Que le Seigneur nous aide à répondre à son appel et que nous devenions des missionnaires ! En ce Dimanche de la Santé, que le Seigneur accorde la santé de l’âme et du corps à tous et à chacun ! Bonne santé physique et spirituelle !
SOMMAIRE
- EDITORIAL
- MOT DE L'ÉVÊQUE - "Le Potomitan et le Toit"
- ÉGLISE UNIVERSELLE - Message du Pape François à l'occasion de la XXXIIIe Journée Mondiale du malade
- LITURGIE
- VIE DU DIOCESE
- Dimanche de la Santé 2025 L'accompagnement des personnes souffrantes : Une priorité évangélique"
- Sainte Joséphine Bakhita Dieu fait de nous des frères
- Amour et Liberté, véritable pouvoir humain
- Séminaire d’entrée en carême
- « L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? »
- PAGES JEUNES
- DOSSIER "JOURNÉE MONDIALE DES MALADES"
- AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Pourquoi un séminaire de carême pendant les jours gras ?"
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RÉDACTEUR EN CHEF : P. Crépin HOUNZA
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Eglise
en MARTINIQUE
N° 695
REVUE DIOCÉSAINE
BIMENSUELLE – 2,00 €
9 FÉVRIER 2025
Hommage au père Filopon
LeSeigneur n’appelle pas des gens capables :
il rend capables ceux qu’il appelle.
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2
3
Sommaire
T
oute vocation est avant tout un appel de Dieu à une mission.
Le sens étymologique du mot vocation « vocare = appeler »
l’exprime bien. Dieu prend l’initiative et parfois le risque
d’appeler qui il veut, quand il veut et où il veut. Le contexte, le
moment et le lieu de l’appel peuvent être différents, mais il s’inscrit
toujours dans une rencontre personnelle de l’appelé avec Dieu sur
fond de liberté. Dieu laisse le choix de répondre à son appel. Il ne
nous oblige pas. Mais il nous fait comprendre que le secret du bonheur
est à découvrir dans le « oui » à sa suite.
Le malheur de beaucoup de jeunes, qui ont tout et pourtant manquent
de tout parce que l’essentiel leur fait défaut, ne peut se résoudre
que dans le discernement de leur vocation et de leur mission dans
l’Eglise et le monde. Nous faisons le triste constat que les vocations
manquent, non parce que Dieu n’appelle plus, mais parce que la
plupart ne veulent pas répondre, soit ils sont spirituellement sourds,
soit ils ont peur, soit ils ont du mal à discerner. Le monde et parfois
l’église elle-même ne les aident pas à répondre.
Depuis le Congrès mission, de nombreux messages ne cessent de nous
répéter que tous les baptisés sont appelés à devenir des missionnaires.
Connaître le programme des séminaires que nous présentons dans
cette parution est un moyen d’envisager de vivre autrement les
jours gras cette année avec le thème « Devenons de vrais disciples
missionnaires… engagés et éclairés. » 3 sites, 3 jours 1 même
programme !
Dans l’engouement de la Saint Valentin, le 14 février, fête populaire
des amoureux, le Père Gainsi nous propose une réflexion sur l’amour
et la liberté. Il développe la manière dont les chrétiens devraient
comprendre et vivre leur liberté et leur amour en relation avec Dieu
et la société.
Le 11 février, nous célébrons la fête de Notre-Dame de Lourdes. A
cette occasion, nous pensons dans nos prières et dans nos actions aux
malades, aux soignants et à tous ceux qui s’engagent dans la Pastorale
de la santé pour répondre à l’appel de Dieu. Le pape François,
pour la Journée mondiale des malades, reprend le thème du jubilé
et le complète avec des mots d’encouragement dans la maladie :
« l’espérance ne déçoit pas ; elle rend plus fort dans l’épreuve ». Le
père Robert s’inspire du message de la Conférence des évêques de
France et témoigne de son expérience pastorale en milieu hospitalier.
Il partage sa vocation et sa mission au service des malades, des familles
et du personnel soignant. Il souligne comment la présence, la foi
et le soutien spirituel sont essentiels pour apporter consolation et
espoir aux patients, aux familles et au personnel soignant. Il est aidé
pastoralement par des personnes de bonne volonté qui servent avec
amour le Seigneur à travers leurs frères et sœurs éprouvés.
Que le Seigneur nous aide à répondre à son appel et que nous
devenions des missionnaires !
En ce Dimanche de la Santé, que le Seigneur accorde la santé de l’âme
et du corps à tous et à chacun ! Bonne santé physique et spirituelle !
Père Crépin Hounza ■
Qui enverrai-je ?
La mission d’aujourd’hui et de demain
EDITORIAL
MOT DE L’EVÊQUE
LITURGIE
VIE DU DIOCÈSE
• La Parole Dominicale
• Qui enverrai-je ?
Quelle est la place de Dieu dans le milieu
laïc de l’hôpital ?
• Xxxx
• Dimanche de la Santé 2025
L'accompagnement des personnes
souffrantes : Une priorité évangélique
• Sainte Joséphine Bakhita
Dieu fait de nous des frères
• Amour et Liberté, véritable pouvoir humain
• Séminaire d’entrée en carême
• « L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? »
• Le Potomitan et le Toit
• Message du Pape François à l'occasion
de la XXXIII
e
Journée Mondiale du malade
3
• Message du Pape François à l'occasion • Message du Pape François à l'occasion
EGLISE UNIVERSELLE
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AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18
Dossier : 11 FÉVRIER -
JOURNÉE MONDIALE DES MALADES
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EDITORIAL 2
AGENDA DE L'EVEQUE 19
DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR
RÉDACTEUR EN CHEF : père Crépin HOUNZA
MISE EN PAGE – IMPRESSION
Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 3
D
ans le temple dont le Christ
est « la pierre angulaire »,
qu’en est-il des prêtres et
des responsables pastoraux ? Sont-ils
des « potomitan » de la communauté
ou des toits protecteurs ? Un
« potomitan » porte tout : il est fort ;
un toit protège tout : il est large…
Un « potomitan » n’a besoin de
personne ; il peut tenir tout seul quand
tout s’effondre autour. Il ne protège
pas, il supporte, voilà tout. Un toit
au contraire se confie à l’architecture,
à l’harmonie et à la cohérence de
l’immeuble qu’il protège et sur lequel
il repose. La solidité de l’ensemble
est sa joie et sa gloire. Un toit donne
sa vie. Pour son immeuble : il prend
des coups, du vent, des projectiles,
la foudre et la pluie pour sauver
l’édifice.
Lorsque nos prêtres et nos
responsables d’Église sont considérés
comme des « potomitan », l’Église
avance plus vite. Il y a un pilote dans
l’avion. Il y a des initiatives. Certains
fidèles sont alors rassurés de se
confier en toute chose à des clercs
domestiqués au service de l’Église. Par
contre, la moindre difficulté, voire le
moindre projet, soulève des critiques,
des murmures, des soupçons. Les uns
récriminent contre ceux « toujours
les mêmes » qui auraient dû faire
ceci ou cela et les autres contre ceux
« qui ne lèvent pas le petit doigt ».
Les responsables fatigués, tout en se
plaignant du suivisme de leurs frères,
y trouvent une justification de leur
hégémonie poteau-mitanesque et une
certaine autosatisfaction !
Par contre, lorsque nos prêtres et
nos responsables se comportent
comme des toits (ou comme des
fondations) l’Église va plus loin. Elle
repose avant tout sur la cohésion
de ses membres qui devient un
passage obligé (Jésus n’a-t-Il pas dit :
« Aimez-vous les uns les autres. » ?).
La communauté dont le pasteur est
avant tout un « protecteur » plutôt
qu’un « gouverneur » fait grandir à
chaque évènement, même les plus
négatifs, le besoin de rencontre, de
bienveillance, de confiance et de
Charité. Chacun ayant la claire vision
de ce qu’il doit faire et la force de
l’accomplir, expérimente le fait d’être
utile à tous.
Dans une église aux responsables
« potomitan », les charismes des
chef(fe)s semblent indispensables.
Tout tourne autour. Des paroisses sont
curé-dépendantes. Des groupes sont
addicts à leur leader. Si le chef s’en va,
la communauté prend des années à
s’en remettre. C’est une fragilité !
