoire d’Amour, et surtout une réponse à cet Amour du Seigneur, qui  dit :  "Viens, Suis-moi" ! Les moniales du monastère Sainte Marie des Anges en sont un bel exemple. 1. Comment entend-on l’appel de Jésus ? Y a-t-il un moyen de savoir que Jésus nous appelle avec tout le vacarme qui nous entoure ? Comme vous le dites, la vie religieuse est une histoire d’Amour, et sans doute y a-t-il autant d’histoires de la rencontre personnelle avec Jésus qui nous appelle qu’il y a de religieux et de religieuses. Cela pour dire que chaque histoire est unique et que le Seigneur peut prendre bien des moyens pour nous rejoindre et nous appeler. Peut-être peut-on dire qu’Il passe toujours par un certain attrait de notre cœur. Il n’est pas rare que Dieu s’adresse à nous à travers sa Parole, un passage de l’Ecriture Sainte, comme pour saint Antoine, le Père des moines, qui entendit à l’église la lecture du passage de l’Evangile qui raconte l’appel de Jésus au jeune homme riche : « si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donnes-en le prix aux pauvres, puis viens, suis-moi ! » et saint Antoine comprit que cette parole prononcée par Jésus quelques siècles plus tôt s’adressait aussi à lui, personnellement, dans son ‘aujourd’hui’. La Parole de Dieu est vivante et Dieu nous parle à travers elle, aujourd’hui encore. Comme vous le suggérez, pour l’entendre au milieu du bruit de notre temps, il nous faut prendre le temps et les moyens de faire silence, un silence pour les oreilles et un silence pour le cœur. Et pour aider à discerner si la direction que l’on envisage de prendre est bonne, et donc, pour nous aider à discerner l’appel de Jésus, je donnerais volontiers trois petits mots clés : amour – joie – paix : ce sont les premiers fruits de l’Esprit Saint. Là où le Seigneur nous appelle, c’est là que l’Esprit Saint portera le plus de fruits en nous : c’est là que l’amour, la joie et la paix se dilateront de plus en plus en nous. S’ils grandissent dans notre cœur au fur et à mesure que nous avançons sur notre chemin de réponse à l’appel de Jésus, c’est que nous sommes sur la bonne route ! 2. Qu’est-ce qui a déterminé votre choix de la vie monastique ? Je ne parlerais pas de choix, car de moi- même je n’aurais probablement pas choisi cette voie, je dirais plutôt que j’ai répondu à un appel profond irrésistible qui m’a procuré et me procure encore aujourd’hui beaucoup de joie. 3. Quelle est votre joie ? La joie est un fruit de l’Esprit-Saint. Ma joie est simple, c’est de me savoir enfant de Dieu, fille de l’Eglise catholique et placée là où le Seigneur m’a voulue. Ma Joie c’est LUI ! 4. Vous n'avez jamais regretté votre entrée. En ce moment, l'Église catholique traverse à nouveau une période, disons, tumultueuse. Comment parvenez-vous à rester sûre et ferme dans votre foi ? Ma foi est la foi de l’Eglise, un don de Dieu reçu au baptême. Sa force lui vient précisément de ce qu’elle provient de Dieu, elle n’est pas simplement humaine. La première Abbesse de notre monastère fondateur, Mère Cécile Bruyère, nous compare aux berniques : ces petits coquillages collés aux rochers. Le rocher symbolise l’Eglise. Si le coquillage colle bien au rocher, la tempête la plus violente peut venir, le minuscule coquillage ne bougera pas d’un pouce. La force et la beauté de l’Eglise ne lui viennent pas d’elle mais de Dieu, c’est pourquoi je reste attachée à elle contre vents et marées. 5. Que diriez-vous à une jeune fille qui se pose la question de la vie consacrée ? A une jeune fille qui se pose la question de la vie consacrée, je dirais d’abord qu’elle a bien raison ! Et même, je dirais volontiers à chaque jeune fille chrétienne qu’elle ferait bien de se poser la question de la vie consacrée. Se poser la question ne veut pas dire présumer de la réponse. Se poser la question de la vocation, c’est tout simplement être consciente que notre vie est un don de Dieu et que Dieu a un projet pour moi, personnellement, qui que je sois : il me connaît mieux que moi-même, Il m’aime plus que moi-même et Il sait mieux que moi ce qui me rendra le plus heureuse, ce qui me rendra pleinement libre pour aimer. J’ai donc tout intérêt à chercher à savoir, librement et sans peur « ce que Dieu pense » à ce sujet. Et à une jeune fille qui commencerait à percevoir que Dieu l’appelle à la vie consacrée, je dirais que Dieu lui fait un magnifique cadeau ! Qu’elle n’ait pas peur d’écouter sa voix, de prendre les moyens pour discerner. Une moniale de Sainte Marie des Anges■ Vie consacrée : une relation d’amour avec le Christ la tempête la plus violente peut venir, le minuscule coquillage ne bougera pas d’un pouce. La force et la beauté de l’Eglise ne lui viennent

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 9 Du 6 au 10 janvier 2025, le Foyer de Charité à Trinité a accueilli une soixantaine de prêtres  pour leur retraite annuelle, un temps précieux de renouveau spirituel et de ressourcement.  