695 - Le Seigneur n’appelle pas des gens capables : il rend capables ceux qu’il appelle.

Que le Seigneur nous aide à répondre à son appel et que nous devenions des missionnaires ! En ce Dimanche de la Santé, que le Seigneur accorde la santé de l’âme et du corps à tous et à chacun ! Bonne santé physique et spirituelle !

SOMMAIRE

  • EDITORIAL
  • MOT DE L'ÉVÊQUE  - "Le Potomitan et le Toit" 
  • ÉGLISE UNIVERSELLE  - Message du Pape François à l'occasion de la XXXIIIe Journée Mondiale du malade
  • LITURGIE
  • VIE DU DIOCESE
    • Dimanche de la Santé 2025 L'accompagnement des personnes souffrantes : Une priorité évangélique"
    • Sainte Joséphine Bakhita Dieu fait de nous des frères
    • Amour et Liberté, véritable pouvoir humain
    • Séminaire d’entrée en carême
    • « L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? »
    • PAGES JEUNES
    • DOSSIER "JOURNÉE MONDIALE DES MALADES"
    • AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Pourquoi un séminaire de carême pendant les jours gras ?"

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Eglise en MARTINIQUE N° 695 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 € 9 FÉVRIER 2025 Hommage au père Filopon LeSeigneur n’appelle pas des gens capables : il rend capables ceux qu’il appelle.

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2 3 Sommaire T oute vocation est avant tout un appel de Dieu à une mission. Le sens étymologique du mot vocation « vocare = appeler » l’exprime bien. Dieu prend l’initiative et parfois le risque d’appeler qui il veut, quand il veut et où il veut. Le contexte, le moment et le lieu de l’appel peuvent être différents, mais il s’inscrit toujours dans une rencontre personnelle de l’appelé avec Dieu sur fond de liberté. Dieu laisse le choix de répondre à son appel. Il ne nous oblige pas. Mais il nous fait comprendre que le secret du bonheur est à découvrir dans le « oui » à sa suite. Le malheur de beaucoup de jeunes, qui ont tout et pourtant manquent de tout parce que l’essentiel leur fait défaut, ne peut se résoudre que dans le discernement de leur vocation et de leur mission dans l’Eglise et le monde. Nous faisons le triste constat que les vocations manquent, non parce que Dieu n’appelle plus, mais parce que la plupart ne veulent pas répondre, soit ils sont spirituellement sourds, soit ils ont peur, soit ils ont du mal à discerner. Le monde et parfois l’église elle-même ne les aident pas à répondre. Depuis le Congrès mission, de nombreux messages ne cessent de nous répéter que tous les baptisés sont appelés à devenir des missionnaires. Connaître le programme des séminaires que nous présentons dans cette parution est un moyen d’envisager de vivre autrement les jours gras cette année avec le thème « Devenons de vrais disciples missionnaires… engagés et éclairés. » 3 sites, 3 jours 1 même programme ! Dans l’engouement de la Saint Valentin, le 14 février, fête populaire des amoureux, le Père Gainsi nous propose une réflexion sur l’amour et la liberté. Il développe la manière dont les chrétiens devraient comprendre et vivre leur liberté et leur amour en relation avec Dieu et la société. Le 11 février, nous célébrons la fête de Notre-Dame de Lourdes. A cette occasion, nous pensons dans nos prières et dans nos actions aux malades, aux soignants et à tous ceux qui s’engagent dans la Pastorale de la santé pour répondre à l’appel de Dieu. Le pape François, pour la Journée mondiale des malades, reprend le thème du jubilé et le complète avec des mots d’encouragement dans la maladie : « l’espérance ne déçoit pas ; elle rend plus fort dans l’épreuve ». Le père Robert s’inspire du message de la Conférence des évêques de France et témoigne de son expérience pastorale en milieu hospitalier. Il partage sa vocation et sa mission au service des malades, des familles et du personnel soignant. Il souligne comment la présence, la foi et le soutien spirituel sont essentiels pour apporter consolation et espoir aux patients, aux familles et au personnel soignant. Il est aidé pastoralement par des personnes de bonne volonté qui servent avec amour le Seigneur à travers leurs frères et sœurs éprouvés. Que le Seigneur nous aide à répondre à son appel et que nous devenions des missionnaires ! En ce Dimanche de la Santé, que le Seigneur accorde la santé de l’âme et du corps à tous et à chacun ! Bonne santé physique et spirituelle ! Père Crépin Hounza ■ Qui enverrai-je ? La mission d’aujourd’hui et de demain EDITORIAL MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •   Qui enverrai-je ?  Quelle est la place de Dieu dans le milieu  laïc de l’hôpital ? •  Xxxx •   Dimanche de la Santé 2025  L'accompagnement des personnes  souffrantes : Une priorité évangélique •   Sainte Joséphine Bakhita Dieu fait de nous des frères •  Amour et Liberté, véritable pouvoir humain •  Séminaire d’entrée en carême •  « L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? » •  Le Potomitan et le Toit •   Message du Pape François à l'occasion  de la XXXIII e  Journée Mondiale du malade 3 •   Message du Pape François à l'occasion •   Message du Pape François à l'occasion  EGLISE UNIVERSELLE 6 8 9 10 12 14 AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18 Dossier : 11 FÉVRIER -  JOURNÉE MONDIALE DES MALADES 4 5 EDITORIAL 2 AGENDA DE L'EVEQUE 19 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTEUR EN CHEF : père Crépin HOUNZA MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort-de-France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort-de-France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 3 D ans le temple dont le Christ est « la pierre angulaire », qu’en est-il des prêtres et des responsables pastoraux ? Sont-ils des « potomitan » de la communauté ou des toits protecteurs ? Un « potomitan » porte tout : il est fort ; un toit protège tout : il est large… Un « potomitan » n’a besoin de personne ; il peut tenir tout seul quand tout s’effondre autour. Il ne protège pas, il supporte, voilà tout. Un toit au contraire se confie à l’architecture, à l’harmonie et à la cohérence de l’immeuble qu’il protège et sur lequel il repose. La solidité de l’ensemble est sa joie et sa gloire. Un toit donne sa vie. Pour son immeuble : il prend des coups, du vent, des projectiles, la foudre et la pluie pour sauver l’édifice. Lorsque nos prêtres et nos responsables d’Église sont considérés comme des « potomitan », l’Église avance plus vite. Il y a un pilote dans l’avion. Il y a des initiatives. Certains fidèles sont alors rassurés de se confier en toute chose à des clercs domestiqués au service de l’Église. Par contre, la moindre difficulté, voire le moindre projet, soulève des critiques, des murmures, des soupçons. Les uns récriminent contre ceux « toujours les mêmes » qui auraient dû faire ceci ou cela et les autres contre ceux « qui ne lèvent pas le petit doigt ». Les responsables fatigués, tout en se plaignant du suivisme de leurs frères, y trouvent une justification de leur hégémonie poteau-mitanesque et une certaine autosatisfaction ! Par contre, lorsque nos prêtres et nos responsables se comportent comme des toits (ou comme des fondations) l’Église va plus loin. Elle repose avant tout sur la cohésion de ses membres qui devient un passage obligé (Jésus n’a-t-Il pas dit : « Aimez-vous les uns les autres. » ?). La communauté dont le pasteur est avant tout un « protecteur » plutôt qu’un « gouverneur » fait grandir à chaque évènement, même les plus négatifs, le besoin de rencontre, de bienveillance, de confiance et de Charité. Chacun ayant la claire vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir, expérimente le fait d’être utile à tous. Dans une église aux responsables « potomitan », les charismes des chef(fe)s semblent indispensables. Tout tourne autour. Des paroisses sont curé-dépendantes. Des groupes sont addicts à leur leader. Si le chef s’en va, la communauté prend des années à s’en remettre. C’est une fragilité ! Dans une église dont les responsables s’attèlent à ce que chacun ait sa place (active) dans la vie courante, les pasteurs, plus apaisés, apportent sans crainte ni orgueil le meilleur d’eux-mêmes dans une respiration synodale. La communion, signe de la Présence du Christ, s’inscrit dans le long terme. C’est une force ! Fondé sur l’Évangile, le temple du Seigneur s’érige en Pierres Vivantes, c’est-à-dire les fidèles. Le tout est protégé. La mission des pasteurs est un toit, une porte qui leur montre le ciel. Que soient donc entre nous l’amour et l’unité ; dans l’Esprit, la confiance et la fraternité. Marchons d’un même pas au souffle baptismal et participons donc au chemin synodal. + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■ Le Potomitan (1) et le Toit MOT DE L’ÉVÊQUE Un bon potomitan portait un bâtiment. Un toit bien plus modeste recouvrait une maison. Le brave potomitan, fier de sa position, montrait sa robustesse et sa force crânement Toujours indispensable, sans fin incontournable ; considéré par tous comme un irremplaçable. Le toit ne portait rien, il semblait invisible. Les humains ignoraient sa présence son action. Comme passaient les années tout se mit à vieillir. Le pilier moins vaillant se sentait bien chargé. Le toit, lui aussi marqué par l’ancienneté, était de moins en moins capable de servir. Quand le pilier croula, la maison s’effondra, Quand le toit s’affaiblit, l’édifice resta Et on se rendit compte que le toit discrètement avait fait que chacun assume sa fonction. Les parties de l’immeuble se tenaient mutuellement, protégées par le toit au cours de leurs missions ! 1 Potomitan : poteau porteur