Dans une église dont les responsables
s’attèlent à ce que chacun ait sa
place (active) dans la vie courante,
les pasteurs, plus apaisés, apportent
sans crainte ni orgueil le meilleur
d’eux-mêmes dans une respiration
synodale. La communion, signe de
la Présence du Christ, s’inscrit dans
le long terme. C’est une force !
Fondé sur l’Évangile, le temple
du Seigneur s’érige en Pierres
Vivantes, c’est-à-dire les fidèles.
Le tout est protégé. La mission des
pasteurs est un toit, une porte qui
leur montre le ciel.
Que soient donc entre nous
l’amour et l’unité ; dans l’Esprit, la
confiance et la fraternité.
Marchons d’un même pas au
souffle baptismal et participons
donc au chemin synodal.
+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France
■
Le Potomitan
(1)
et le Toit
MOT DE L’ÉVÊQUE
Un bon potomitan portait un bâtiment. Un toit bien plus modeste recouvrait une maison.
Le brave potomitan, fier de sa position, montrait sa robustesse et sa force crânement
Toujours indispensable, sans fin incontournable ; considéré par tous comme un irremplaçable.
Le toit ne portait rien, il semblait invisible. Les humains ignoraient sa présence son action.
Comme passaient les années tout se mit à vieillir. Le pilier moins vaillant se sentait bien chargé.
Le toit, lui aussi marqué par l’ancienneté, était de moins en moins capable de servir.
Quand le pilier croula, la maison s’effondra, Quand le toit s’affaiblit, l’édifice resta
Et on se rendit compte que le toit discrètement avait fait que chacun assume sa fonction.
Les parties de l’immeuble se tenaient mutuellement, protégées par le toit au cours de leurs missions !
1
Potomitan : poteau porteur
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6954
EGLISE UNIVERSELLE
C
hers frères et sœurs,
Nous célébrons la 33ème Journée
mondiale du Malade de l’année
jubilaire 2025 où l’Église nous invite à
devenir des « pèlerins de l’espérance ».
Nous sommes accompagnés en cela par la
Parole de Dieu. Saint Paul nous donne un
message très encourageant : « L’espérance
ne déçoit pas » (Rm 5, 5), elle nous rend
même forts dans les épreuves.
[…]
Arrêtons-nous donc un instant pour
réfléchir sur la présence de Dieu auprès
de ceux qui souffrent, en particulier
sous trois aspects qui la caractérisent :
la rencontre, le don et le partage.
1.
La rencontre. Lorsque Jésus envoie
les soixante-douze disciples
en mission (cf. Lc 10, 1-9), il les exhorte
à dire aux malades : « Le Royaume de
Dieu est proche pour vous » (v. 9). Il leur
demande, en d’autres termes, de les aider
à saisir dans l’infirmité, même si elle est
douloureuse et difficile à comprendre,
une occasion de rencontrer le Seigneur.
Dans la maladie, en effet, si d’une part
nous ressentons toute notre fragilité de
créatures - physique, psychologique
et spirituelle -, nous faisons d’autre
part l’expérience de la proximité et de
la compassion de Dieu qui, en Jésus, a
partagé notre souffrance. Il ne nous
abandonne pas et nous surprend
souvent par le don d’une ténacité que
nous n’aurions jamais cru avoir et que
nous n’aurions jamais trouvée par nous-
mêmes.
La maladie devient alors l’occasion d’une
rencontre qui nous change, la découverte
d’un rocher inébranlable auquel nous
pouvons nous accrocher pour affronter
les tempêtes de la vie. C’est une expérience
qui nous rend plus forts même dans
le sacrifice parce que nous sommes
davantage conscients de ne pas être seuls.
C’est pourquoi l’on dit que la douleur porte
toujours en elle un mystère de salut : elle
nous fait expérimenter la proche et réelle
consolation qui vient de Dieu, au point
de « connaître la plénitude de l’Évangile
avec toutes ses promesses et sa vie » (Saint
Jean-Paul II, Discours aux jeunes, Nouvelle-
Orléans, 12 septembre 1987).
2.
Et cela nous amène à la deuxième
piste de réflexion : le don. Jamais
comme dans la souffrance nous ne nous
rendons davantage compte que toute
espérance vient du Seigneur, et qu’elle est
avant tout un don à accueillir et à cultiver
en restant, selon une belle expression de
Madeleine Delbrêl, « fidèles à la fidélité
de Dieu » (Cf. Nous autres, gens des rues,
Livre de vie, 1966).
[…]
3.
Nous en arrivons ainsi au troisième
aspect, celui du partage. Les lieux
où l’on souffre sont souvent des lieux de
partage, où l’on s’enrichit mutuellement.
Combien de fois on apprend à espérer
au chevet d’un malade ! Combien de fois
on apprend à croire en se tenant près de
ceux qui souffrent ! Combien de fois on
découvre l’amour en se penchant sur
ceux qui sont dans le besoin ! En d’autres
termes, on se découvre être des “anges”
de l’espérance, des messagers de Dieu
les uns pour les autres, tous ensemble :
malades, médecins, infirmières, membres
de la famille, amis, prêtres, religieux et
religieuses ; là où l’on se trouve : dans les
familles, les cliniques, les centres de soins,
les hôpitaux et les dispensaires. […]
Chers malades, chers frères et sœurs qui
portez assistance à ceux qui souffrent, vous
avez plus que jamais en ce Jubilé un rôle
particulier à jouer. Votre marche avec
les autres est un signe pour chacun, « un
hymne à la dignité humaine, un chant
d’espérance » (Bulle Spes non confundit,
n. 11) dont la voix va bien au-delà des
chambres et des lits des établissements
de soins où vous êtes. Vous stimulez
et encouragez dans la charité « l’agir
harmonieux de toute la société » (ibid.),
dans une symphonie parfois difficile
à réaliser mais très douce et forte,
précisément pour cette raison, capable
d’apporter la lumière et la chaleur là où
elle est le plus nécessaire.
Toute l’Église vous remercie ! Moi aussi, je
vous remercie et je prie pour vous, en vous
confiant à Marie, Santé des malades […]
Je vous bénis, ainsi que vos familles et vos
proches, et je vous demande, s'il vous plaît,
de ne pas oublier de prier pour moi.
Rome, Saint-Jean-de-Latran, 14 janvier 2025
François
■
« L’espérance ne déçoit pas » (Rm 5, 5)
et nous rend forts dans l’épreuve
MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
À l'occasion de la XXXIII
e
Journée Mondiale du malade
11 février 202511 février 2025
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 55
Dimanche 9 février 2025
laP Parole DDominicale
5
ème
Dimanche du Temps Ordinaire - Année C
Introduction
Chers Frères et sœurs en Christ, en ce dimanche
où la lumière divine éclaire notre chemin, nous
sommes conviés à plonger dans la profondeur
des rencontres qui métamorphosent nos
vies. Dans un monde souvent assombri par
nos luttes, les lectures d'aujourd'hui nous
rappellent que le contact avec le saint peut
éveiller en nous une transformation radicale. À
travers l'attitude d'Isaïe, le témoignage puissant
de saint Paul et le récit inspirant de la vocation
de Simon-Pierre, nous découvrons comment
l'amour de Dieu peut nous éveiller et nous
inviter à devenir des vecteurs de Sa grâce au
sein de notre communauté martiniquaise.
Points de réflexion
•Isaïe, dans sa vision du temple, se trouve
saisi par la majesté de Dieu. En cet instant sacré,
alors qu’il se tient devant le Trône céleste,
l’humilité l’envahit : « Malheur à moi ! Je suis un
homme aux lèvres impures ». Ce cri intérieur
révèle sa prise de conscience poignante de sa
propre faiblesse. Toutefois, là où l’angoisse et
le doute se cachent, l’ange de Dieu le purifie
en effaçant ses péchés. Cela nous enseigne
que la rencontre avec le divin ne se limite
pas à la reconnaissance de nos failles, mais
qu'elle nous ouvre également à la promesse
d'un renouveau.
Dieu, dans sa bienveillance, ne cesse de nous
tendre la main, même lorsque nous ressentons
que nous ne sommes pas à la hauteur. Lorsque
Isaïe se voit interpellé par cette question
sacrée :
« Qui enverrai-je ? », il répond avec une
disponibilité éblouissante : « Me voici, envoie-
moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous
rappelant que nos incertitudes ne doivent
jamais freiner notre élan vers le besoin de
service.