Loin des obligations paroissiales, ce rassemblement a offert une occasion de se recentrer  sur l’essence de leur vocation dans la fraternité et la contemplation. Vivre sa vocation dans l'Être en Christ : Un renouveau spirituel inspiré par le saint Curé d'Ars Une retraite axée sur l’Être en Christ D ans notre époque souvent obsédée par la productivité, cette retraite a permis aux prêtres de réaffirmer une vérité fondamentale : l’authenticité du sacerdoce repose sur l’« être en Christ » plutôt que sur le « faire ». Inspirés par Jean-Marie Vianney que l’on appela toute sa vie, le saint Curé d'Ars, les participants ont découvert que l'enracinement profond dans le Christ surpasse toute multiplication d'actions en termes de fructification spirituelle. Le ministère de saint Jean-Marie Vianney, tourné vers la confession et l'écoute, a démontré que l'union avec le Christ permet une transformation authentique des cœurs. Son exemple rappelle qu'il ne s’agit pas de gestes héroïques isolés, mais d’une ouverture à la grâce divine qui rend le ministère riche et impactant. Un Programme Enrichissant Sous la houlette du père Émeric Colas, modérateur général de la Société Saint Jean-Marie Vianney, la retraite a proposé un canevas enrichissant d'enseignements, de méditations et de prières. Chaque journée a permis une exploration profonde de l'appel à la sainteté, de la fraternité sacerdotale, et des engagements de chasteté, pauvreté et obéissance, perçus non comme contraintes, mais comme chemins de liberté pour servir avec dévouement. La conclusion de ce rassemblement a été marquée par le moment fort de la rénovation des promesses sacerdotales. Emplis de perspectives renouvelées, les prêtres sont repartis convaincus que 2025 sera riche en défis, mais aussi en promesses, tant pour eux que pour l'Église universelle, avec une espérance s'étendant de la Martinique au monde entier. Un appel à la Prière et à l’Engagement Dans cet élan de renouveau, nous invitons tous les fidèles à continuer d’accompagner leurs prêtres par la prière. Votre soutien spirituel est essentiel et renforce leur mission d’incarner le message de l'Évangile. Ensemble, par la prière et l'engagement, unissons nos efforts pour vivre et témoigner de la lumière du Christ. Conclusion : une Lumière pour l'avenir à travers le Sacerdoce Commun Plus qu’un simple rassemblement, cette retraite a offert un véritable ressourcement pour toute l’Église de la Martinique. Inspirée par l’héritage du saint Curé d’Ars, elle rappelle que notre sacerdoce, qu'il soit ministériel ou commun, puise sa véritable force dans l’enracinement en Christ. Ce renouveau n’est pas l’exclusivité des prêtres ; il engage chaque fidèle, laïc ou clerc, à rayonner de la lumière divine. Ensemble, participons à illuminer le chemin de tous ceux qui cherchent une foi vivante, non seulement en Martinique, mais à travers le monde, apportant ainsi une lumière nouvelle et un espoir durable. En cette période de l'Epiphanie, nous souhaitons que chaque chrétien devienne une manifestation authentique du Christ, portant joie et lumière à tous ceux qui les entourent. Un chaleureux merci au père Émeric pour ses enseignements inspirants, au Foyer de Charité pour son accueil généreux, et à tous les prêtres qui repartent dans leurs paroisses avec un cœur rayonnant de joie. Père Christophe Rebeccaï Vicaire de la paroisse de Sainte-Marie ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69410 Centenaire de l’érection de la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Redoute Le Dimanche 14 janvier 2024, débutaient officiellement les festivités du centenaire de la  création de la Paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute. Il faut avoir à l’esprit que la  paroisse de redoute a été créée en même temps que celle des Terres Sainville pour bien  comprendre la suite des évènements. A insi, après une messe solennelle présidée par Mgr David MACAIRE, concélébrée par des prêtres avec la participation d’un nombre important de fidèles, sans oublier la présence des officiels au titre desquels nous citerons le Maire de FORT DE FRANCE, Didier Laguerre et ses conseillers, ce beau public a été invité à partager un moment de convivialité dans les salles paroissiales. Cette ouverture a été précédée le 13 janvier 2024 par la marche au flambeau de Ravine Vilaine à Redoute en souvenir de tous ces paroissiens qui ont transporté des pierres de la carrière jusqu’à Redoute pour l’édification de l’église. Suite à cette ouverture officielle, plusieurs activités ont jalonné les célébrations durant l’année 2024-2025. Il faut noter qu’au cours de ces célébrations, une exposition historique a été réalisée dans la Salle Paroissiale. Elle a été transférée dans l’église, classée monument historique, le 21 septembre 2024 lors de la célébration des journées européennes du Patrimoine. Le 21 janvier 2024, il y a eu un géant concert animé par toutes les chorales de la Paroisse de Redoute. Il a servi de point de lever de solidarité au niveau des chorales de notre paroisse. Ce qui a motivé un deuxième concert le 05 mai 2024, révélant toute la richesse culturelle de notre Île. La deuxième étape de notre jubilé a été l’ouverture de la fraternité ecclésiale avec la Paroisse Saint Antoine de Padoue des Terres Sainville, le 22 juin 2024. Ainsi, tous les paroissiens de Redoute sont allés participer à la messe d’ouverture de centenaire de la Paroisse Saint Antoine de Padoue. Une belle cérémonie soldée par un merveilleux temps de convivialité avec la participation de l’orchestre KANASPECT. Dans cette même dynamique de la fraternité inter- paroissiale, nous avons participer à diverses manifestations de la Paroisse des Terres Sainville. Le samedi 14 décembre 2024, un match de football a été organisé entre les jeunes des deux paroisses sœurs au stade Louis ACHILLE. Après un match à rebondissements, jusqu‘au tirs-au but, l’épreuve a été remporté par les jeunes de Redoute. Mais au final, il n’y a eu ni vainqueur, ni vaincu, car l’amour avait triomphé ce jour-là. La troisième étape du centenaire a été marquée par le “chanté nwel” de la paroisse de Redoute, le Dimanche 22 décembre 2024. En effet, les deux paroisses se sont regroupées à cette occasion. Ce fut une ambiance bon enfant avec des chants et des danses, animée par l’orchestre KANASPECT composé de musiciens des deux