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6954 EGLISE UNIVERSELLE C hers frères et sœurs, Nous célébrons la 33ème Journée mondiale du Malade de l’année jubilaire 2025 où l’Église nous invite à devenir des « pèlerins de l’espérance ». Nous sommes accompagnés en cela par la Parole de Dieu. Saint Paul nous donne un message très encourageant : « L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5), elle nous rend même forts dans les épreuves. […] Arrêtons-nous donc un instant pour réfléchir sur la présence de Dieu auprès de ceux qui souffrent, en particulier sous trois aspects qui la caractérisent : la rencontre, le don et le partage. 1. La rencontre. Lorsque Jésus envoie les soixante-douze disciples en mission (cf. Lc 10, 1-9), il les exhorte à dire aux malades : « Le Royaume de Dieu est proche pour vous » (v. 9). Il leur demande, en d’autres termes, de les aider à saisir dans l’infirmité, même si elle est douloureuse et difficile à comprendre, une occasion de rencontrer le Seigneur. Dans la maladie, en effet, si d’une part nous ressentons toute notre fragilité de créatures - physique, psychologique et spirituelle -, nous faisons d’autre part l’expérience de la proximité et de la compassion de Dieu qui, en Jésus, a partagé notre souffrance. Il ne nous abandonne pas et nous surprend souvent par le don d’une ténacité que nous n’aurions jamais cru avoir et que nous n’aurions jamais trouvée par nous- mêmes. La maladie devient alors l’occasion d’une rencontre qui nous change, la découverte d’un rocher inébranlable auquel nous pouvons nous accrocher pour affronter les tempêtes de la vie. C’est une expérience qui nous rend plus forts même dans le sacrifice parce que nous sommes davantage conscients de ne pas être seuls. C’est pourquoi l’on dit que la douleur porte toujours en elle un mystère de salut : elle nous fait expérimenter la proche et réelle consolation qui vient de Dieu, au point de « connaître la plénitude de l’Évangile avec toutes ses promesses et sa vie » (Saint Jean-Paul II, Discours aux jeunes, Nouvelle- Orléans, 12 septembre 1987). 2. Et cela nous amène à la deuxième piste de réflexion : le don. Jamais comme dans la souffrance nous ne nous rendons davantage compte que toute espérance vient du Seigneur, et qu’elle est avant tout un don à accueillir et à cultiver en restant, selon une belle expression de Madeleine Delbrêl, « fidèles à la fidélité de Dieu » (Cf. Nous autres, gens des rues, Livre de vie, 1966). […] 3. Nous en arrivons ainsi au troisième aspect, celui du partage. Les lieux où l’on souffre sont souvent des lieux de partage, où l’on s’enrichit mutuellement. Combien de fois on apprend à espérer au chevet d’un malade ! Combien de fois on apprend à croire en se tenant près de ceux qui souffrent ! Combien de fois on découvre l’amour en se penchant sur ceux qui sont dans le besoin ! En d’autres termes, on se découvre être des “anges” de l’espérance, des messagers de Dieu les uns pour les autres, tous ensemble : malades, médecins, infirmières, membres de la famille, amis, prêtres, religieux et religieuses ; là où l’on se trouve : dans les familles, les cliniques, les centres de soins, les hôpitaux et les dispensaires. […] Chers malades, chers frères et sœurs qui portez assistance à ceux qui souffrent, vous avez plus que jamais en ce Jubilé un rôle particulier à jouer. Votre marche avec les autres est un signe pour chacun, « un hymne à la dignité humaine, un chant d’espérance » (Bulle Spes non confundit, n. 11) dont la voix va bien au-delà des chambres et des lits des établissements de soins où vous êtes. Vous stimulez et encouragez dans la charité « l’agir harmonieux de toute la société » (ibid.), dans une symphonie parfois difficile à réaliser mais très douce et forte, précisément pour cette raison, capable d’apporter la lumière et la chaleur là où elle est le plus nécessaire. Toute l’Église vous remercie ! Moi aussi, je vous remercie et je prie pour vous, en vous confiant à Marie, Santé des malades […] Je vous bénis, ainsi que vos familles et vos proches, et je vous demande, s'il vous plaît, de ne pas oublier de prier pour moi. Rome, Saint-Jean-de-Latran, 14 janvier 2025 François ■ « L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5) et nous rend forts dans l’épreuve MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS  À l'occasion de la XXXIII e Journée Mondiale du malade 11 février 202511 février 2025