•Saint Paul, de son côté, nous communique
l’essence même de notre foi : « Je vous ai
transmis en premier ce que j'ai moi-même
reçu. » Ce message explosif de la résurrection
nous apporte une bouffée d'espoir. La
puissance de la résurrection triomphe de nos
faiblesses et illumine nos cœurs assombris
par l'angoisse. Paul nous assure que nous ne
sommes pas seuls dans nos luttes ; la grâce
divine nous accompagne, nous permettant
de surmonter les obstacles qui se dressent
sur notre chemin.
En tant que chrétiens martiniquais, nous avons
la magnifique responsabilité de témoigner
de cette résurrection. C'est dans nos actes
d'amour et de réconciliation, particulièrement
envers les plus démunis, que nous manifestons
notre foi. Nos faiblesses, lorsqu'elles s'ancrent
dans la force de Dieu, peuvent devenir un
témoignage éclatant de sa puissance salvatrice.
•Dans le récit évangélique, la rencontre de
Simon-Pierre avec Jésus nous transporte au
bord du lac de Génésareth. Après une nuit
sans succès dans la pêche, Simon, empreint
de fatigue, obéit à l'instruction de Jésus de
jeter ses filets « au large ». Par un acte de foi,
malgré ses doutes, il est récompensé par une
pêche miraculeuse. À ce moment, face à la
révélation du pouvoir de Dieu, Simon s'écrie
: « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un
homme pécheur. »
Comme Isaïe, Simon se sent indigne. Mais là où
il voit un échec, Jésus y discerne un potentiel
incroyable. En Martinique, trop souvent,
nous nous laissons écraser par notre image
de faiblesse. Pourtant, Jésus nous appelle
à dépasser ces limites et à répondre à cette
invitation audacieuse qui nous pousse à
prendre part à son projet d’amour. Chacun
de nous est précieux et indispensable dans
ce dessein divin.
Conclusion
Frères et sœurs, ouvrons nos cœurs à cet
appel à une rencontre qui change tout. Que
cette rencontre nous pousse à la purification
comme Isaïe, à vivre dans la gratitude comme
le psaume nous y incite, et à être des témoins
vivants de la toute-puissance de Dieu avec
saint Pierre et saint Paul. Ensemble, engageons-
nous à devenir des instruments de paix et
d’amour, à porter une lueur d’espérance
et à témoigner de la bonté infinie de
Dieu. Puisse notre engagement à
annoncer la bonne nouvelle du
Christ ressuscité forger un avenir
radieux pour notre belle île de
Martinique. Amen.
Père Christophe Rebeccaï
Vicaire dans les paroisses
de Morne-des-Esses
et Sainte-Marie ■
Isaïe 6,1-2a.3-8 • Ps 137 (138) • 1 Corinthiens 15,1-11 • Luc 5,1-11
LITURGIE
La Rencontre qui Change Tout
en effaçant ses péchés. Cela nous enseigne
que la rencontre avec le divin ne se limite
pas à la reconnaissance de nos failles, mais
qu'elle nous ouvre également à la promesse
Dieu, dans sa bienveillance, ne cesse de nous
tendre la main, même lorsque nous ressentons
que nous ne sommes pas à la hauteur. Lorsque
Isaïe se voit interpellé par cette question
« Qui enverrai-je ? », il répond avec une
moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous moi ! ». Son acte de foi résonne en nous, nous
rappelant que nos incertitudes ne doivent
jamais freiner notre élan vers le besoin de
saint Pierre et saint Paul. Ensemble, engageons-
nous à devenir des instruments de paix et
d’amour, à porter une lueur d’espérance
et à témoigner de la bonté infinie de
Dieu. Puisse notre engagement à
annoncer la bonne nouvelle du
Christ ressuscité forger un avenir
radieux pour notre belle île de
Martinique. Amen.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6956
En cette année 2025, le Dimanche de la santé aura pour thème : "Qui enverrai-je" ? (Isaïe
6,8). De quoi s’agit-il ? En Martinique, cet événement se vit en paroisse à l’occasion du
dimanche le plus proche du 11 février, soit le 9 février cette année. Elle a pour objectif
de mettre en lumière les soignants de tout horizon dans les communautés paroissiales.
L
’Eglise est présente sur le terrain
de l’accompagnement, au sein des
aumôneries hospitalières et des
Services Évangéliques aux malades
(SEM) des paroisses, avec ses équipes
de bénévoles qui œuvrent aux côtés
d’associations laïques où tant de
personnes de bonne volonté s’engagent
aussi. Il faut donc encourager tous ces
volontaires, qui partout en Martinique
dans les plus petits quartiers, les
hôpitaux, les EHPAD, dans la discrétion
et la simplicité, se rendent présents
au jour le jour, à l’autre, celui qui est
malade, seul, isolé. Lors de cette journée, une dimension
fondamentale du Dimanche de la
santé est de les inviter à approfondir
leur engagement, à poursuivre leur
formation, à donner du sens à ce service
et à cette mission aussi en lien étroit avec
l’enseignement de Jésus : « Venez à moi,
vous qui peinez sous le poids du fardeau,
et je vous soulagerai » (Mt 11,28).
L’accompagnement des personnes
souffrantes apparaît donc clairement
comme une priorité évangélique pour
plusieurs raisons :
D’une part, la nature profonde de l’Église
s’exprime dans une triple tâche :
• Annonce de la Parole de Dieu (kerygma-
martyria),
• Célébration des Sacrements (leitourgia),
• Service de la charité(diakonia).
Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une
l’autre et qui ne peuvent être séparées
l’une de l’autre. La charité n’est pas pour
l’Église une sorte d’activité d’assistance
sociale qu’on pourrait aussi laisser à
d’autres, mais elle appartient à sa nature,
elle est une expression de son essence elle-
même, à laquelle elle ne peut renoncer.
(Deus Caritas Est - 25.a - Benoît XVI)
D’autre part, le pape François, lors de
la 32
ème
Journée mondiale du malade
indiquait : « Les malades, les fragiles,
les pauvres, ceux qui souffrent, sont au
cœur de l'Église et doivent aussi être
au centre de nos attentions humaines
et de nos sollicitudes pastorales. Ne
l'oublions pas et confions-nous à la
Très Sainte Vierge Marie, Santé des
malades, pour qu'elle intercède pour
nous et nous aide à être des artisans de
proximité et de relations fraternelles. »
Pape François. (Message pour la 32
ème
journée mondiale du malade : Rome,
Saint-Jean-de- Latran, 10 janvier 2024)
Enfin, force est de constater que dans
notre société actuelle, deux types de
Dimanche deDimanche de
la Santéla Santé 20252025
L'accompagnement des personnes souffrantes :
Une priorité évangélique
VIE DU DIOCÈSE
6
D’autre part, le pape François, lors de
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 7
personnes ne correspondent pas à un
idéal humain et sont souvent exclus :
les personnes âgées et les malades.
« L’Eglise est une mère, et une mère ne
laissera jamais son enfant trébucher
sans le prendre dans ses bras. » Pape
François.
C’est la raison pour laquelle la pastorale
de la santé de la Martinique invite
les chrétiens catholiques, d’être ceux
qui, à contre-courant de ce monde,
s’investissent pour répandre l’amour de
Dieu à ceux qui souffrent et en ont le
plus besoin.
Nous ne devons pas agir timidement dans
nos actions, car nous avons notre place
dans la société de droit. Nous sommes
autorisés à le faire, que ce soit par
l’assistance religieuse, les interventions
dans les écoles, les hôpitaux, les prisons,
et ceci au nom de la charité. Ce n’est pas
un apostolat militant. La laïcité, c’est le
vouloir vivre ensemble comme le levain
dans la pâte. C’est notre mission. Malgré
les messages d’interdiction, les chrétiens
doivent avoir l’audace d’oser leur foi
dans un acte d’amour solidaire. Les
messages d’interdiction viennent de la
sagesse des hommes (méfiance – peur),
mais la sagesse divine n’est pas celle des
hommes.