paroisses. De l’avis unanime des présents, ce moment de partage et de communion fraternelle était de grande qualité. En raison des nombreux témoignages recueillis, nous affirmons qu’il s’agissait bien d’un chanté nwel chrétien. Il nous semble désormais évident que cette manifestation entre nos deux paroisses, a vocation à se renouveler chaque année. La dernière étape de notre parcours de la célébration du centenaire de l’érection de notre paroisse, Notre Dame du Rosaire de Redoute, le Dimanche 12 janvier 2025 marquait la fête de clôture de ce centenaire. Après une messe solennelle entièrement chantée en créole et présidée par notre archevêque Monseigneur David Macaire, entouré des Pères Grégoire-Sylvestre, Sosthène GODJO et Narcisse LOKOSSOU, venus des Terres Sainville, à 10h00, la communauté paroissiale avec la délégation paroissiale de Saint Antoine de Padoue, a été invitée à partager un moment de convivialité à la salle paroissiale. Aussi le public présent a pu apprécier le programme musical préparé par l’orchestre KANASPECT qui, encore une fois, a mis son talent au service de l’épanouissement de la joie et de la fraternité. Ainsi, la Paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute a clôturé ce jour-là, les festivités de son premier centenaire. Au nom de notre curé, Père Grégoire- Sylvestre GAINSI, nous adressons nos plus vifs remerciements à tous ceux et celles qui ont œuvré, à un titre ou à un autre pour que cette fête du centenaire soit une réussite. Les ouvriers ont été nombreux et discrets. Dieu bénisse tous. Que le Nom du Seigneur soit béni et glorifié et que la Vierge Marie, notre mère soit honorée. Joseph BLEZES, Pour le Conseil Pastoral Paroissial■ venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la venus des Terres Sainville, à 10h00, la VIE DU DIOCÈSE Centenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisseCentenaire de l’érection de la paroisse

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 11 L e vendredi 24 janvier 2025 (jour de la fête de Saint François de Sales et de la pose de la première pierre de l’église de Tartane), à 18h30, une messe a été célébrée à l’église, suivie d’un moment convivial autour d’une soupe. Le dimanche 26 janvier 2025, à 9h30 : la messe solennelle sera présidée par Mgr David Macaire en présence de personnalités civiles, militaires, de socio-professionnels, de journalistes, de représentants d’asso- ciations diverses de Tartane, de visiteurs, touristes, etc. Le traditionnel pot de la fraternité regroupera les participants à la fin de l’office. Il est utile de préciser que le St Patron sera honoré dans sa dimension de Patron des écrivains, de la presse catholique, des journalistes et des malentendants, et qu’à cette occasion, Mgr David Macaire adressera ses vœux au monde de la presse. Ces festivités dédiées à St François de Sales sont l’occasion de nous souvenir de la dimension spirituelle exceptionnelle de l’homme et de son œuvre au service de la foi catholique. Né à Thorens (Savoie, Italie à l’époque), le 21 août 1567, François de Sales meurt à Lyon le 28 décembre 1622. Voici quelques étapes de sa riche et brillante vie. A l’âge de 6 ans, il communie pour la première fois et reçoit en même temps le sacrement de la confirmation. L’évêque qui le confirme prédit qu’il sera une lumière dans l’Église de Dieu. A 26 ans, il est ordonné prêtre. Au moment où il commence son sacerdoce, une grande partie du diocèse où il exerce est envahie par des protestants. François de Sales propose ses services pour partir à la reconquête de ces « âmes perdues ». Face aux faibles résultats, malgré ses prières et ses efforts, il a cette idée formidable pour l’époque de préparer et de faire distribuer des feuillets, sorte de « tracts », sur lesquels il explique simplement et clairement les vérités de la foi catholique. Le mouvement de conversion espéré est enfin là ! A L’âge de 35 ans, il reçoit la charge d’évêque de Genèse. Il fonde avec Jeanne de Chantal l’ordre de la visitation dont la mission des membres, des religieuses, est la visite des pauvres et des malades. Le 27 décembre 1622, il est victime d’une attaque cérébrale. Il expire le lendemain 28 décembre, jour de la fête des Saints Innocents. Sa dépouille funéraire est conservée en la Basilique de la visitation à Annecy. Béatifié en 1662, il est canonisé en 1665. En 1877, le Pape Pie IX le proclame Docteur de l’Eglise. Homme charnière entre deux pays, deux cultures, François de Sales a été un élève des jésuites et a reçu l’enseignement spirituel le plus complet pour le service de Dieu et de l’homme. Eugénie Léoty ■ En cette année jubilaire 2025, la communauté paroissiale de Tartane  invite ses frères et sœurs chrétiens à vivre avec elle, en pèlerins d’espérance,  un moment de grâce, de joie et de fraternité à l’occasion de la fête de son Saint Patron, François de Sales, autour du programme très riche. Paroisse de Tartane Fête de Saint François de Sales : un moment de grâce, de joie et de fraternité du 26 janvier 2025 – n° 694 11 invite ses frères et sœurs chrétiens à vivre avec elle, en pèlerins d’espérance, 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69412 VIE DU DIOCÈSE Parce que François de Sales ne peut pas atteindre tout le monde par ses prédications, il décide  de faire appel à l'imprimerie pour éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et  qu’il glisse sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le  premier journal catholique du monde. Ces feuilles imprimées qui sont des « gazettes » lui valent  d’être le saint patron des journalistes et … l’un des premiers auteurs de presse paroissiale ?! Saint  François de Sales est célébré le 24 janvier par l’Eglise catholique. Le journalisme n’est-il pas un service de la vérité ? Si tous les médias pouvaient s’inspirer de leur  saint patron, la déontologie de la profession serait toute trouvée. Ce que ce saint missionnaire  voulait c’était que la vérité toute entière rejoigne les hommes à qui elle était refusée. Nous vous  présentons deux canaux de diffusion de masse, en charge de toucher une large audience dans  notre diocèse à travers la radio, la télévision et Internet. R adio Saint-Louis, association loi 1901 fondée en février 1982 par père Gaston Jean-Michel et reconnue radio diocésaine en 1992 par Mgr Maurice Marie-Sainte, c’est la voix de l’Evangile qui porte partout la Parole de Dieu et annonce le Christ pour faire partager à tous l’espérance et la joie. C’est un média du quotidien et de la proximité, animé par une équipe de quarante bénévoles engagés et quatre salariés qui forment avec ses 15000 auditeurs quotidiens une grande famille depuis 42 ans ! Ses programmes proposent prières quotidiennes, méditations de la Parole de Dieu et du chapelet, enseignements, musiques chrétiennes, classiques et variétés, informations locales, nationales et internationales, émissions juridiques, santé, culture et société, communiqués des paroisses, mouvements et associations. Ce sont des émissions interactives proposées par les pastorales diocésaines (sociétale, familiale, spirituelle, des jeunes…), les groupes de louange, les mouvements mariaux, le Renouveau Charismatique, les communautés nouvelles, la catéchèse des enfants, le Réseau Laudato Si’, pour faire découvrir la vie de l’Eglise en Martinique. C’est l’implication de notre évêque avec ses émissions chaque week-end, sa catéchèse du mercredi, la participation des prêtres et diacres avec le Regard chrétien sur l’actualité, le Regard sur la Bible, les interviews de personnalités avec l’Invité du jour, Entretiens, l’Actualité des paroisses, les philosophes et psychologues chrétiens, pour fortifier la foi et participer à la formation des militants chrétiens. C’est la diffusion des grands événements diocésains en radio et WebTV, avec la collaboration du service multimédia diocésain, Des outils de communication au service de l’Eglise diocésaine Radio Saint-Louis, la radio diocésaine de la Martinique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 13 webtv.radiosaintlouis.com pour permettre à tous les fidèles de les vivre en direct (Ordinations, Semaine Sainte, Messes avec Mgr Macaire), messe dominicale en direct de l’église Emmaüs, transcrite en langage des signes, pour permettre à tous ceux qui ne peuvent pas se déplacer d’être en communion avec la communauté diocésaine. En cette nouvelle année liturgique et année jubilaire, c’est enfin une nouvelle grille de la matinale (5h – 9h10) et de nouveaux indicatifs ! C’est surtout le soutien constant et la prière de tous les auditeurs. Merci à tous ! Que le Seigneur dans sa grande bonté nous aide à poursuivre la Mission d’évangélisation pour la plus grande gloire de Dieu ! La parole de l’apôtre n’est rien si ce n’est pas Dieu qui la prononce, la mission de l’apôtre n’est rien si ce n’est pas Dieu qui l’inspire, le dévouement de l’apôtre n’est rien si ce n’est pas Dieu qui le féconde. Nicole Déglise Présidente de Radio Saint-Louis ■ coordination.secap@gmail.com > Mission du SECAP Le SECAP, le Service des Emissions Catholiques sur l'Audiovisuel Public, est rattaché à la Communication diocésaine. Il a pour mission d’aller à la rencontre des auditeurs sur les médias qui ne sont pas catholiques (Martinique la 1ère, RCI, …), en radio, télé et sur Internet. Il s’agit « d’aller vers les périphéries », comme l’aurait dit le Pape François. Le SECAP est une équipe d’une vingtaine de fidèles bénévoles catholiques envoyés par l'Evêque qui, dans une grande fraternité, œuvrent à la mission pour « montrer Jésus » > Retransmission des grands temps liturgiques de l’Église Grâce au SECAP et aux médias qui mobilisent leurs équipes techniques, les auditeurs, téléspectateurs et internautes, de Martinique et d’ailleurs, peuvent vivre en direct la retransmission des grands temps liturgiques de l’Eglise : Noël, Chemin de Croix, Pâques, Pentecôte, Toussaint. C’est l’Eglise qui se fait proche de tous ceux qui sont loin. Les responsables du SECAP, Serge JERPAN et Fernande RHINO, assurent la coordination entre les médias et les paroisses. Des équipes, à tour de rôle, sont chargées du commentaire le jour de la retransmission de l'événement. > Émission Le SECAP produit également l’émission « ICH BONDJÉ » diffusée chaque dimanche à 7h30, en collaboration avec Martinique la 1ère Radio. Une émission sous la forme d’un échange interactif entre un(e) invité(e), un prêtre, et un(e) animateur(trice) du SECAP. « ICH BONDJÉ » permet une rencontre entre l’Evangile, la Bonne Nouvelle, et les auditeurs dans leurs réalités de vie. En semaine, du lundi au vendredi, une nouvelle émission quotidienne de deux minutes, « BÈL PAWÒL » a aussi vu le jour. Elle est diffusée à 5h15 sur Martinique la 1 ère . Un prêtre répond à une question d’un(e) auditeur (trice). Les questions sont riches, diverses et variées et rejoignent les grandes problématiques de la vie de tout un chacun. > Des missions très variées Au SECAP, les missions sont donc nombreuses et se renouvellent sans cesse. Elles sont organisées dans le cadre de petites équipes qui, dans la joie, le partage, la bienveillance et la communion fraternelle préparent les émissions. N'hésitez pas à vous rapprocher de nous si vous entendez l'appel à servir, à évangéliser et que vous aimez, ou que vous voulez découvrir tout ce qui touche à la communication et aux médias. Le Service des Emissions Catholiques sur l’Audiovisuel Public (SECAP) Contactcoordination.secap@gmail.com Serge Jerpan ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69414 LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCEDOSSIER Célébrer la Parole de Dieu, c’est célébrer la source de toutes nos espérances. Car la Parole  de Dieu est porteuse de toutes les promesses de Dieu : promesse de vie, promesse de  salut, promesse d’éternité. C’est en ce sens que la Parole de Dieu que nous célébrons en ce  dimanche, est la source de nos espérances. Puisque nous mettons toute notre espérance  dans toutes les promesses divines, notre espérance est donc dans la Parole de Dieu.  