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 55 Dimanche 9 février 2025 laP Parole DDominicale 5 ème Dimanche du Temps Ordinaire - Année C Introduction Chers Frères et sœurs en Christ, en ce dimanche où la lumière divine éclaire notre chemin, nous sommes conviés à plonger dans la profondeur des rencontres qui métamorphosent nos vies. Dans un monde souvent assombri par nos luttes, les lectures d'aujourd'hui nous rappellent que le contact avec le saint peut éveiller en nous une transformation radicale. À travers l'attitude d'Isaïe, le témoignage puissant de saint Paul et le récit inspirant de la vocation de Simon-Pierre, nous découvrons comment l'amour de Dieu peut nous éveiller et nous inviter à devenir des vecteurs de Sa grâce au sein de notre communauté martiniquaise. Points de réflexion •Isaïe, dans sa vision du temple, se trouve saisi par la majesté de Dieu. En cet instant sacré, alors qu’il se tient devant le Trône céleste, l’humilité l’envahit : « Malheur à moi ! Je suis un homme aux lèvres impures ». Ce cri intérieur révèle sa prise de conscience poignante de sa propre faiblesse. Toutefois, là où l’angoisse et le doute se cachent, l’ange de Dieu le purifie en effaçant ses péchés. Cela nous enseigne que la rencontre avec le divin ne se limite pas à la reconnaissance de nos failles, mais qu'elle nous ouvre également à la promesse d'un renouveau. Dieu, dans sa bienveillance, ne cesse de nous tendre la main, même lorsque nous ressentons que nous ne sommes pas à la hauteur. Lorsque Isaïe se voit interpellé par cette question sacrée : « Qui enverrai-je ? », il répond avec une disponibilité éblouissante : « Me voici, envoie- moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous rappelant que nos incertitudes ne doivent jamais freiner notre élan vers le besoin de service. •Saint Paul, de son côté, nous communique l’essence même de notre foi : « Je vous ai transmis en premier ce que j'ai moi-même reçu. » Ce message explosif de la résurrection nous apporte une bouffée d'espoir. La puissance de la résurrection triomphe de nos faiblesses et illumine nos cœurs assombris par l'angoisse. Paul nous assure que nous ne sommes pas seuls dans nos luttes ; la grâce divine nous accompagne, nous permettant de surmonter les obstacles qui se dressent sur notre chemin. En tant que chrétiens martiniquais, nous avons la magnifique responsabilité de témoigner de cette résurrection. C'est dans nos actes d'amour et de réconciliation, particulièrement envers les plus démunis, que nous manifestons notre foi. Nos faiblesses, lorsqu'elles s'ancrent dans la force de Dieu, peuvent devenir un témoignage éclatant de sa puissance salvatrice. •Dans le récit évangélique, la rencontre de Simon-Pierre avec Jésus nous transporte au bord du lac de Génésareth. Après une nuit sans succès dans la pêche, Simon, empreint de fatigue, obéit à l'instruction de Jésus de jeter ses filets « au large ». Par un acte de foi, malgré ses doutes, il est récompensé par une pêche miraculeuse. À ce moment, face à la révélation du pouvoir de Dieu, Simon s'écrie : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » Comme Isaïe, Simon se sent indigne. Mais là où il voit un échec, Jésus y discerne un potentiel incroyable. En Martinique, trop souvent, nous nous laissons écraser par notre image de faiblesse. Pourtant, Jésus nous appelle à dépasser ces limites et à répondre à cette invitation audacieuse qui nous pousse à prendre part à son projet d’amour. Chacun de nous est précieux et indispensable dans ce dessein divin. Conclusion Frères et sœurs, ouvrons nos cœurs à cet appel à une rencontre qui change tout. Que cette rencontre nous pousse à la purification comme Isaïe, à vivre dans la gratitude comme le psaume nous y incite, et à être des témoins vivants de la toute-puissance de Dieu avec saint Pierre et saint Paul. Ensemble, engageons- nous à devenir des instruments de paix et d’amour, à porter une lueur d’espérance et à témoigner de la bonté infinie de Dieu. Puisse notre engagement à annoncer la bonne nouvelle du Christ ressuscité forger un avenir radieux pour notre belle île de Martinique. Amen. Père Christophe Rebeccaï Vicaire dans les paroisses de Morne-des-Esses et Sainte-Marie ■ Isaïe 6,1-2a.3-8  •  Ps 137 (138)  •  1 Corinthiens 15,1-11  •  Luc 5,1-11  LITURGIE  La Rencontre qui Change Tout en effaçant ses péchés. Cela nous enseigne que la rencontre avec le divin ne se limite pas à la reconnaissance de nos failles, mais qu'elle nous ouvre également à la promesse Dieu, dans sa bienveillance, ne cesse de nous tendre la main, même lorsque nous ressentons que nous ne sommes pas à la hauteur. Lorsque Isaïe se voit interpellé par cette question « Qui enverrai-je ? », il répond avec une moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous rappelant que nos incertitudes ne doivent jamais freiner notre élan vers le besoin de saint Pierre et saint Paul. Ensemble, engageons- nous à devenir des instruments de paix et d’amour, à porter une lueur d’espérance et à témoigner de la bonté infinie de Dieu. Puisse notre engagement à annoncer la bonne nouvelle du Christ ressuscité forger un avenir radieux pour notre belle île de Martinique. Amen.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6956 En cette année 2025, le Dimanche de la santé aura pour thème : "Qui enverrai-je" ? (Isaïe  6,8). De quoi s’agit-il ? En Martinique, cet événement se vit en paroisse à l’occasion du  dimanche le plus proche du 11 février, soit le 9 février cette année. Elle a pour objectif  de mettre en lumière les soignants de tout horizon dans les communautés paroissiales.  L ’Eglise est présente sur le terrain de l’accompagnement, au sein des aumôneries hospitalières et des Services Évangéliques aux malades (SEM) des paroisses, avec ses équipes de bénévoles qui œuvrent aux côtés d’associations laïques où tant de personnes de bonne volonté s’engagent aussi. Il faut donc encourager tous ces volontaires, qui partout en Martinique dans les plus petits quartiers, les hôpitaux, les EHPAD, dans la discrétion et la simplicité, se rendent présents au jour le jour, à l’autre, celui qui est malade, seul, isolé. Lors de cette journée, une dimension fondamentale du Dimanche de la santé est de les inviter à approfondir leur engagement, à poursuivre leur formation, à donner du sens à ce service et à cette mission aussi en lien étroit avec l’enseignement de Jésus : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et je vous soulagerai » (Mt 11,28). L’accompagnement des personnes souffrantes apparaît donc clairement comme une priorité évangélique pour plusieurs raisons : D’une part, la nature profonde de l’Église s’exprime dans une triple tâche : • Annonce de la Parole de Dieu (kerygma- martyria), • Célébration des Sacrements (leitourgia), • Service de la charité(diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. La charité n’est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature, elle est une expression de son essence elle- même, à laquelle elle ne peut renoncer. (Deus Caritas Est - 25.a - Benoît XVI) D’autre part, le pape François, lors de la 32 ème Journée mondiale du malade indiquait : « Les malades, les fragiles, les pauvres, ceux qui souffrent, sont au cœur de l'Église et doivent aussi être au centre de nos attentions humaines et de nos sollicitudes pastorales. Ne l'oublions pas et confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie, Santé des malades, pour qu'elle intercède pour nous et nous aide à être des artisans de proximité et de relations fraternelles. » Pape François. (Message pour la 32 ème journée mondiale du malade : Rome, Saint-Jean-de- Latran, 10 janvier 2024) Enfin, force est de constater que dans notre société actuelle, deux types de Dimanche deDimanche de la Santéla Santé 20252025 L'accompagnement des personnes souffrantes : Une priorité évangélique VIE DU DIOCÈSE 6 D’autre part, le pape François, lors de

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 7 personnes ne correspondent pas à un idéal humain et sont souvent exclus : les personnes âgées et les malades. « L’Eglise est une mère, et une mère ne laissera jamais son enfant trébucher sans le prendre dans ses bras. » Pape François. C’est la raison pour laquelle la pastorale de la santé de la Martinique invite les chrétiens catholiques, d’être ceux qui, à contre-courant de ce monde, s’investissent pour répandre l’amour de Dieu à ceux qui souffrent et en ont le plus besoin. Nous ne devons pas agir timidement dans nos actions, car nous avons notre place dans la société de droit. Nous sommes autorisés à le faire, que ce soit par l’assistance religieuse, les interventions dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, et ceci au nom de la charité. Ce n’est pas un apostolat militant. La laïcité, c’est le vouloir vivre ensemble comme le levain dans la pâte. C’est notre mission. Malgré les messages d’interdiction, les chrétiens doivent avoir l’audace d’oser leur foi dans un acte d’amour solidaire. Les messages d’interdiction viennent de la sagesse des hommes (méfiance – peur), mais la sagesse divine n’est pas celle des hommes. Cette mission évangélique est donc fondamentale et vitale. personnes ne correspondent pas à un idéal humain et sont souvent exclus : sans le prendre dans ses bras. » Pape C’est la raison pour laquelle la pastorale de la santé de la Martinique invite les chrétiens catholiques, d’être ceux qui, à contre-courant de ce monde, Prière pour le Dimanche de la Santé 2025 D ieu de miséricorde touche-moi comme tu as purifié Isaïe au feu de ton amour J’entends ton appel : « Qui enverrai-je? » « Me voici, Seigneur » Jésus Sauveur, gardien et médecin de ma vie, que je prenne soin de toi en ceux et celles qui sont malades ou isolés. Au souffle de l’Esprit, je veux te reconnaître dans mes frères et sœurs souffrants et leur manifester ta bonté, ta Parole réconfortante. Tu me dis d’avancer au large et j’ai confiance. Envoie-moi. Carole Monmarché « Âgée de 58 ans, je suis visiteuse de malades et ministre de communion aux malades depuis 15 ans. Après chaque visite, quelle paix, quelle joie, quel bonheur. Je peux donc témoigner qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir (Actes 20,35). Que toute la gloire soit rendue à Dieu, car les malades sont rayonnants et une lumière brille dans leurs yeux lorsqu’ils reçoivent Jésus. » Le Seigneur nous appelle en tant que baptisé et il nous donne une mission. Il peut le faire directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas pour moi lorsque le responsable paroissial de la santé m’a demandé si je pouvais l’accompagner pour visiter les malades. J'étais un peu réticente puisque je travaillais le dimanche et cela m’apparaissait impossible. Puis, j'ai réfléchi ayant accompagné mon père et ma sœur malades qui sont partis très tôt. J’ai donc demandé à mon employeur s'il était possible que je ne travaille pas le premier dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne. Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi regarder les malades avec son regard à lui. Être chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères et sœurs malades." Rose : (Acajou – Paroisse de Saint-Christophe) Le Seigneur nous appelle en tant que baptisé et il nous donne une mission. Il peut le faire Marie : (Châteauboeuf – Paroisse de Saint-Christophe) Le Responsable Diocésain, Franck Smith ■ Témoignages dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne. Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne. Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne. en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire regarder les malades avec son regard à lui. Être l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi regarder les malades avec son regard à lui. Être l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin regarder les malades avec son regard à lui. Être chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin regarder les malades avec son regard à lui. Être de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères et sœurs malades." de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères et sœurs malades." de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6958 Le  8  février  l’Église  fait  mémoire  de  sainte  Joséphine Bakhita. La vie de Bakhita, avec son  passage de l’esclavage à la liberté et à la sainteté  est un exemple de la capacité à surmonter les  blessures profondes. Sa vie est un vrai chemin  de guérison sociale et spirituelle à la suite de sa  rencontre avec le Christ. La  Catéchèse  diocésaine,  en  lien  avec  la  Pastorale Sociétale, vous propose de découvrir  ou de redécouvrir Sainte Bakhita et de réfléchir  seul, en famille ou en groupe, sur la thématique  de nos esclavages. Qui est Sainte Bakhita ? S ainte Joséphine Bakhita est née au Soudan en 1869 et a été réduite à l’esclavage alors qu’elle n’était qu’une enfant. Par la suite, elle a été vendue à un diplomate italien et amenée en Italie. Plus tard, elle fut libérée avec l’aide des Sœurs Canossiennes Filles de la Charité. Grâce à elles, elle a découvert Dieu, qu’elle a fidèlement servi jusqu’à sa mort, en 1947. En octobre 2000, Joséphine Bakhita a été canonisée par le Pape Jean-Paul II. Parole de Dieu :Pour notre réflexion, prenons ce passage biblique : Galates 3,28 Questions : • Qu’est-ce qui vous marque dans la vie de Sainte Bakhita ? • Quelle espérance la vie de cette petite fille arrachée à sa famille, vendue, devenue esclave, peut-elle apporter à tous ceux qui souffrent aujourd'hui ? • En quoi Sainte Bakhita est-elle un modèle pour toi et pour ton pays Martinique ? Le Pape François, lors de son audience (11 octobre 2023) dit : Le pardon a libéré sainte Bakhita. D’abord celui reçu par « l’amour miséricordieux de Dieu », puis celui qu’elle a donné et qui a fait d’elle « une femme libre, joyeuse, capable d’aimer ». D’un service contraint en tant qu’esclave, elle a choisi ensuite le service comme « l’expression du don gratuit de soi », portant sur ses épaules les fardeaux d’autrui. Sa vie est « une parabole existentielle du pardon » ajoute le Souverain pontife. Son exemple nous aide à être libérés «de nos esclavages et de nos peurs » et « à démasquer nos hypocrisies et nos égoïsmes, à surmonter rancœurs et conflits ». Le pardon, conclut François, «ne t’enlève rien mais ajoute de la dignité à la personne, nous fait lever le regard vers les autres pour les voir aussi fragiles que nous, mais toujours frères et sœurs dans le Seigneur ». Pour aller plus loin, une page internet dédiée à cette thématique, comprend les éléments suivants : • Qui est Sainte Bakhita • La prière de Ste Bakhita Aussi, vous y trouverez des outils d’animation pour vos échanges en groupe avec : • Une fiche d’animation • Une suite de vidéos sur la question de l’esclavage et le rôle de l’Église en Martinique Sainte Joséphine Bakhita Dieu fait de nous des frères “Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent” (Ps 84) VIE DU DIOCÈSE Pour accéder à cette page internet, scanner le QR Code suivant : Pour accéder à cette page internet,