Cette mission évangélique est donc
fondamentale et vitale.
personnes ne correspondent pas à un
idéal humain et sont souvent exclus :
sans le prendre dans ses bras. » Pape
C’est la raison pour laquelle la pastorale
de la santé de la Martinique invite
les chrétiens catholiques, d’être ceux
qui, à contre-courant de ce monde,
Prière pour le
Dimanche
de la Santé 2025
D
ieu de miséricorde
touche-moi comme
tu as purifié Isaïe
au feu de ton amour
J’entends ton appel :
« Qui enverrai-je? »
« Me voici, Seigneur »
Jésus Sauveur,
gardien et médecin de ma
vie,
que je prenne soin de toi
en ceux et celles qui sont
malades ou isolés.
Au souffle de l’Esprit,
je veux te reconnaître
dans mes frères et sœurs
souffrants
et leur manifester ta bonté,
ta Parole réconfortante.
Tu me dis d’avancer au
large
et j’ai confiance.
Envoie-moi.
Carole Monmarché
« Âgée de 58 ans, je suis visiteuse de malades et ministre de communion aux malades
depuis 15 ans. Après chaque visite, quelle paix, quelle joie, quel bonheur. Je peux donc
témoigner qu'il y a plus de joie à donner qu'à recevoir (Actes 20,35). Que toute la gloire
soit rendue à Dieu, car les malades sont rayonnants et une lumière brille dans leurs yeux
lorsqu’ils reçoivent Jésus. »
Le Seigneur nous appelle en tant que baptisé et il nous donne une mission. Il peut le faire
directement ou par un intermédiaire. Ce fut le cas pour moi lorsque le responsable paroissial
de la santé m’a demandé si je pouvais l’accompagner pour visiter les malades. J'étais un
peu réticente puisque je travaillais le dimanche et cela m’apparaissait impossible. Puis,
j'ai réfléchi ayant accompagné mon père et ma sœur malades qui sont partis très tôt.
J’ai donc demandé à mon employeur s'il était possible que je ne travaille pas le premier
dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne.
Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur
en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle
aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui
laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire
l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi
regarder les malades avec son regard à lui. Être
chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin
de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères
et sœurs malades."
Rose : (Acajou – Paroisse de Saint-Christophe)
Le Seigneur nous appelle en tant que baptisé et il nous donne une mission. Il peut le faire
Marie : (Châteauboeuf – Paroisse de Saint-Christophe)
Le Responsable Diocésain, Franck Smith ■
Témoignages
dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne.
Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur
dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne.
Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur
dimanche du mois, ce qu’il a accepté, car il trouvait la cause bonne.
en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle
Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur
en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle
Cela fait 10 ans que je suis au service. Servir le Seigneur
aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui
en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle
aventure. Marcher à la suite du Christ, c’est lui
en visitant les malades, ceux qui souffrent, est une belle
laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire
l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi
laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire
l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi
laisser notre vie. Lui faire confiance, croire et faire
regarder les malades avec son regard à lui. Être
l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi
regarder les malades avec son regard à lui. Être
l’expérience de Dieu dans le quotidien, c’est aussi
chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin
regarder les malades avec son regard à lui. Être
chrétien, c'est communier au Christ, devenir témoin
regarder les malades avec son regard à lui. Être
de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères
et sœurs malades."
de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères
et sœurs malades."
de sa présence et de sa miséricorde pour nos frères
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 6958
Le 8 février l’Église fait mémoire de sainte
Joséphine Bakhita. La vie de Bakhita, avec son
passage de l’esclavage à la liberté et à la sainteté
est un exemple de la capacité à surmonter les
blessures profondes. Sa vie est un vrai chemin
de guérison sociale et spirituelle à la suite de sa
rencontre avec le Christ.
La Catéchèse diocésaine, en lien avec la
Pastorale Sociétale, vous propose de découvrir
ou de redécouvrir Sainte Bakhita et de réfléchir
seul, en famille ou en groupe, sur la thématique
de nos esclavages.
Qui est Sainte Bakhita ?
S
ainte Joséphine Bakhita est née au Soudan en 1869 et
a été réduite à l’esclavage alors qu’elle n’était qu’une
enfant. Par la suite, elle a été vendue à un diplomate
italien et amenée en Italie. Plus tard, elle fut libérée avec l’aide
des Sœurs Canossiennes Filles de la Charité. Grâce à elles, elle
a découvert Dieu, qu’elle a fidèlement servi jusqu’à sa mort, en
1947. En octobre 2000, Joséphine Bakhita a été canonisée par
le Pape Jean-Paul II.
Parole de Dieu :Pour notre réflexion, prenons ce passage
biblique : Galates 3,28
Questions :
• Qu’est-ce qui vous marque dans la vie de Sainte Bakhita ?
• Quelle espérance la vie de cette petite fille arrachée à sa
famille, vendue, devenue esclave, peut-elle apporter à tous
ceux qui souffrent aujourd'hui ?
• En quoi Sainte Bakhita est-elle un modèle pour toi et pour
ton pays Martinique ?
Le Pape François, lors de son audience (11 octobre 2023)
dit :
Le pardon a libéré sainte Bakhita. D’abord celui reçu par « l’amour
miséricordieux de Dieu », puis celui qu’elle a donné et qui a fait
d’elle « une femme libre, joyeuse, capable d’aimer ».
D’un service contraint en tant qu’esclave, elle a choisi ensuite
le service comme « l’expression du don gratuit de soi », portant
sur ses épaules les fardeaux d’autrui. Sa vie est « une parabole
existentielle du pardon » ajoute le Souverain pontife.
Son exemple nous aide à être libérés «de nos esclavages et de
nos peurs » et « à démasquer nos hypocrisies et nos égoïsmes, à
surmonter rancœurs et conflits ». Le pardon, conclut François, «ne
t’enlève rien mais ajoute de la dignité à la personne, nous fait
lever le regard vers les autres pour les voir aussi fragiles que nous,
mais toujours frères et sœurs dans le Seigneur ».
Pour aller plus loin, une page internet dédiée à cette
thématique, comprend les éléments suivants :
• Qui est Sainte Bakhita
• La prière de Ste Bakhita
Aussi, vous y trouverez des outils d’animation pour vos échanges
en groupe avec :
• Une fiche d’animation
• Une suite de vidéos sur la question de l’esclavage et le rôle
de l’Église en Martinique
Sainte Joséphine
Bakhita
Dieu fait de nous des frères
“Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent” (Ps 84)
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 9
C’est le sujet de tous les sujets. La question de la liberté traverse toute la Bible en préoccupant
tous les penseurs Israélites comme Ben Sirac le Sage précisément dans Siracide 15, 15-20. Il
y affirme que l’homme est libre mais la liberté ne lui est pas donnée pour faire n’importe quoi.
Certes, il peut choisir le feu qui détruit plutôt que l’eau qui féconde, il peut cultiver la mort qui
met fin plutôt que la vie qui dure.
M
ais Dieu montre à l’homme où est
le véritable épanouissement de
son être et de sa liberté, et son
amour ne cesse de l’y appeler, de le guider
et de le porter vers ce but qui est Dieu lui-
même. La vraie liberté doit nous conduire
à sa Source qui est le Dieu Créateur. Or sur
ce chemin vers Dieu, il faut des balises et
des garde-fous pour ne pas tomber dans
le vide, dans l’anéantissement de soi. Ce
sont les règles de la vie, des religions et
celles de la société. Toute véritable liberté
nous conduit à l’accomplissement de notre
être et non à son anéantissement grâce au
choix normatif.
Dans la société de nos jours où il faut
changer les normes en érigeant les abymes
et le néant en normes, comment puis-je
être chrétien au cœur d’un tel monde ?
Sinon qu’en restant greffé à celui qui Seul
est capable de revendiquer le dépassement
de toutes les morales, y compris la Loi de
Dieu transmise par Moïse : Jésus-Christ. C’est
en lui que notre liberté trouve son ultime
exercice. « Vous avez appris…Eh bien moi
je vous dis. » (Evangile de Matthieu 5, 17-37).
Seul Jésus peut nous entrainer dans la vraie
liberté. Il est le seul capable de nous soutenir
et de nous aider à tenir bon dans l’exercice
de cette liberté jusqu’à pardonner même
nos déviations.
Et Saint Paul nous indique que pour
parvenir à faire le choix de la Vie de Dieu
comme nous l’enseigne Ben Sirac le Sage,
c’est en Jésus-Christ que cela peut se faire.