P arler de l’espérance, c’est parler de ce qui nous fait vivre et nous fait croire en la vie. C’est entrer dans une possibilité forte de réussite. Parler de l’espérance, c’est nourrir un désir et une attente de bonnes choses à venir. Cette attente s’oppose à l’incertitude et l’ignorance de l’avenir. Or cette incertitude suscite souvent un mouvement psychologique partant de la confiance à l’appréhension, de la sérénité à l’anxiété, de la conviction ferme à l’hésitation et au doute et enfin à la désespérance. L’espérance se situe dans ces entre-deux. Là où il y a l’espérance, il y a certitude de réalisation fondée sur la sérénité, la confiance, la conviction ferme et la foi. Or conviction, confiance et foi se fondent toujours sur une Parole donnée par quelqu’un. Ce qui revient à définir l'espérance comme une petite voix qui nous assure que rien n'est jamais perdu et que tout est encore possible. C'est une manière de regarder la vie et ses difficultés non comme un mal, mais comme une promesse de vie. Pour le chrétien, l'espérance est un moteur qui permet de jeter sur chaque événement, sur chaque être un regard renouvelé. Jésus a promis son retour définitif. Il a donné sa Parole. Et nous mettons notre espérance en cette Parole. Nous sommes donc habités par cette certitude qui transcende les moindres petits actes de nos vies. Chaque réalisation humaine porte le signe que Dieu est proche. Vivre dans l'espérance, c'est accepter l'angoisse et, en même temps, vivre dans la joie. Il y a une dynamique de l'espérance. Elle nous mobilise, nous fait avancer sans découragement. L'espérance se nourrit de la foi et la foi se vivifie dans l'espérance. En fait, espérance, foi, confiance et amour de Dieu se conjuguent pour nous permettre d'aller toujours plus loin et ceci grâce à notre relation avec la Parole de Dieu. L’espérance nous permet d'être sereinement dans la certitude que tout chemin mène au Père. Au final, l’espérance ne déçoit pas parce que le Verbe de Dieu ne déçoit pas. Célébrer la Parole de Dieu, c’est célébrer la source de toutes nos espérances. Car la Parole  Pèlerins d’espérance Parole d’espérance ➊   Qu'est-ce que l 'espérance ?

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 15 Cette phrase est tirée de saint Paul aux Romains par le Pape François comme titre de la Bulle pour le Jubilé de l’An 2025, inaugurée dans notre archidiocèse depuis le dimanche 29 décembre 2024. Pour le Pape François, l’espérance naît et se renforce très souvent dans une Parole ou une promesse forte. Cette phrase, le pape la considère comme une Parole forte. Et celle qu’il trouve est cet extrait de saint Paul : “L’espérance ne déçoit pas. Car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.” (Rm. 5, 1-2, 5) Cette phrase est le pivot de l’œuvre d’évangélisation que Paul entreprit à Rome et qui n’était pas évidente mais son espérance a porté fruit. Elle n’a pas déçu. Il faut noter ici que l’espérance est considérée comme un sujet actif, une Personne qui ne déçoit pas. Quand il y a possibilité de déception, l’espérance entre en action. Si elle ne déçoit pas c’est bien qu’elle est chargée d’attentes et de promesses qui s’accomplissent. Elle est donc personnifiée. Elle est pour nous chrétiens, le Christ, le Verbe de Dieu, Parole éternelle du Dieu éternel. Dieu est notre espérance. Donc Dieu notre espérance ne déçoit pas. Il tient toujours Parole. Sa parole est performative, efficace et puissante. Si l’espérance nous plonge dans un avenir inconnu mais certain, et que seul Dieu connaît l’avenir avec certitude, il reste le seul à pouvoir nous garantir la réalisation de l’espérance. Or notre avenir, c’est lui. Dieu étant donc celui que nous voyons et vers qui nous courons, il est l’objet de notre espérance ; Il est notre espérance. Or voir et courir sont le principe dynamique de l’Amour. Dieu est donc l’Amour. C’est donc dans l’amour que naît l'espérance. Celui qui est porté par la haine et la rancune, ne voit que l’évènement de son état. Il stagne sa vie autour d’un seul événement du passé. Il tourne en rond. Il est rongé par le manque d’amour. Il n’a donc pas d’espoir pour un avenir meilleur sinon qu’un avenir de rancune et de vengeance. En somme, la haine ne produit pas l’espérance. La haine n’attend rien de positif sinon la destruction quotidienne de la personne en haine. Seul l’amour nous projette. Aimer quelqu’un fait porter un espoir de le voir, d’être avec, de réussite et de porter la personne aimée tout le temps. L’amour nous fait vivre un présent toujours à venir. Quand il y a l’amour, on ne se pose pas de question s’il y aura trahison, on a toujours espoir d’être toujours aimé. De fait, l'espérance naît de l'amour et se fonde sur la Parole d'amour qui jaillit du cœur qui crie et est assoiffé. Tout cri et toute soif révèlent une espérance d’être écouté et de sortir de la situation difficile qui