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 9 C’est le sujet de tous les sujets. La question de la liberté traverse toute la Bible en préoccupant  tous les penseurs Israélites comme Ben Sirac le Sage précisément dans Siracide 15, 15-20. Il  y affirme que l’homme est libre mais la liberté ne lui est pas donnée pour faire n’importe quoi.  Certes, il peut choisir le feu qui détruit plutôt que l’eau qui féconde, il peut cultiver la mort qui  met fin plutôt que la vie qui dure. M ais Dieu montre à l’homme où est le véritable épanouissement de son être et de sa liberté, et son amour ne cesse de l’y appeler, de le guider et de le porter vers ce but qui est Dieu lui- même. La vraie liberté doit nous conduire à sa Source qui est le Dieu Créateur. Or sur ce chemin vers Dieu, il faut des balises et des garde-fous pour ne pas tomber dans le vide, dans l’anéantissement de soi. Ce sont les règles de la vie, des religions et celles de la société. Toute véritable liberté nous conduit à l’accomplissement de notre être et non à son anéantissement grâce au choix normatif. Dans la société de nos jours où il faut changer les normes en érigeant les abymes et le néant en normes, comment puis-je être chrétien au cœur d’un tel monde ? Sinon qu’en restant greffé à celui qui Seul est capable de revendiquer le dépassement de toutes les morales, y compris la Loi de Dieu transmise par Moïse : Jésus-Christ. C’est en lui que notre liberté trouve son ultime exercice. « Vous avez appris…Eh bien moi je vous dis. » (Evangile de Matthieu 5, 17-37). Seul Jésus peut nous entrainer dans la vraie liberté. Il est le seul capable de nous soutenir et de nous aider à tenir bon dans l’exercice de cette liberté jusqu’à pardonner même nos déviations. Et Saint Paul nous indique que pour parvenir à faire le choix de la Vie de Dieu comme nous l’enseigne Ben Sirac le Sage, c’est en Jésus-Christ que cela peut se faire. Car c’est en Jésus que tout a été révélé. Il dépasse notre imagination et même nos plus profondes aspirations puisqu’il leur donne un accomplissement insoupçonné auquel nous ne pouvons atteindre de nous- mêmes ni même espérer. « Ce que personne n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait pas imaginé. » (1 Co. 2, 6-10) En Jésus, le mystère de la liberté, de la vie, de la fraternité universelle, de la solidarité avec les autres trouve son achèvement d’une manière inespérée. Comme pour répondre au psalmiste « Enseigne-moi le chemin de tes volontés » (Ps 118), le seul moyen que Jésus nous propose à nous chrétiens et à tout homme de bonne volonté, pour vivre en ce monde qui tombe dans l’anéantissement de soi par toutes sortes de lois contre l’homme (l’homosexualité – l’euthanasie des mineurs, des malades et des personnes âgées, destruction de l’espoir de la jeunesse par la loi du refus de soi et de son identité – la théorie du genre) c’est l’amour exigeant qui est source de renaissance continuelle. Célébrer donc le 14 février, la fête de l’amour, c’est célébrer cet amour exigeant. L’amour ne se force ni ne s’impose, mais Il se vit et se découvre comme un don à vivre. L’amour ne se revendique pas. Ce n’est pas en célébrant l’Amour que l’on aime véritablement. Mais l’Amour se reçoit et se donne en toute liberté. La seule et véritable Loi de Jésus qui fonde la vie et la liberté du chrétien que tu es, c’est la loi de l’Amour : Voir Dieu en toute personne et courir vers elle pour l’épanouissement et l’accomplissement de tous : voilà la mission de tout chrétien qui accomplit son être, voilà la meilleure façon de célébrer l’amour. Mon frère, ma soeur, tu es libre réellement quand tu aimes véritablement en Dieu et tu aimes véritablement quand tu es libre en Dieu. Grégoire-Sylvestre Gainsi■ Amour et Liberté, véritable pouvoir humainAmour et Liberté, véritable pouvoir humain

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Devenons de vrais disciples missionnaires... engagés et éclairés ! SÉMINAIRE D’ENTRÉE EN CARÊME 3, 4 et 5 mars 2025 Le séminaire des 3, 4 et 5 mars prochains est une excellente occasion d’entrer dans le temps  de Carême 2025. N’oublions pas que le Carême est un temps de combat spirituel, de tentations.  Chacun doit ainsi mettre en œuvre dans sa vie, avec plus d’intensité, la prière, le jeûne, le partage  et la conversion du cœur.  P ar ailleurs, en tant que chrétiens, nous sommes tous invités à témoigner comme d’authentiques « pèlerins de l’espérance » qui marchent vers le Seigneur. Ne sommes-nous pas tous des ambassadeurs de Christ dans le monde ? A ce titre, fortifiés et éclairés par la grâce, nous devons porter du fruit ! “Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure” (Jn 15, 16). Jésus nous envoie donc pour porter du fruit, pour témoigner. Comme ses disciples qu’il a formés, préparés et équipés, nous devons vivre la mission avec humilité, en portant du fruit en son nom. Retenons que quand Jésus envoie en mission, il donne aussi l’Esprit Saint. Nous ne sommes donc pas seuls. En cette année jubilaire, nous avons un rendez-vous important, du 3 au 5 mars, que nous ne devons pas rater. Nous ne porterons du fruit que si nous sommes ancrés dans l’amour de Dieu et de nos prochains. Il nous faut croire, vivre et annoncer la Bonne Nouvelle. Il ne peut avoir de synodalité féconde sans la formation des baptisés. Ne nous contentons pas de ce que nous avons appris au catéchisme enfant. Ressourçons- nous ! F ormons-nous pour que nous soyons “sel de la terre et lumière du monde” ! Mettons-nous en action pour remplir notre mission ! Intervenants : Des intervenants de qualité, invités et locaux, seront sur les trois sites afin de bien nous équiper pour être des disciples engagés et éclairés dans la mission. • Invités : P. Raoul Mambo, P. Roger Paulin, P. Paul Marie M’ba et P. Ferdinand Sebre • Intervenants locaux : - Mgr David Macaire, père Fortuné Gibon (Vicaire général), père Gilles Aïzo (Vicaire épiscopal) - Les prêtres Désiré Mintsa Mba, Arnack Dussaud Bokombe, Arnauld Houevoyeha, Michel Sellaye, Pierre Henderson. - Les diacres permanents Robert Maceno, Tony Allachy Sallachy, Christophe Poulolo. - Et des laïcs en responsabilité : Sylviane Rotsen, William Villageois, Hervé Cellamen, Maryse Audar, Bruneau Faustin, Raymonde Moudangui, Yves Dongue, Pascal Nadeau. VIE DU DIOCÈSE ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69510