Car c’est en Jésus que tout a été révélé. Il
dépasse notre imagination et même nos
plus profondes aspirations puisqu’il leur
donne un accomplissement insoupçonné
auquel nous ne pouvons atteindre de nous-
mêmes ni même espérer. « Ce que personne
n’avait vu de ses yeux ni entendu de ses
oreilles, ce que le cœur de l’homme n’avait
pas imaginé. » (1 Co. 2, 6-10) En Jésus, le
mystère de la liberté, de la vie, de la fraternité
universelle, de la solidarité avec les autres
trouve son achèvement d’une manière
inespérée.
Comme pour répondre au psalmiste
« Enseigne-moi le chemin de tes volontés »
(Ps 118), le seul moyen que Jésus nous
propose à nous chrétiens et à tout homme
de bonne volonté, pour vivre en ce monde
qui tombe dans l’anéantissement de soi
par toutes sortes de lois contre l’homme
(l’homosexualité – l’euthanasie des
mineurs, des malades et des personnes
âgées, destruction de l’espoir de la jeunesse
par la loi du refus de soi et de son identité
– la théorie du genre) c’est l’amour exigeant
qui est source de renaissance continuelle.
Célébrer donc le 14 février, la fête de l’amour,
c’est célébrer cet amour exigeant. L’amour
ne se force ni ne s’impose, mais Il se vit et se
découvre comme un don à vivre. L’amour ne
se revendique pas. Ce n’est pas en célébrant
l’Amour que l’on aime véritablement. Mais
l’Amour se reçoit et se donne en toute
liberté. La seule et véritable Loi de Jésus
qui fonde la vie et la liberté du chrétien
que tu es, c’est la loi de l’Amour : Voir Dieu
en toute personne et courir vers elle pour
l’épanouissement et l’accomplissement
de tous : voilà la mission de tout chrétien
qui accomplit son être, voilà la meilleure
façon de célébrer l’amour. Mon frère, ma
soeur, tu es libre réellement quand tu
aimes véritablement en Dieu et tu aimes
véritablement quand tu es libre en Dieu.
Grégoire-Sylvestre Gainsi■
Amour et Liberté, véritable pouvoir humainAmour et Liberté, véritable pouvoir humain
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Devenons de vrais disciples missionnaires... engagés et éclairés !
SÉMINAIRE D’ENTRÉE EN CARÊME
3, 4 et 5 mars 2025
Le séminaire des 3, 4 et 5 mars prochains est une excellente occasion d’entrer dans le temps
de Carême 2025. N’oublions pas que le Carême est un temps de combat spirituel, de tentations.
Chacun doit ainsi mettre en œuvre dans sa vie, avec plus d’intensité, la prière, le jeûne, le partage
et la conversion du cœur.
P
ar ailleurs, en tant que
chrétiens, nous sommes tous
invités à témoigner comme
d’authentiques « pèlerins de
l’espérance » qui marchent vers le
Seigneur. Ne sommes-nous pas tous
des ambassadeurs de Christ dans le
monde ? A ce titre, fortifiés et éclairés
par la grâce, nous devons porter du
fruit ! “Ce n’est pas vous qui m’avez
choisi, c’est moi qui vous ai choisis
et établis, afin que vous alliez, que
vous portiez du fruit, et que votre
fruit demeure” (Jn 15, 16).
Jésus nous envoie donc pour porter
du fruit, pour témoigner. Comme ses
disciples qu’il a formés, préparés
et équipés, nous devons vivre la
mission avec humilité, en portant
du fruit en son nom. Retenons que
quand Jésus envoie en mission, il
donne aussi l’Esprit Saint. Nous ne
sommes donc pas seuls.
En cette année jubilaire, nous avons
un rendez-vous important, du 3 au 5
mars, que nous ne devons pas rater.
Nous ne porterons du fruit que si
nous sommes ancrés dans l’amour
de Dieu et de nos prochains. Il
nous faut croire, vivre et annoncer
la Bonne Nouvelle.
Il ne peut avoir de synodalité
féconde sans la formation des
baptisés. Ne nous contentons pas
de ce que nous avons appris au
catéchisme enfant. Ressourçons-
nous ! F ormons-nous pour que nous
soyons “sel de la terre et lumière du
monde” ! Mettons-nous en action
pour remplir notre mission !
Intervenants :
Des intervenants de qualité, invités et locaux,
seront sur les trois sites afin de bien nous équiper
pour être des disciples engagés et éclairés dans
la mission.
• Invités : P. Raoul Mambo, P. Roger Paulin, P. Paul
Marie M’ba et P. Ferdinand Sebre
• Intervenants locaux :
- Mgr David Macaire, père Fortuné Gibon (Vicaire
général), père Gilles Aïzo (Vicaire épiscopal)
- Les prêtres Désiré Mintsa Mba, Arnack Dussaud
Bokombe, Arnauld Houevoyeha, Michel Sellaye,
Pierre Henderson.
- Les diacres permanents Robert Maceno, Tony
Allachy Sallachy, Christophe Poulolo.
- Et des laïcs en responsabilité : Sylviane Rotsen,
William Villageois, Hervé Cellamen, Maryse
Audar, Bruneau Faustin, Raymonde Moudangui,
Yves Dongue, Pascal Nadeau.
VIE DU DIOCÈSE
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69510
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Justine Lordinot, Directrice diocésaine de la communication ■
Bénissons Dieu pour cette année jubilaire ! Il nous appelle à participer à
son œuvre de salut pour ce monde.
Soyons donc au rendez-vous des 3, 4 et 5 mars 2025 !
Bénissons Dieu pour cette année jubilaire ! Il nous appelle à participer à
Billeterie
Les tickets sont en vente au prix de 25 euros pour les 3 jours
et sur le même site.
Vous pouvez également acheter des tickets par jour au prix
de 10 euros, utilisables sur n’importe quel site :
• Ticket vert pour le lundi,
• Ticket bleu pour le mardi,
• Ticket violet pour le mercredi. Garderie
Il est prévu, pour les enfants de 3 à 12 ans, une
garderie pour le site du Lamentin (Palais des
Sports). Le tarif est de 30
€ pour les 3 jours.
Les enfants bénéficieront de sorties, d’activités
diverses et de goûters. Le déjeuner reste à la
charge des parents.
Contact : Mme Guylène Postdam
Tél : 0696 25 62 69
> Informations pratiques
3 sites - 3 jours - 1 même programme
Palais de Congrès du Lamentin • Millénium du Morne-Rouge • Stade En Camée de Rivière Pilote
Portez la couleur de votre district
■ Jaune, pour le Nord Atlantique
■ Orange, pour le Grand Nord
■ Bleu, pour le Nord Caraïbe
■ Rouge, pour le Centre
■■ Blanc, pour le Sud
■ Vert, pour le Grand Sud
Lieux de vente :
•
Sur Hello Asso
(https://www.helloasso.com/associations/
association-diocesaine-de-la-martinique/
evenements/seminaire-d-entree-en-careme)
• Librairie Immaculée Conception (Lamentin)
• Librairie La Procure (Rond Point du Vietnam Héroïque, Fort-de-France)
• Paroisses
LUNDI 3 MARS MARDI 4 MARS MERCREDI 5 MARS
8h30 Ouverture des portes Ouverture des portes Ouverture des portes
9h00 Chapelet Chapelet Chapelet
9h45
Enseignement
La mission de Jésus
(Jn 3,16)
Enseignement
La maturité et la croissance
spirituelle du disciple
(Tite 1, 6-9)
Enseignement
Marie et la mission
(Jn 19,27 et Jn 2, 4-5)
10h45
Enseignement
Le baptême fait de moi
un disciple de Jésus
(Mt 10 et Ac 2,41)
Enseignement
Le baptême et la mission
(Mt 28, 19-20)
Enseignement
L’Eglise et la mission
(Jn 28, 19-20)
11h30 Démarche particulière Démarche particulière Démarche particulière
12h15 Angélus - Refrain à Marie Angélus - Refrain à Marie Angélus - Refrain à Marie
12h30 Pause déjeuner Pause déjeuner Pause déjeuner
13h45 Table Ronde Table Ronde Table Ronde
14h15
Enseignement
Les freins qui m’empêchent
d’être un vrai disciple
(Rm 7, 19)
Enseignement
L’Esprit Saint
fait de moi un témoin
(Ac 1,8)
Enseignement
Vous êtes disciples missionnaires
pour le salut du monde
(1 Co 9, 16-12)
15h00
Ministère de prière
Chants
Ministère de prière
Chants
Ministère de prière
Chants
16h15 Pause Pause Pause
16h30 Adoration Adoration Adoration
17h30 Messe Messe Messe
ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 11
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69512
Du dimanche 26 au vendredi
31 janvier de cette année,
le Groupe des Spiritains
de la Martinique a accueilli
la rencontre annuelle, en
présentiel, de l’Union des
Circonscriptions Nord-
Amérique et des Caraïbes,
en abrégé UCNAC.