étouffe et contre laquelle on crie, une espérance d’étancher sa soif, par grâce, à une source fortement possible et certaine. Or l’espérance chrétienne naît de l’amour du Père pour le Fils et réciproquement, de l’amour du Fils pour les hommes pour qui il s’est sacrifié jusqu’à la mort. C’est donc de ce cœur transpercé par le glaive d’amour, que se fonde notre espérance de la vie éternelle. Ce fondement de l’espérance, Saint Paul le chante quand il écrivait : « Qui nous séparera de l'amour du Christ ? L'épreuve, la détresse, la persécution, la famine, la nudité, le péril ou l'épée ? Non, en toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'intime conviction que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni rien de ce qui existe dans toute la création, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8.35.37-39). L'espérance chrétienne ne trompe ni ne déçoit parce qu'elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l'amour de Dieu : Nous voyons ici la raison pour laquelle cette espérance persévère au milieu des épreuves : fondée sur la foi et nourrie par la charité, elle nous permet d'aller de l'avant dans la vie. Comme l'observe Saint Augustin : « Quel que soit notre état de vie, nous ne pouvons pas vivre sans ces trois dispositions de l'âme, à savoir croire, espérer et aimer ». Mais retenons que l’espérance a pour fondement l’amour de soi pour soi. Celui ou celle qui ne s’aime vraiment tombe toujours dans la désespérance. S’aimer, avoir foi en soi, constituent les socles d’une vie pleine d’espérance. Toutefois, n’oublions pas que la vie a ses joies et ses peines, que l'amour est éprouvé par les épreuves et qu’ainsi l'espérance peut vaciller face à la souffrance. Il faille en ce moment entrer dans la dynamique de la patience, de la persévérance et de la résilience. ➋   L’Espérance ne déçoit pas ➌    L’Espérance naît de la parole d’amour  notre espérance. Or voir et courir sont le principe dynamique

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69416 Quand on espère, c’est qu’il y a une attente de réalisation soit d’une promesse ou d’un résultat. Ce qui est attendu ne dépend visiblement pas de celui qui espère. Sinon il se le serait offert à temps et il n’y aurait pas d’attente, ni d’espérance. Ce qui revient à dire que quand il y a espérance, c’est qu’il y a deux volontés en jeu et celle de l’espérant se soumet à celle du prometteur et de l’objet en attente. Il faut donc de la patience. Attente patiente, voilà ce qui détermine l’espérance. Avec l’espérance, on apprend la vertu de la patience. Dans notre monde au rythme effréné, nous sommes habitués à vouloir tout, et tout de suite. Et malheureusement, nous cédons à la pression de nos enfants et de la société MacDonald, fast-service – fast-droit, fastfood, fast-Satisfaction, fast Plaisir. Nous n'avons plus le temps d'être simplement avec les autres ; même les familles ont du mal à se réunir et à profiter de la compagnie des autres. Le portable nous sépare. La patience n'est pas non plus de mise à l'heure d'Internet, où l'espace et le temps cèdent la place à un « maintenant » omniprésent. L’IA nous enseigne qu’il faut tout faire et tout avoir vite dans l’impatience et l’efficacité. La patience est mise à mal par la précipitation frénétique, ce qui s'est avéré préjudiciable, car cela conduit à l'impatience, à l'anxiété et même à la violence gratuite, avec pour conséquence davantage de malheur et d'égocentrisme. Quand il n’y a pas de patience, il y a la colère, la haine et la rancune. Toutes ces choses sont des bombes que l’on se jette sur soi-même pour sa propre destruction. L’impatience nous tue mais la patience nous fait jouir du temps et donc de la vie. Mais voulant vivre vite, nous détruisons la vie et ces instruments à savoir le corps, le cœur, l’âme et l’esprit. J’ai feuilleté un ouvrage de Georges de Vassoigne, Lezalantou, où il invite à travers des poèmes à faire attention et prendre le temps de contemplation de la nature pour découvrir les richesses des alentours. Ayant perdu notre capacité à contempler la création avec les caractéristiques du philosophe : contemplation – émerveillement et réflexion, nous sommes devenus incapables de patience. Si nous étions encore capables de contempler la création avec un sentiment d'émerveillement, nous pourrions mieux comprendre l'importance de la patience. Nous pourrions apprécier les changements de saisons et leurs récoltes, observer la vie des animaux et leurs cycles de croissance, et jouir de la clarté de vision qu’avaient certains saints tel saint François d’Assise comme nous le souligne le Pape François dans sa Bulle. Une appréciation renouvelée de la valeur de la patience ne peut que s'avérer bénéfique pour nous-mêmes et pour les autres. Saint Paul parle souvent de la patience dans le contexte de notre besoin de persévérance et de confiance dans les promesses de Dieu. Mais avant tout, il témoigne de la patience de Dieu lui-même, « le Dieu de toute patience et de tout encouragement. » (Rm 15,5). La patience, l'un des fruits de l'Esprit Saint, soutient notre espérance et la renforce en tant que vertu et mode de vie. Apprenons à prier fréquemment pour obtenir la grâce de la patience, qui est à la fois la fille de l'espérance et son fondement solide. Celui qui patiente, c’est celui qui a de l’amour pour lui-même et se refuse de se détruire pour ce qui arrivera en son temps. Or généralement, nous nous disons des fois que la patience a ses limites. Si nous limitons notre patience, notre espérance s’éteint. Au nom de l’espérance, notre patience doit entrer en persévérance. Nous devons persévérer dans l’attente