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Justine Lordinot, Directrice diocésaine de la communication ■ Bénissons Dieu pour cette année jubilaire ! Il nous appelle à participer à son œuvre de salut pour ce monde. Soyons donc au rendez-vous des 3, 4 et 5 mars 2025 ! Bénissons Dieu pour cette année jubilaire ! Il nous appelle à participer à Billeterie Les tickets sont en vente au prix de 25 euros pour les 3 jours et sur le même site. Vous pouvez également acheter des tickets par jour au prix de 10 euros, utilisables sur n’importe quel site : • Ticket vert pour le lundi, • Ticket bleu pour le mardi, • Ticket violet pour le mercredi. Garderie Il est prévu, pour les enfants de 3 à 12 ans, une garderie pour le site du Lamentin (Palais des Sports). Le tarif est de 30 € pour les 3 jours. Les enfants bénéficieront de sorties, d’activités diverses et de goûters. Le déjeuner reste à la charge des parents. Contact : Mme Guylène Postdam Tél : 0696 25 62 69 > Informations pratiques 3 sites - 3 jours - 1 même programme Palais de Congrès du Lamentin • Millénium du Morne-Rouge • Stade En Camée de Rivière Pilote Portez la couleur de votre district ■ Jaune, pour le Nord Atlantique ■ Orange, pour le Grand Nord ■ Bleu, pour le Nord Caraïbe ■ Rouge, pour le Centre ■■ Blanc, pour le Sud ■ Vert, pour le Grand Sud Lieux de vente : • Sur Hello Asso (https://www.helloasso.com/associations/ association-diocesaine-de-la-martinique/ evenements/seminaire-d-entree-en-careme) • Librairie Immaculée Conception (Lamentin) • Librairie La Procure (Rond Point du Vietnam Héroïque, Fort-de-France) • Paroisses LUNDI 3 MARS MARDI 4 MARS MERCREDI 5 MARS 8h30 Ouverture des portes Ouverture des portes Ouverture des portes 9h00 Chapelet Chapelet Chapelet 9h45 Enseignement La mission de Jésus (Jn 3,16) Enseignement La maturité et la croissance spirituelle du disciple (Tite 1, 6-9) Enseignement Marie et la mission (Jn 19,27 et Jn 2, 4-5) 10h45 Enseignement Le baptême fait de moi un disciple de Jésus (Mt 10 et Ac 2,41) Enseignement Le baptême et la mission (Mt 28, 19-20) Enseignement L’Eglise et la mission (Jn 28, 19-20) 11h30 Démarche particulière Démarche particulière Démarche particulière 12h15 Angélus - Refrain à Marie Angélus - Refrain à Marie Angélus - Refrain à Marie 12h30 Pause déjeuner Pause déjeuner Pause déjeuner 13h45 Table Ronde Table Ronde Table Ronde 14h15 Enseignement Les freins qui m’empêchent d’être un vrai disciple (Rm 7, 19) Enseignement L’Esprit Saint fait de moi un témoin (Ac 1,8) Enseignement Vous êtes disciples missionnaires pour le salut du monde (1 Co 9, 16-12) 15h00 Ministère de prière Chants Ministère de prière Chants Ministère de prière Chants 16h15 Pause Pause Pause 16h30 Adoration Adoration Adoration 17h30 Messe Messe Messe ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 11