P
endant une semaine, les Supérieurs
majeurs de la Congrégation du
Saint-Esprit sous la Protection du
Cœur Immaculé, communément appelée
Spiritains, des Etats-Unis d’Amérique,
du TransCanada (partie anglophone), du Canada
(partie francophone), de Porto Rico et République
dominicaine, du Mexique, de la Guyane, de la
Guadeloupe et de la Martinique, se sont donnés
rendez-vous à la Maison des Spiritains à Didier en
Martinique. Deux Supérieurs n’ont pas pu effectuer
le déplacement : ceux de Haïti et de Trinidad.
Avant de vous faire la synthèse de c
ette rencontre,
il sied de présenter, très rapidement l’UCNAC :
ses membres, son but, ses objectifs et son
organisation.
Du point de vue membres, comme annoncé plus haut,
l’UCNAC se compose des circonscriptions spiritaines
situées en Amérique du Nord et dans les Caraïbes :
Etats-Unis d’Amérique, Canada, TransCanada, Guyane
française, Guadeloupe, Haïti, Martinique, Mexique,
Porto Rico/République dominicaine, Trinidad).
L’UCNAC poursuit le but de rassembler les Supérieurs
des dites circonscriptions, en leur donnant la
possibilité de réfléchir et d’animer la mission et
le charisme de la Congrégation du Saint-Esprit, tout
en renforçant par cette même occasion le sentiment
d’appartenance à la Congrégation pour tous les
membres présents (originaires et affectés) de la zone
Nord Amérique et Caraïbes. Cette expérience est
vécue au niveau de toute la Congrégation, à travers
différentes zones géographiques du monde dans
lesquelles sont présents les Spiritains.
• Fournir un système de soutien aux Supérieurs Majeurs,
• Favoriser la solidarité au sein de l’Union et de la Congrégation en ce
qui concerne l’animation, la formation, les ressources humaines et
financières et les situations d’urgence,
• Une collaboration plus étroite avec le Conseil Général, basé à Rome, à
travers des rapports et des discussions sur les priorités et les problèmes
de la Congrégation,
• Travailler ensemble pour permettre à tous les membres (Spiritains)
de répondre aux orientations et aux programmes en cours du Conseil
Général d’une manière qui harmonise et donne du sens aux documents
et aux décisions en tenant compte des différents contextes régionaux,
• Encourager chaque circonscription à vivre en son contexte propre sa
mission prophétique selon la Règle de Vie Spiritaine,
• Recevoir des rapports et pouvoir discuter de la factualité et des
possibilités de projets communs,
• Servir d’instrument de soutien pour les leaders spiritains en partageant
des points communs, des préoccupations et des défis dans la vie des
circonscriptions respectives,
• Favoriser les communications, le soutien fraternel et la collaboration
entre tous les membres de l’UCNAC, en particulier en ce qui concerne
le respect de la mission, de la communauté et des besoins initiaux et
continus de formation,
• Promouvoir la formation continue des Spiritains des circonscriptions
membres,
• Promouvoir et organiser événements et activités qui favorisent
l’intégration, le partage, l’analyse et le discernement de l’aventure
missionnaire spiritaine au sein de l’Union,
Les objectifs de l’UCNAC sont pluriels :
« L’UCNAC en Martinique avez-vous dit ? »
31 janvier de cette année,
le Groupe des Spiritains
de la Martinique a accueilli
la rencontre annuelle, en
présentiel, de l’Union des
Circonscriptions Nord-
Amérique et des Caraïbes,
endant une semaine, les Supérieurs
majeurs de la Congrégation du
Saint-Esprit sous la Protection du
Cœur Immaculé, communément appelée
Spiritains, des Etats-Unis d’Amérique,
en Martinique avez-vous dit ? » en Martinique avez-vous dit ? »
VIE DU DIOCÈSE
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 13
L’essentiel de la rencontre de Martinique• Discuter et planifier la possibilité de
programmes de formation communs,
par exemple Noviciat, Stage outre-mer,
formation de deuxième cycle, y compris
la bonne répartition étudiants-formateurs
(Chapitre général Bagamoyo 1, 3.7),
• Recevoir les commentaires d’une personne
ou d’un groupe extérieur concernant
l’état de la mission de l’Eglise et/ou de la
Congrégation du Saint-Esprit, concernant
le ministère de leadership ou de formation
continue.
Pour ce qui est de l’organisation, l’UCNAC a un
Coordinateur (Supérieur Majeur de l’une des
circonscriptions) qui assume ses fonctions
pendant une année. Le Coordinateur
assure le suivi des décisions communes
qui doivent être mises en œuvre. En plus
du Coordinateur, l’Union a un Secrétaire
exécutif qui est nommé par les Supérieurs,
lors de la réunion annuelle, pour un mandat
de trois ans renouvelables indéfiniment. Le
Secrétaire assiste le Coordinateur, il l’aide à
préparer les réunions, à communiquer avec
les circonscriptions membres, à recevoir et
à distribuer les rapports de circonscription.
Les Supérieurs Majeurs de l’UCNAC se
retrouvent une fois par an pour honorer le
but et les objectifs tels qu’enregistrés dans
les statuts. Une réunion par visioconférence
précède la rencontre annuelle. Le lieu de
la rencontre en présentiel se fait de façon
rotative. L’hôte de la réunion suivante devient
par conséquent Coordinateur de l’UCNAC.
La Province Spiritaine du Canada,
partie francophone, a accueilli
l’Union l’an dernier, en
2024. Le tour est revenu,
cette fois, au Groupe
des Spiritains de la
Martinique d’abriter
la rencontre de
cette année 2025,
du dimanche 26 au
vendredi 31 janvier
à la Maison des
Spiritains de Didier,
au 120 de la rue du
Professeur Raymond
Garcin, 97200 Fort-de-
France.
Sur les dix confrères attendus pour la
rencontre de l’UCNAC « Martinique
2025 », deux n’ont pu effectuer le
déplacement : Les Pères Ronald Mendes
de Trinidad et Raynold Joseph de Haïti.
Les huit autres, cependant, ont bel bien
foulé la terre martiniquaise. Il s’agit
des Pères : Jeffrey Duaime (du Conseil
général, à Rome), John Forgaty (Etats-
Unis d’Amérique), Oliver Iwuchukwu
(TransCanada, partie anglophone),
Augustin Kasongo Milamba (Canada,
partie francophone), Isadan Kouka-
Mbemba (Guadeloupe), Jude Monpoint
(Guyane française), Fidelis Okafor
(Mexique) et Canice Chukwuemeka
Njoku (Porto Rico/République
Dominicaine).
Après installation et directives pour les
modalités d’accueil, les Supérieurs de
l’Union ont très vite adopté le projet
d’ordre du jour ainsi que le planning
de leur rencontre. Au programme :
des moments de prière, de travail, de
réflexion et de loisir.
Le temps de prière commençait avec
les laudes à 6h30 suivies de la messe à
7h00 le matin, ensemble avec les fidèles
présents à la Chapelle des Spiritains.
Les vêpres étaient célébrées le soir à
18h30, en petit comité, simultanément,
en français et en anglais.
Les travaux se déroulaient le matin
(de 9h à 10h et de 10h30 à 11h30),
entrecoupés par le déjeuner et le repos,
et l’après-midi, de 15h30 à 16h30, avec
une pause d’une demi-heure, et de 17h
à 18h.