afin de voir notre espérance se réaliser. Pourquoi ? Parce que tout simplement la réalisation de notre espérance ne dépend pas de nous alors qu’elle nous est existentielle et vitale et donc nécessairement incontournable. Parce que le prometteur de notre espérance et qui est notre espérance, c’est Dieu et donc hors du temps. On ne saurait le forcer à réaliser notre espérance. D’où la nécessité de la persévérance dans la patience pour le voir réaliser notre espérance. La patience persévérante appelle la résilience. En effet, la résilience, comme le définit wikipédia, est « la capacité d’un individu ou d’un groupe à surmonter de très grandes difficultés et à croître dans la vie. Il peut s’agir de traumatismes, de grande pauvreté, d’une maladie grave, d’un deuil lourd, ou d’autres problèmes ». Ce qui veut dire qu’il faut surmonter une situation inconfortable et difficile. C’est dans la volonté de surmonter que l’on développe le caractère résilient. Ce qui nécessite de la patience et de la persévérance. Il y a un effort à fournir. La résilience n’est pas naturelle de même que la patience. Résilience, patience et persévérance ne sont pas évidentes. Voilà pourquoi elles sont des vertus à cultiver. Pour se faire, il faut une méthode, un chemin à entreprendre. L’espérance trace un chemin. ➍  Espérance – patience persévérance et résilience LE JUBILÉ DE L’ESPÉRANCEDOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 17 Il faut noter que cette interaction entre l'espérance, la patience, la persévérance et la résilience nous fait voir clairement que la vie humaine et surtout la vie chrétienne est un voyage qui appelle des moments de plus grande intensité pour encourager et soutenir l'espérance comme compagnon constant qui guide nos pas vers le but de notre rencontre avec l’auteur de la Vie, Dieu. Pour ce faire, il faut déceler et révéler les signes d’espérance dans la vie de ce temps. Le premier signe d'espérance, comme le souligne le Pape François est le désir de paix dans notre cœur, autour de nous et dans notre monde qui se trouve à nouveau plongé dans la tragédie de la guerre, des violences, des divisions, de la haine et des rancœurs. Seul le désir de Paix de façon individuelle et décidée peut réveiller l’espérance. Pour nous chrétiens, désirer et agir pour la paix, c’est être enfant de Dieu. (Mt 5,9). Rechercher la paix, c’est se vouloir du bien pour soi. Lutter pour la paix de l’autre, me procure de la paix du cœur. Le deuxième signe d’espérance est la promotion de la positivité. Rechercher le positif en toute circonstance, c’est se nourrir d’espérance. Or chercher le positif, c’est chercher Dieu et trouver Dieu, c’est être comblé de grâces. La recherche du positif nous épargne la colère, la haine, les maladies et nous prédispose à la réussite et donc à la résilience. Les signes des temps, qui incluent l'aspiration des cœurs humains à la présence salvatrice de Dieu, doivent devenir des signes d'espérance. Le troisième signe d’espérance est l’enthousiasme pour la vie et la joie partagée de vivre. En effet, le refus de s’ouvrir à la vie, ferme à l’espérance. Car les enfants sont les espérances de toutes familles et de toutes sociétés. Le refus d’une famille unie détruit l’avenir et donc l’espérance d’un pays. Le quatrième signe d’espérance est l’attention et l’écoute des cris de l’entourage, de nos frères et sœurs. Le monde crie. Et tout cri est l’expression d’une attente, d’une recherche de la satisfaction d’une espérance. Nous sommes donc appelés à être. Être l’espoir des personnes malades, par les soins apportés, des personnes âgées par une visite et une main tendue, des jeunes et enfants en situation difficile par une prise en charge, une éducation, une bienveillance, une générosité. Ainsi, la société humaine pourra garder espoir d’une humanité construite sur le chemin de l’homme intégral, Jésus, Verbe du Dieu Vivant. ➎  Un chemin d'espérance Prière officielle pour le Jubilé et l’année sainte 2025 Père Gainsi Grégoire-Sylvestre ■ P ère céleste, En ton fils Jésus-Christ, notre frère, Tu nous as donné la foi, Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume. Que ta grâce nous transforme, Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile, Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière, Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle, Lorsque les puissances du mal seront vaincues, Et ta gloire manifestée pour toujours. Que la grâce du Jubilé, Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance, Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes Et répande sur le monde entier la joie et la paix De notre Rédempteur. À toi, Dieu béni dans l’éternité, La louange et la gloire pour les siècles des siècles. Amen Prière officielle pour le Jubilé

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 69418 ? Question AN TJÈ LÉGLIZ-LA A l’occasion de la fête de saint François-de-Sales, patron des  journalistes et des écrivains, Virginie Monlouis-Privat, journaliste  à France-Antilles, répond à quelques questions. ➊  Pourquoi avez-vous choisi d'exercer ce métier ? Est-ce un métier compliqué ? Quels sont ses attraits ? L e journalisme m'a permis de  nourrir ma curiosité, et de vivre  de ma passion pour l'écriture.  Plus jeune, je rêvais de parcourir le  monde, et je ne voulais surtout pas me  retrouver enfermée dans un bureau.  Grâce au journalisme, j'ai pu aller  à la rencontre de personnes de tous  horizons, découvrir mon île du nord  au sud, et surtout hors des sentiers  battus. C'est un métier passionnant,  enrichissant, avec plein d'inattendus.  