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69512 Du dimanche 26 au vendredi  31  janvier  de  cette  année,  le  Groupe  des  Spiritains  de la Martinique a accueilli  la  rencontre  annuelle,  en  présentiel,  de  l’Union  des  Circonscriptions  Nord- Amérique  et  des  Caraïbes,  en abrégé UCNAC. P endant une semaine, les Supérieurs majeurs de la Congrégation du Saint-Esprit sous la Protection du Cœur Immaculé, communément appelée Spiritains, des Etats-Unis d’Amérique, du TransCanada (partie anglophone), du Canada (partie francophone), de Porto Rico et République dominicaine, du Mexique, de la Guyane, de la Guadeloupe et de la Martinique, se sont donnés rendez-vous à la Maison des Spiritains à Didier en Martinique. Deux Supérieurs n’ont pas pu effectuer le déplacement : ceux de Haïti et de Trinidad. Avant de vous faire la synthèse de c ette rencontre, il sied de présenter, très rapidement l’UCNAC : ses membres, son but, ses objectifs et son organisation. Du point de vue membres, comme annoncé plus haut, l’UCNAC se compose des circonscriptions spiritaines situées en Amérique du Nord et dans les Caraïbes : Etats-Unis d’Amérique, Canada, TransCanada, Guyane française, Guadeloupe, Haïti, Martinique, Mexique, Porto Rico/République dominicaine, Trinidad). L’UCNAC poursuit le but de rassembler les Supérieurs des dites circonscriptions, en leur donnant la possibilité de réfléchir et d’animer la mission et le charisme de la Congrégation du Saint-Esprit, tout en renforçant par cette même occasion le sentiment d’appartenance à la Congrégation pour tous les membres présents (originaires et affectés) de la zone Nord Amérique et Caraïbes. Cette expérience est vécue au niveau de toute la Congrégation, à travers différentes zones géographiques du monde dans lesquelles sont présents les Spiritains. • Fournir un système de soutien aux Supérieurs Majeurs, • Favoriser la solidarité au sein de l’Union et de la Congrégation en ce qui concerne l’animation, la formation, les ressources humaines et financières et les situations d’urgence, • Une collaboration plus étroite avec le Conseil Général, basé à Rome, à travers des rapports et des discussions sur les priorités et les problèmes de la Congrégation, • Travailler ensemble pour permettre à tous les membres (Spiritains) de répondre aux orientations et aux programmes en cours du Conseil Général d’une manière qui harmonise et donne du sens aux documents et aux décisions en tenant compte des différents contextes régionaux, • Encourager chaque circonscription à vivre en son contexte propre sa mission prophétique selon la Règle de Vie Spiritaine, • Recevoir des rapports et pouvoir discuter de la factualité et des possibilités de projets communs, • Servir d’instrument de soutien pour les leaders spiritains en partageant des points communs, des préoccupations et des défis dans la vie des circonscriptions respectives, • Favoriser les communications, le soutien fraternel et la collaboration entre tous les membres de l’UCNAC, en particulier en ce qui concerne le respect de la mission, de la communauté et des besoins initiaux et continus de formation, • Promouvoir la formation continue des Spiritains des circonscriptions membres, • Promouvoir et organiser événements et activités qui favorisent l’intégration, le partage, l’analyse et le discernement de l’aventure missionnaire spiritaine au sein de l’Union, Les objectifs de l’UCNAC sont pluriels :  « L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? » 31  janvier  de  cette  année,  le  Groupe  des  Spiritains  de la Martinique a accueilli  la  rencontre  annuelle,  en  présentiel,  de  l’Union  des  Circonscriptions  Nord- Amérique  et  des  Caraïbes,  endant une semaine, les Supérieurs majeurs de la Congrégation du Saint-Esprit sous la Protection du Cœur Immaculé, communément appelée Spiritains, des Etats-Unis d’Amérique, en Martinique avez-vous dit ? » en Martinique avez-vous dit ? » VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 13 L’essentiel de la rencontre de Martinique• Discuter et planifier la possibilité de programmes de formation communs, par exemple Noviciat, Stage outre-mer, formation de deuxième cycle, y compris la bonne répartition étudiants-formateurs (Chapitre général Bagamoyo 1, 3.7), • Recevoir les commentaires d’une personne ou d’un groupe extérieur concernant l’état de la mission de l’Eglise et/ou de la Congrégation du Saint-Esprit, concernant le ministère de leadership ou de formation continue. Pour ce qui est de l’organisation, l’UCNAC a un Coordinateur (Supérieur Majeur de l’une des circonscriptions) qui assume ses fonctions pendant une année. Le Coordinateur assure le suivi des décisions communes qui doivent être mises en œuvre. En plus du Coordinateur, l’Union a un Secrétaire exécutif qui est nommé par les Supérieurs, lors de la réunion annuelle, pour un mandat de trois ans renouvelables indéfiniment. Le Secrétaire assiste le Coordinateur, il l’aide à préparer les réunions, à communiquer avec les circonscriptions membres, à recevoir et à distribuer les rapports de circonscription. Les Supérieurs Majeurs de l’UCNAC se retrouvent une fois par an pour honorer le but et les objectifs tels qu’enregistrés dans les statuts. Une réunion par visioconférence précède la rencontre annuelle. Le lieu de la rencontre en présentiel se fait de façon rotative. L’hôte de la réunion suivante devient par conséquent Coordinateur de l’UCNAC. La Province Spiritaine du Canada, partie francophone, a accueilli l’Union l’an dernier, en 2024. Le tour est revenu, cette fois, au Groupe des Spiritains de la Martinique d’abriter la rencontre de cette année 2025, du dimanche 26 au vendredi 31 janvier à la Maison des Spiritains de Didier, au 120 de la rue du Professeur Raymond Garcin, 97200 Fort-de- France. Sur les dix confrères attendus pour la rencontre de l’UCNAC « Martinique 2025 », deux n’ont pu effectuer le déplacement : Les Pères Ronald Mendes de Trinidad et Raynold Joseph de Haïti. Les huit autres, cependant, ont bel bien foulé la terre martiniquaise. Il s’agit des Pères : Jeffrey Duaime (du Conseil général, à Rome), John Forgaty (Etats- Unis d’Amérique), Oliver Iwuchukwu (TransCanada, partie anglophone), Augustin Kasongo Milamba (Canada, partie francophone), Isadan Kouka- Mbemba (Guadeloupe), Jude Monpoint (Guyane française), Fidelis Okafor (Mexique) et Canice Chukwuemeka Njoku (Porto Rico/République Dominicaine). Après installation et directives pour les modalités d’accueil, les Supérieurs de l’Union ont très vite adopté le projet d’ordre du jour ainsi que le planning de leur rencontre. Au programme : des moments de prière, de travail, de réflexion et de loisir. Le temps de prière commençait avec les laudes à 6h30 suivies de la messe à 7h00 le matin, ensemble avec les fidèles présents à la Chapelle des Spiritains. Les vêpres étaient célébrées le soir à 18h30, en petit comité, simultanément, en français et en anglais. Les travaux se déroulaient le matin (de 9h à 10h et de 10h30 à 11h30), entrecoupés par le déjeuner et le repos, et l’après-midi, de 15h30 à 16h30, avec une pause d’une demi-heure, et de 17h à 18h. Le mercredi 29 janvier, les Supérieurs de l’Union ont eu l’immense joie d’accueillir, à la Maison des Spiritains, l’Archevêque métropolitain de Saint Pierre et de Fort-de-France, Monseigneur David Macaire et Monsieur le Vicaire général, l’Abbé Fortuné Gibon, autour d’un déjeuner fraternel et amical. Dans l’après-midi de cette même journée, les Supérieurs ont effectué une visite guidée au Musée Père Robert Pinchon, membre de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritain), qui a tant marqué l’île de la Martinique par ses travaux comme botaniste et chercheur. Le lendemain, le jeudi 30, tous les confrères Spiritains du Groupe de Martinique ont rejoint les Supérieurs à Didier pour une excursion dont le Sacré Cœur de Balata fut le point de départ. Après un temps de recueillement sur les tombes de Monseigneur Paul Louis Joseph Lequien et les frères De Jaham (Charles et Eugène), tous trois membres de la Congrégation du Saint-Esprit, la délégation a quitté Balata pour le Sanctuaire Notre-Dame de la Délivrande au Morne-Rouge. Deux temps forts y ont été vécus : le recueillement sur les tombes des confrères Spiritains et la visite de la Maison des volcans. Avant de rentrer sur Fort-de-France, les Supérieurs et le Groupe des Spiritains de Martinique ont marqué une pause déjeuner au Carbet. Le retour des Supérieurs de l’Union a commencé le vendredi 31 janvier après la messe d’action de grâce. Père Caleb Yvon MIANTUASILA TONTA, C.S.Sp., Supérieur du Groupe des Spiritains de Martinique ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69514 Quelle est la place de Dieu dans le milieu laïc de l’hôpital ? Qui enverrai-je ? Le père Robert-Marie Beaufour est aumônier au C.H.U. Pierre Zobda- Quitman, à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant ainsi  qu’au Centre hospitalier Emma Ventura. À l’occasion de la Journée  mondiale du malade (11 février), il témoigne de sa mission d’écoute et  de consolation auprès des patients à un moment crucial de leur vie :  un moment de souffrance et de fragilité où le doute, l’inquiétude, sont  très présents. Il voit l’hôpital comme le lieu de grandes souffrances  et de fragilité, mais aussi de grâces et de réconciliation.  Dieu, est-il à l’hôpital ? D epuis novembre 2022, date à laquelle le Seigneur m’a appelé à rejoindre l’aumônerie des hôpitaux, j’ai entendu le « cri de la soif », une plainte qui jaillit des entrailles du CHUM. « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple…, et j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer… » (Exode 3, 7-8). En tournée à l’unité des soins intensifs polyvalents, une infirmière m’interpelle : « Peut-être que votre visite pourrait aider le patient de la chambre 11. ». J’entre et aussitôt, un cri jaillit de la pièce froide et sombre : « J’ai faim, donnez-moi du pain ! Du pain ! Du pain ! ». Cri existentiel d’un homme hospitalisé en 2023. L’homme a faim, faim de quoi ? Du pain vivant, qui est descendu du ciel. (Jean 6, 51). « Qui enverrai-je ? » (Isaïe 6, 8) C’est le thème proposé par la Conférence des évêques de France pour le dimanche de la santé. Qui enverrai-je porter le pain aux affamés, aux malades, aux agonisants, aux mourants, aux soignants ? 11 FÉVRIER - JOURNÉE MONDIALE DES MALADESDOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 15 Le pain de la parole de Dieu :  Le pain de la compassion, de la proximité, de l’écoute :  Le pain de la prière :  Le pain du pardon :  Mamie Pierrette, 85 ans, hospitalisée au service de gériatrie, m’interpelle : « mon père, j’ai faim de la Parole de Dieu. Je n’ai rien ici, ramenez-moi la Parole de Dieu s’il vous plaît ! » « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4) « Qui enverrai-je pour offrir ma parole ? » Merci aux bienfaiteurs ! Dans les couloirs des urgences, un homme m’interpelle. Il a vu une dame âgée congestionnée en grande détresse. Lui ne demande rien pour la personne qu’il visite mais, il entend le « SOS d’un terrain en détresse », les gémissements d’une femme qui pourrait être sa mère. Pensant que j’étais un agent hospitalier, il me supplie de faire quelque chose pour cette dame âgée. Aussitôt, je la prends par la main, mon regard plongé dans son regard exténué et anxieux, j’approche l’oreille de sa bouche : « Monsieur, monsieur, pourquoi ? - Pourquoi on me fait ça ? Je ne comprends pas. Quel mal ai-je fait ? Pourquoi l’on m’a attaché ? Je vous promets monsieur que je n’ai commis aucun crime, je n’ai fait de mal à personne ». « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » (Mt 9, 36). « Qui enverrai-je pour compatir aux souffrances de mon peuple ? ». Merci aux hommes de bonne volonté ! Au cours de notre rencontre mensuelle de prière et de relecture pastorale, Julien, visiteur de malade à Pierre Zobda-Quitman, témoigne : En discutant avec le malade, il avoue ne pas connaître de prière. Immédiatement, je lui propose la prière des enfants de Dieu : « Notre Père qui es aux cieux … » Aussitôt, il me répondit : « Oh la, la, c’est bon ! Comme c’est bon ! C’est trop bon ! Encore, encore ! » Alors j’ai repris la prière avec lui, une deuxième fois puis une troisième fois. « Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, … » (Mt 6, 9). « Qui enverrai-je pour apprendre à mon peuple à prier ? » « Le prêtre ! Le prêtre ! Le prêêêtreeeeee ! » A peine entré dans sa chambre, Marcel n’en croit pas ses yeux, un prêtre lui rend visite ! Jour de joie, jour d’émerveillement, le salut est entré chez lui. « Mon père, je ne peux plus rien pour ma carcasse, mais s’il vous plaît, sauvez mon âme ! » Confronté à une longue maladie, Marcel a eu le temps de méditer, de faire son examen de conscience, une introspection : « C’est le moment de sauver mon âme ! » Il reconnaît ses péchés, qu’il s’est longtemps égaré. Tant de regrets et d’amertume. « Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : Zachée, descends vite : aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. » (Luc 19,5) « Qui enverrai-je pour pardonner mon peuple ? » Merci aux prêtres !