Le mercredi 29 janvier, les Supérieurs
de l’Union ont eu l’immense joie
d’accueillir, à la Maison des Spiritains,
l’Archevêque métropolitain de
Saint Pierre et de Fort-de-France,
Monseigneur David Macaire et
Monsieur le Vicaire général, l’Abbé
Fortuné Gibon, autour d’un déjeuner
fraternel et amical. Dans l’après-midi
de cette même journée, les Supérieurs
ont effectué une visite guidée au
Musée Père Robert Pinchon, membre
de la Congrégation du Saint-Esprit
(Spiritain), qui a tant marqué l’île de
la Martinique par ses travaux comme
botaniste et chercheur.
Le lendemain, le jeudi 30, tous les
confrères Spiritains du Groupe de
Martinique ont rejoint les Supérieurs à
Didier pour une excursion dont le Sacré
Cœur de Balata fut le point de départ.
Après un temps de recueillement
sur les tombes de Monseigneur Paul
Louis Joseph Lequien et les frères
De Jaham (Charles et Eugène), tous
trois membres de la Congrégation
du Saint-Esprit, la délégation a quitté
Balata pour le Sanctuaire Notre-Dame
de la Délivrande au Morne-Rouge.
Deux temps forts y ont été vécus :
le recueillement sur les tombes des
confrères Spiritains et la visite de la
Maison des volcans. Avant de rentrer
sur Fort-de-France, les Supérieurs et le
Groupe des Spiritains de Martinique
ont marqué une pause déjeuner au
Carbet. Le retour des Supérieurs de
l’Union a commencé le vendredi 31
janvier après la messe d’action de
grâce.
Père Caleb Yvon MIANTUASILA TONTA,
C.S.Sp., Supérieur du Groupe des Spiritains
de Martinique
■
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69514
Quelle est la place de Dieu dans le milieu laïc de l’hôpital ?
Qui enverrai-je ?
Le père Robert-Marie Beaufour est aumônier au C.H.U. Pierre Zobda-
Quitman, à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant ainsi
qu’au Centre hospitalier Emma Ventura. À l’occasion de la Journée
mondiale du malade (11 février), il témoigne de sa mission d’écoute et
de consolation auprès des patients à un moment crucial de leur vie :
un moment de souffrance et de fragilité où le doute, l’inquiétude, sont
très présents. Il voit l’hôpital comme le lieu de grandes souffrances
et de fragilité, mais aussi de grâces et de réconciliation.
Dieu, est-il à l’hôpital ?
D
epuis novembre 2022, date à laquelle
le Seigneur m’a appelé à rejoindre
l’aumônerie des hôpitaux, j’ai entendu
le « cri de la soif », une plainte qui jaillit des
entrailles du CHUM. « J’ai vu, oui, j’ai vu la
misère de mon peuple…, et j’ai entendu ses
cris… Oui, je connais ses souffrances. Je suis
descendu pour le délivrer… » (Exode 3, 7-8).
En tournée à l’unité des soins intensifs
polyvalents, une infirmière m’interpelle :
« Peut-être que votre visite pourrait aider le
patient de la chambre 11. ». J’entre et aussitôt,
un cri jaillit de la pièce froide et sombre : «
J’ai faim, donnez-moi du pain ! Du pain ! Du
pain ! ». Cri existentiel d’un homme hospitalisé
en 2023. L’homme a faim, faim de quoi ? Du
pain vivant, qui est descendu du ciel. (Jean
6, 51).
« Qui enverrai-je ? » (Isaïe 6, 8) C’est le thème
proposé par la Conférence des évêques de
France pour le dimanche de la santé. Qui
enverrai-je porter le pain aux affamés, aux
malades, aux agonisants, aux mourants, aux
soignants ?
11 FÉVRIER - JOURNÉE MONDIALE DES MALADESDOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 15
Le pain de la parole de Dieu :
Le pain de la compassion, de la proximité, de l’écoute :
Le pain de la prière :
Le pain du pardon :
Mamie Pierrette, 85 ans, hospitalisée au service de
gériatrie, m’interpelle : « mon père, j’ai faim de la
Parole de Dieu. Je n’ai rien ici, ramenez-moi la Parole
de Dieu s’il vous plaît ! »
« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de
toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Mt 4, 4)
« Qui enverrai-je pour offrir ma parole ? »
Merci aux bienfaiteurs !
Dans les couloirs des urgences, un homme m’interpelle. Il a vu une dame âgée
congestionnée en grande détresse. Lui ne demande rien pour la personne qu’il
visite mais, il entend le « SOS d’un terrain en détresse », les gémissements d’une
femme qui pourrait être sa mère. Pensant que j’étais un agent hospitalier, il me
supplie de faire quelque chose pour cette dame âgée. Aussitôt, je la prends par la
main, mon regard plongé dans son regard exténué et anxieux, j’approche l’oreille
de sa bouche : « Monsieur, monsieur, pourquoi ? - Pourquoi on me fait ça ? Je ne
comprends pas. Quel mal ai-je fait ? Pourquoi l’on m’a attaché ? Je vous promets
monsieur que je n’ai commis aucun crime, je n’ai fait de mal à personne ».
« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient
désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » (Mt 9, 36).
« Qui enverrai-je pour compatir aux souffrances de mon peuple ? ».
Merci aux hommes de bonne volonté !
Au cours de notre rencontre mensuelle de prière et de relecture pastorale, Julien, visiteur
de malade à Pierre Zobda-Quitman, témoigne : En discutant avec le malade, il avoue ne
pas connaître de prière. Immédiatement, je lui propose la prière des enfants de Dieu :
« Notre Père qui es aux cieux … » Aussitôt, il me répondit : « Oh la, la, c’est bon ! Comme
c’est bon ! C’est trop bon ! Encore, encore ! » Alors j’ai repris la prière avec lui, une deuxième
fois puis une troisième fois.
« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, … » (Mt 6, 9). « Qui enverrai-je pour
apprendre à mon peuple à prier ? »
« Le prêtre ! Le prêtre ! Le prêêêtreeeeee ! » A peine entré dans sa chambre,
Marcel n’en croit pas ses yeux, un prêtre lui rend visite ! Jour de joie, jour
d’émerveillement, le salut est entré chez lui. « Mon père, je ne peux plus
rien pour ma carcasse, mais s’il vous plaît, sauvez mon âme ! » Confronté
à une longue maladie, Marcel a eu le temps de méditer, de faire son
examen de conscience, une introspection : « C’est le moment de sauver
mon âme ! » Il reconnaît ses péchés, qu’il s’est longtemps égaré. Tant de
regrets et d’amertume.
« Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : Zachée, descends vite :
aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie. » (Luc 19,5)
« Qui enverrai-je pour pardonner mon peuple ? »
Merci aux prêtres !
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69516
Le pain de la gratitude : Le pain de l’eucharistie :
Le pain du témoignage :
Le pain de
la consolation :
« Mon père, je veux faire dire une messe
d’action de grâces pour mes « mouches à
miel » ! S’il vous plaît, mes « mouches à miel »,
ce sont toutes les infirmières du service. Elles
sont formidables. Elles sont aux petits soins
avec moi. Jour et nuit. Je les appelle, elles
viennent à ma rencontre. Beaucoup disent du
mal des soignants, mais il faut rendre grâce
pour tous ceux qui font bien leur travail. »
« Qui enverrai-je pour soigner mon peuple ? »
Merci aux soignants !
Jeudi matin, à l’issue de la messe à Emma Ventura, je
rends visite à mamie Jeannine pour lui offrir le Pain
des anges. « Père Robert-Marie, je ne suis pas prête,
on m’a fait la toilette tardivement, je n’ai pas eu le
temps de prier ce matin. Je ne peux pas recevoir Jésus
dans cet état ! Mon père,
repassez, s’il vous plaît. On
ne reçoit pas Jésus comme
on mange un « kawo »
de dachine ou de fruit à
pain ! »
« Seigneur, je ne suis pas
digne de te recevoir, mais
dis seulement une parole
et je serai guéri. »
« Qui enverrai-je pour
nourrir mon peuple ? »
Merci aux ministres
extraordinaires de la
communion aux malades !
Au service de neurologie, Antoinette se remet doucement des conséquences
d’un accident vasculaire cérébral (AVC). A la suite de sa rencontre avec
l’équipe des visiteurs un mardi après-midi, elle émet la demande que
le prêtre vienne la voir. Elle me témoigne tout d’abord qu’elle a laissé
l’Eglise catholique depuis quelques années pour suivre les témoins de
Jéhovah puis les adventistes. Elle a toujours eu faim des Saintes Ecritures.