On ne s'ennuie jamais ! Ma plus  grande motivation, c'est de pouvoir  donner la parole à des gens qui ne  l'ont pas toujours, mettre en lumière  des savoir-faire, ceux qui œuvrent  dans l'ombre... C'est une profession exigeante qui  demande un certain niveau de culture  générale, de la rigueur, une très grande  capacité d'écoute. C'est un métier qui  demande beaucoup de disponibilité,  car on ne compte pas ses heures, on  ne sait jamais d'avance quand notre  journée va se terminer, on travaille  certains week-ends et jours fériés. Il  vaut mieux être passionné sinon on ne  tient pas longtemps. ➋  Comment se déroule une de vos journées type ?  La matinée débute par la conférence  de rédaction qui permet de réunir  toute l'équipe autour de la rédactrice  en chef, afin d'échanger sur l'actualité,  de choisir les sujets qui paraîtront  dans le journal du lendemain. Je suis  chargée des pages qui concernent  la vie des communes, et je travaille  essentiellement avec un réseau de  correspondants. La première partie  de ma journée est consacrée au tri  des mails, à la relecture des articles  des correspondants avec vérification  des informations et réécriture si  nécessaire. Je peux aussi parfois  partir en reportage. L'après-midi, je  planifie les sujets à traiter dans la  semaine. J'effectue également une  dernière correction des articles si  nécessaire, après leur mise en page  par les secrétaires de rédaction. Puis  je valide les pages qui partiront à  l'imprimerie avec la rédactrice en chef.  ➌  Rencontrez-vous des difficultés à exercer votre métier par rapport à votre foi ? Y a-t-il des moments où il y a une incompatibilité ? Pouvez-vous nous citer des exemples ? Ma foi est un atout dans l'exercice  de mon métier. Je ne parlerais pas de  difficultés, je dirais plutôt que ma foi  m'amène à être davantage exigeante  envers moi-même, dans l'exercice  de ma profession. Selon moi, la foi  est totalement compatible avec les  exigences du journalisme, qui sont la  recherche de la vérité, l'objectivité, le  respect de la dignité des personnes.  Ma foi garantit ainsi le respect des  règles de déontologie.  Et puis un même sujet peut être traité  de mille façons différentes. Ma foi  et en particulier les Béatitudes selon  Saint Matthieu me guident beaucoup  pour trouver le bon angle, celui qui  va intéresser, émouvoir et nourrir  la réflexion du lecteur, mais aussi  permettre au citoyen d’avoir une  information fiable, vérifiée afin qu’il  puisse se faire lui-même sa propre  analyse de l’information. Je peux donc  traiter tous les sujets, du fait divers aux  sujets de société, couvrir aussi bien le  carnaval qu'un sujet lié à la religion,  et qu'il soit polémique ou non. ➍  Encouragez-vous des jeunes à exercer ce métier ? Quel message leur adressez-vous ? Bien sûr, je ne peux qu'encourager  les jeunes à embrasser une carrière  de journalisme. J'ai beaucoup  d'admiration pour la jeune génération  qui choisit cette branche, car le métier  devient de plus en plus difficile. A  l'ère du numérique, tout circule de  plus en plus vite, on nous demande  donc d'être de plus en plus rapides,  tout en s'assurant de diffuser une  information fiable. Je dirais aux  jeunes d'être curieux de tout, de lire  beaucoup. En reportage, de privilégier  la nouveauté, l'inédit, l'émotion et  surtout de travailler dans l'intérêt de  leurs lecteurs ou auditeurs.  Nicole Chésimar■ essentiellement avec un réseau de  correspondants. La première partie  de ma journée est consacrée au tri  des mails, à la relecture des articles  des correspondants avec vérification  des informations et réécriture si  nécessaire. Je peux aussi parfois  partir en reportage. L'après-midi, je  planifie les sujets à traiter dans la  semaine. J'effectue également une  dernière correction des articles si  nécessaire, après leur mise en page  par les secrétaires de rédaction. Puis  je valide les pages qui partiront à 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 26 janvier 2025 – n° 694 19 Agenda de l’Archevêque Dimanche 26 janvier : • Rencontre de la Presse et de la pastorale de la communication • 9h30 : Messe à la paroisse de Tartane : fête de Saint François-de-Sales • 17h30 :Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis • 19h : Messe avec la Mission Étudiante Catholique (MEC) à l’église du bourg de Schœlcher Mardi 28 janvier : • Conseil épiscopal Mercredi 29 janvier : • Rencontre des différents Supérieurs majeurs Spiritains Nord Amérique et de la Caraïbe • Rencontre avec les confirmands de Coridon, Ets St-Jean Paul II, Schœlcher, St-Joseph Du 30 janvier au 3 février : • Visite pastorale du district Nord Caraïbe Dimanche 2 février : • 8h : Messe à la cathédrale ND de l’Assomption à Saint-Pierre Mardi 4 février : • Assemblée des modérateurs • CODIEC – CAEC de l’enseignement catholique Mercredi 5 février : • Rencontre avec les confirmands du district Nord Caraïbe Du 6 au 10 février : • Visite pastorale du district Centre Est Dimanche 9 février : • 6h : Messe télévisée " Le jour du Seigneur " à la paroisse du Vauclin ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT-DE-FRANCE CEDEX Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui,je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon domicile. LÉGUEZ à l’Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏Mme ❏Melle    ❏M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINIQUE 99.5 - 101.3 et105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort-de-France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr

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aintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

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