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69516 Le pain de la gratitude : Le pain de l’eucharistie :  Le pain du témoignage :  Le pain de  la consolation :  « Mon père, je veux faire dire une messe d’action de grâces pour mes « mouches à miel » ! S’il vous plaît, mes « mouches à miel », ce sont toutes les infirmières du service. Elles sont formidables. Elles sont aux petits soins avec moi. Jour et nuit. Je les appelle, elles viennent à ma rencontre. Beaucoup disent du mal des soignants, mais il faut rendre grâce pour tous ceux qui font bien leur travail. » « Qui enverrai-je pour soigner mon peuple ? » Merci aux soignants ! Jeudi matin, à l’issue de la messe à Emma Ventura, je rends visite à mamie Jeannine pour lui offrir le Pain des anges. « Père Robert-Marie, je ne suis pas prête, on m’a fait la toilette tardivement, je n’ai pas eu le temps de prier ce matin. Je ne peux pas recevoir Jésus dans cet état ! Mon père, repassez, s’il vous plaît. On ne reçoit pas Jésus comme on mange un « kawo » de dachine ou de fruit à pain ! » « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. » « Qui enverrai-je pour nourrir mon peuple ? » Merci aux ministres extraordinaires de la communion aux malades ! Au service de neurologie, Antoinette se remet doucement des conséquences d’un accident vasculaire cérébral (AVC). A la suite de sa rencontre avec l’équipe des visiteurs un mardi après-midi, elle émet la demande que le prêtre vienne la voir. Elle me témoigne tout d’abord qu’elle a laissé l’Eglise catholique depuis quelques années pour suivre les témoins de Jéhovah puis les adventistes. Elle a toujours eu faim des Saintes Ecritures. Elle désirait qu’on lui explique la Parole de Dieu. « J’allais à la messe, mais les homélies ne me nourrissaient pas. Je ne comprenais rien. Alors j’ai trouvé une nourriture auprès d’autres confessions qui sont venues me voir à domicile alors que j’étais malade. Quand ils ont parlé de l’idolâtrie mariale, je me suis débarrassée des statues et j’ai quitté l’Eglise catholique. » Reprenant avec elle la Parole de Dieu, ouvrant son intelligence aux Saintes Ecritures, son visage commençait à s’illuminer, les écailles tombaient de ses yeux, et c’est alors que surgit, tel un ange, une infirmière. Elle lui demande sa permission pour demander au prêtre la bénédiction de Dieu. Aussitôt, elle accepta, toute surprise et émerveillée de cette requête. L’infirmière s’agenouilla et demanda, les yeux levés au ciel : « Je demande à Dieu la grâce de la patience et de la bienveillance pour mes patients. » Aussitôt, la malade s’exclama : « Papa, Seigneur Dieu ! C’est ce que tu me fais alors ! Tu me dis de revenir à l’Eglise catholique ! » Des larmes de joie ont perlé son visage. Quelque temps après elle me rappelle : « Mon père, je veux donner mon Denier de l’Eglise, ça fait trop longtemps ! » « Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi, je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. » (Mt 10, 32) « Qui enverrai-je pour témoigner en ma faveur ? » Merci aux témoins audacieux de l’évangile ! « Mon père, je suis une pécheresse ! J’ai fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de mal autour de moi. Comme je regrette, je n’ai pas su prendre soin du temple que je suis. Je souffre. Durant ma dépression, je me suis isolée, je n’ai pas voulu partager avec les autres ma souffrance. J’ai tout gardé pour moi. Je demande pardon à tout le monde. Oh, comme je souffre, mais je n’arrive pas à pleurer ! » Le troisième jour. « Padre, j’ai vécu une terrible humiliation. Mais avec le recul, je rends grâce, parce que cet événement douloureux a fait voler en éclats toutes les digues de mon cœur et les larmes ont coulé, je reprends enfin goût à la vie. Oh, je ne maquille pas la vérité. J’ai prié Dieu sans conviction, mais Il m’a entendue, Il m’a exaucée. J’ai ressenti l’eau qui jaillit au-dedans de moi. » « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Rm 7,19). Merci à l’équipe d’aumônerie ! 11 FÉVRIER - JOURNÉE MONDIALE DES MALADESDOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 17 « Qui enverrai-je pour consoler  mon peuple ? »  Frères et sœurs, je rends grâce à Dieu, pour son appel à devenir prêtre, pour son appel à devenir aumônier des hôpitaux, pour son appel à exercer son ministère de miséricorde et de consolation au CHUM, auprès des malades et du personnel hospitalier. Je rends grâce à Dieu pour toute l’équipe d’aumônerie, les visiteurs, les bénévoles, les sacristines, les animateurs d’assemblée, les chorales, les ministres extraordinaires de communion aux malades, les sentinelles de la miséricorde, les bienfaiteurs avec lesquels j’ai plaisir à œuvrer au quotidien pour la gloire de Dieu, le salut des âmes : DEO GRATIAS ! Bien-aimés, je vous livre par ce petit recueil de témoignages, le « cri de la soif » des malades, des agents hospitaliers, le désir de mon cœur, le cri de ma chair. Prions d’un seul cœur pour que l’oasis de miséricorde du Seigneur s’établisse dans tous les organes du CHUM, pour que tous ceux et celles qui y sont hospitalisés, qui y travaillent soient tellement régénérés par la parole de Dieu, la prière, les sacrements, les témoignages, les onctions d’huile, deviennent à leur tour les artères de la miséricorde divine, les vaisseaux qui transportent le Précieux Sang du Christ de son Divin Cœur vers les organes de tous les membres de son Corps. Amen ! Je n’ai pas entendu ton Amen ?! Amen fort ! Amen Alléluia ! Alors si toi aussi, tu veux être une « artère » de la divine miséricorde, n’hésite pas à te rapprocher de ta paroisse, pour discerner avec ton curé et ses équipes, là où le Seigneur t’attend. Il t’appelle : « Qui enverrai-je ? » Là où tu es, comme tu es, entre dans la joie de ton maître ! « Me voici : envoie-moi ! » (Isaïe 6, 8)  En cette année jubilaire, le pape François nous invite à être des « pèlerins d’espérance », à manifester la tendresse, l’amour de Dieu à tous ceux qui crient leur soif, à tous ceux qui attendent un signe d’espérance. « J’étais malade et vous m’avez visité. » (Matthieu 25, 36)) Les œuvres de miséricorde sont des œuvres d’Espérance. Parmi celles-ci la visite des malades. Leurs souffrances seront apaisées dans la proximité de la rencontre avec le visiteur. Quand « visite » rime avec « baume » de la Parole de Dieu, du Témoignage, de la Prière, de l’Ecoute, de la Compassion, de la Communion au Corps du Christ. « Consolez, consolez mon peuple, parlez au cœur de Jérusalem… » (Isaïe 40, 1) Consoler, parler au cœur de l’Homme, c’est le rôle de l’Eglise. C’est elle qui au nom du Seigneur nous envoie en mission auprès des malades. Nous sommes envoyés en mission au sein d’une équipe, solidement ancrée dans une petite communauté ecclésiale. Si la réponse est personnelle, c’est ensemble avec les autres visiteurs, en communion avec le curé et notre archevêque, que nous avançons en disciples missionnaires, comme un seul corps, le Corps du Christ. Être une « artère » de la divine miséricorde, devenir disciple missionnaire nous engage à développer notre intelligence de la foi, à discerner et cultiver les talents et charismes, à suivre une formation permanente : humaine, spirituelle, catéchétique, intellectuelle et pastorale. Tout au long de l’année, la Pastorale Diocésaine de la Santé propose des sessions de formation ainsi qu’une récollection à tous ses membres, aux équipes d’aumônerie, visiteurs, ministres de communion aux malades, secouristes, à ceux qui gravitent autour des malades, aux aidants familiaux et aux soignants. Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM ■ Père Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoire Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM ■ • 1 ère session de formation pour les districts Sud et Grand Sud : Paroisse de Rivière Salée. Samedi 8 février de 8h à 12h. Nous méditerons la référence biblique : Luc 24,13-35. • 2 ème session de formation pour les districts Centre et Nord Caraïbes : Paroisse de Bellevue. Samedi 8 mars de 8h à 12h. Nous méditerons la référence biblique : Marc 6,30-31. • 3 ème session de formation pour les districts Grand Nord et Nord Atlantique : Paroisse de Sainte Marie. Samedi 10 mai de 8h à 12h. Nous méditerons la référence biblique : Matthieu 18,19-22. La rencontre débutera par la messe à 8h30. Munissez-vous des 3B (Bible, Bic, Bloc-notes). Pour tous renseignements contactez : Franck au 0696 27 32 31 ou Yves-Marie au 0696 85 22 00. Prochain module de formation « La relecture pastorale, un outil pour la vie en équipe. » (Formation à la Lectio Divina) Nous vous donnons également rendez-vous le dimanche 16 février de 15h à 17h à l‛église saint Antoine de Padoue (Terres Sainville), pourune conférence autour du thème : « Le chrétien face à la maladie. » D‛un seul cœur, unis dans la prière, demandons à Notre- Dame de Lourdes, Santé des Malades, de nous aider à vivre ce jubilé d‛espérance, dans un enracinement plus profond de la Parole de Dieu et dans une vie fraternelle plus authentique. ■✔ ■✔ Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM Bic, Bloc-notes).Bic, Bloc-notes). Pour tous renseignements contactez : Pour tous renseignements contactez : Franck au 0696 27 32 31 Franck au 0696 27 32 31 ou Yves-Marie au 0696 85 22 00.Yves-Marie au 0696 85 22 00. A vos agendas : Nous vous donnons également Nous vous donnons également

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69518 ➊  Pourquoi ce séminaire qui se tiendra durant le carnaval ? Ce séminaire s’inscrit dans la logique et  dans la prolongation du Congrès mission  puisque l’objectif, c’est Pentecôte 2025.  L’évêque souhaite, alors, envoyer en  mission tout le diocèse. Ce séminaire  est une continuité, mais également une  préparation pour continuer à vivre les  grâces du congrès mission et à être prêt  pour juin 2025. D’ailleurs, le thème  proposé pour le Carême gravite autour  de la mission, c’est pour permettre aux  fidèles d’être prêts pour l’œuvre de Dieu  à la Pentecôte. ➋  Quelles ont été les retombées du Congrès mission qui s’est tenu au mois de septembre ? Le Congrès mission a permis de montrer  à tout le diocèse, à tous les catholiques  ce que nous avons comme richesse. Il  a été l’occasion de témoigner de ce qui  se vit en paroisse et dans les groupes de  prière. Après avoir vu, après avoir fait le  tour, certains ont voulu s’engager dans la  mission et œuvrer pour l’Eglise. Après  ce congrès, l’évêque a souhaité que se  tiennent des « minis Congrès missions »  au sein des différentes paroisses afin  d’écouter les congressistes. Cela a  permis encore de recruter tous ceux  qui souhaitaient s’engager, mais  n’osaient toujours pas faire le pas. Ce  fut également l’occasion de revenir  sur les thématiques et problématiques  qui n’avaient pas été bien assimilées  pendant le Congrès mission. Ce congrès  a été une vraie réussite. ➌  Quel retour est attendu après ce séminaire ? Tout d’abord, trois lieux :  Morne- Rouge, Lamentin et Rivière-Pilote.  Un seul thème. On a voulu faire  une unicité. Auparavant, chacun  faisait sa petite sauce. Cette année  est exceptionnelle puisque c’est  l’année jubilaire. En outre, nous  fêtons le jubilé de notre évêque,  puisque cela fera dix ans qu’il est au  service du diocèse de la Martinique.  Depuis ma nomination en tant que  vicaire épiscopal en 2020, je mène  un combat pour rassembler les gens,  pour que nous puissions faire les  choses ensemble. Pour ce Jubilé  universel, diocésain, on s’est dit que  l’on s’assied ensemble et on écoute  le même enseignement. Le même  prédicateur, le même programme  pour tous. L’avantage est que  cela permet de faire l’unité et de  permettre aux gens de ne pas trop se  déplacer. Dans un souci écologique :  moins de pollution. Dans un souci  économique : moins de dépenses.  Ainsi, les uns et les autres  apprécieront la richesse du diocèse  puisque la plupart des intervenants  sont des Martiniquais. Nous avons,  quand même, joué l’ouverture en  invitant des intervenants extérieurs.  Pour s’engager, il faut être formé.  Ce séminaire est voulu comme un  temps de formation. Il est nécessaire  d’expliquer aux gens pourquoi il faut  aller en mission, pourquoi il faut  donner. Donc mieux comprendre  ce que l’on attend d’eux, pour que  le temps de Carême et le temps de  Pâques soient l’occasion de digérer  le message afin de s’engager.  ➍  N’est-ce pas une façon d’empêcher les chrétiens de faire le carnaval ? Dans la vie de foi, il y a toujours  des choix à opérer. Quand on  chemine, quand on croit en Jésus,  il y a des moments où il faut faire  des choix. Nous constatons une  dégradation du carnaval. Il n’est  pas très propre. Les corps sont de  plus en plus dénudés. Il n’y a plus de  pudeur. Alors que notre corps est le  temple de l’Esprit saint. Il est sacré.  Il nous appartient donc de cheminer  et d’opter pour ce qui est cohérent  avec ma foi. Il y a quand même  quelques îlots de créativité et de  recherche. Le carnaval demeure un  lieu d’expression non-négligeable. ➍  En guise de conclusion, quel message adressez-vous aux chrétiens afin de les inciter à prendre part à ce séminaire ? Si nous ne partageons pas la parole  de Dieu que nous avons reçue, si  nous ne sommes pas formés pour  que la Parole puisse s’enraciner,  notre foi risque de devenir tiède.  Nous serons des chrétiens tièdes  et le diable va rapidement prendre  possession de nous. Il faut connaître  et être pour Jésus, afin d’être des  amoureux du Christ. Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ ? Question AN TJÈ LÉGLIZ-LA ‘‘ Notre diocèse organise les 3, 4 et 5 mars un séminaire d’entrée en Carême sur le thème  « devenez de vrais disciples missionnaires ». Une session unique répartie sur trois lieux. Le  père Gilles Aïzo, vicaire épiscopal répond à quelques questions, à ce sujet.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 19 Agenda de l’Archevêque Du 6 au 10 février : • Visite pastorale du district Centre Est Samedi 8 février : • 17h30 : Messe anticipée à la paroisse de Saint-Christophe Dimanche 9 février : • 6h : Messe télévisée "Le jour du Seigneur" à la paroisse du Vauclin • 10h : Messe à la paroisse de Coridon Lundi 10 février : • 6h45 : Messe aux Eaux Jaillissantes Mercredi 12 février : • Rencontre avec les confirmands des paroisses de Balata, Bellevue, Cathédrale, De Briant et Terres-Sainville • Rencontre avec le groupe Misericordia Jeudi 13 février : • Visite du Centre Pénitentiaire de Ducos Du 15 au 16 : • Week-end des fiancés Dimanche 16 février : • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Lundi 17 février : • Réunion avec la paroisse de Balata Mercredi 19 février : • Rencontre avec les confirmands de la paroisse de Lamentin (1 er groupe) Du 20 au 24 février : • Visite pastorale du district Grand Sud (Les horaires des messes ne nous ont pas été communiqués.) ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT-DE-FRANCE CEDEX Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui,je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon domicile. LÉGUEZ à l’Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏Mme ❏Melle    ❏M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINIQUE 99.5 - 101.3 et105.1 MHz www.radiosaintlouis.com Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort-de-France Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr

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Bienheureuse Vierge Marie de Lourdesde Lourdes Mardi 11 février

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