Elle désirait qu’on lui explique la Parole de Dieu. « J’allais à la messe, mais
les homélies ne me nourrissaient pas. Je ne comprenais rien. Alors j’ai
trouvé une nourriture auprès d’autres confessions qui sont venues me
voir à domicile alors que j’étais malade. Quand ils ont parlé de l’idolâtrie
mariale, je me suis débarrassée des statues et j’ai quitté l’Eglise catholique. »
Reprenant avec elle la Parole de Dieu, ouvrant son intelligence aux Saintes
Ecritures, son visage commençait à s’illuminer, les écailles tombaient de ses
yeux, et c’est alors que surgit, tel un ange, une infirmière. Elle lui demande
sa permission pour demander au prêtre la bénédiction de Dieu. Aussitôt,
elle accepta, toute surprise et émerveillée de cette requête. L’infirmière
s’agenouilla et demanda, les yeux levés au ciel : « Je demande à Dieu la
grâce de la patience et de la bienveillance pour mes patients. » Aussitôt, la
malade s’exclama : « Papa, Seigneur Dieu ! C’est ce que tu me fais alors ! Tu
me dis de revenir à l’Eglise catholique ! » Des larmes de joie ont perlé son
visage. Quelque temps après elle me rappelle : « Mon père, je veux donner
mon Denier de l’Eglise, ça fait trop longtemps ! »
« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi, je me
déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. » (Mt 10, 32)
« Qui enverrai-je pour témoigner en ma faveur ? »
Merci aux témoins audacieux de l’évangile !
« Mon père, je suis
une pécheresse !
J’ai fait beaucoup,
beaucoup, beaucoup
de mal autour de moi.
Comme je regrette, je
n’ai pas su prendre
soin du temple que je
suis. Je souffre. Durant
ma dépression, je me
suis isolée, je n’ai
pas voulu partager
avec les autres ma
souffrance. J’ai tout
gardé pour moi. Je
demande pardon à
tout le monde. Oh,
comme je souffre, mais je n’arrive pas à pleurer ! »
Le troisième jour. « Padre, j’ai vécu une terrible
humiliation. Mais avec le recul, je rends grâce, parce
que cet événement douloureux a fait voler en éclats
toutes les digues de mon cœur et les larmes ont coulé,
je reprends enfin goût à la vie. Oh, je ne maquille pas
la vérité. J’ai prié Dieu sans conviction, mais Il m’a
entendue, Il m’a exaucée. J’ai ressenti l’eau qui jaillit
au-dedans de moi. »
« Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets
le mal que je ne voudrais pas. » (Rm 7,19).
Merci à l’équipe d’aumônerie !
11 FÉVRIER - JOURNÉE MONDIALE DES MALADESDOSSIER
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 17
« Qui enverrai-je pour consoler
mon peuple ? »
Frères et sœurs, je rends grâce à Dieu, pour
son appel à devenir prêtre, pour son appel à
devenir aumônier des hôpitaux, pour son appel
à exercer son ministère de miséricorde et de
consolation au CHUM, auprès des malades et
du personnel hospitalier. Je rends grâce à Dieu
pour toute l’équipe d’aumônerie, les visiteurs,
les bénévoles, les sacristines, les animateurs
d’assemblée, les chorales, les ministres
extraordinaires de communion aux malades,
les sentinelles de la miséricorde, les bienfaiteurs
avec lesquels j’ai plaisir à œuvrer au quotidien
pour la gloire de Dieu, le salut des âmes : DEO
GRATIAS !
Bien-aimés, je vous livre par ce petit recueil de
témoignages, le « cri de la soif » des malades,
des agents hospitaliers, le désir de mon cœur, le
cri de ma chair. Prions d’un seul cœur pour que
l’oasis de miséricorde du Seigneur s’établisse
dans tous les organes du CHUM, pour que tous
ceux et celles qui y sont hospitalisés, qui y
travaillent soient tellement régénérés par la
parole de Dieu, la prière, les sacrements, les
témoignages, les onctions d’huile, deviennent
à leur tour les artères de la miséricorde divine,
les vaisseaux qui transportent le Précieux Sang
du Christ de son Divin Cœur vers les organes
de tous les membres de son Corps. Amen ! Je
n’ai pas entendu ton Amen ?! Amen fort ! Amen
Alléluia !
Alors si toi aussi, tu veux être une « artère » de la
divine miséricorde, n’hésite pas à te rapprocher
de ta paroisse, pour discerner avec ton curé
et ses équipes, là où le Seigneur t’attend. Il
t’appelle : « Qui enverrai-je ? » Là où tu es,
comme tu es, entre dans la joie de ton maître !
« Me voici : envoie-moi ! » (Isaïe 6, 8)
En cette année jubilaire, le pape
François nous invite à être des
« pèlerins d’espérance », à manifester
la tendresse, l’amour de Dieu à tous
ceux qui crient leur soif, à tous ceux qui
attendent un signe d’espérance.
« J’étais malade et vous m’avez visité. »
(Matthieu 25, 36))
Les œuvres de miséricorde sont des
œuvres d’Espérance. Parmi celles-ci la
visite des malades. Leurs souffrances
seront apaisées dans la proximité de
la rencontre avec le visiteur. Quand
« visite » rime avec « baume » de la
Parole de Dieu, du Témoignage, de la
Prière, de l’Ecoute, de la Compassion,
de la Communion au Corps du Christ.
« Consolez, consolez mon peuple,
parlez au cœur de Jérusalem… » (Isaïe
40, 1)
Consoler, parler au cœur de l’Homme,
c’est le rôle de l’Eglise. C’est elle qui
au nom du Seigneur nous envoie en
mission auprès des malades. Nous
sommes envoyés en mission au sein
d’une équipe, solidement ancrée dans
une petite communauté ecclésiale.
Si la réponse est personnelle, c’est
ensemble avec les autres visiteurs,
en communion avec le curé et notre
archevêque, que nous avançons en
disciples missionnaires, comme un
seul corps, le Corps du Christ.
Être une « artère » de la divine
miséricorde, devenir disciple
missionnaire nous engage à développer
notre intelligence de la foi, à discerner
et cultiver les talents et charismes, à
suivre une formation permanente :
humaine, spirituelle, catéchétique,
intellectuelle et pastorale.
Tout au long de l’année, la Pastorale
Diocésaine de la Santé propose des
sessions de formation ainsi qu’une
récollection à tous ses membres,
aux équipes d’aumônerie, visiteurs,
ministres de communion aux malades,
secouristes, à ceux qui gravitent autour
des malades, aux aidants familiaux et
aux soignants.
Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM ■
Père Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoirePère Robert-Marie etb les "artères" du bloc opératoire
Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM ■
• 1
ère
session de formation pour
les districts Sud et Grand Sud :
Paroisse de Rivière Salée.
Samedi 8 février de 8h à 12h.
Nous méditerons la référence
biblique : Luc 24,13-35.
• 2
ème
session de formation pour
les districts Centre et Nord
Caraïbes : Paroisse de Bellevue.
Samedi 8 mars de 8h à 12h.
Nous méditerons la référence
biblique : Marc 6,30-31.
• 3
ème
session de formation pour
les districts Grand Nord et Nord
Atlantique : Paroisse de Sainte
Marie.
Samedi 10 mai de 8h à 12h. Nous
méditerons la référence biblique :
Matthieu 18,19-22.
La rencontre débutera par la messe
à 8h30. Munissez-vous des 3B (Bible,
Bic, Bloc-notes).
Pour tous renseignements contactez :
Franck au 0696 27 32 31 ou
Yves-Marie au 0696 85 22 00.
Prochain module de formation « La relecture pastorale,
un outil pour la vie en équipe. » (Formation à la Lectio Divina)
Nous vous donnons également
rendez-vous le dimanche 16
février de 15h à 17h à l‛église
saint Antoine de Padoue
(Terres Sainville), pourune
conférence autour du thème :
« Le chrétien face à la
maladie. »
D‛un seul cœur, unis dans la
prière, demandons à Notre-
Dame de Lourdes, Santé des
Malades, de nous aider à vivre
ce jubilé d‛espérance, dans un
enracinement plus profond de
la Parole de Dieu et dans une
vie fraternelle plus authentique.
■✔
■✔
Père Robert-Marie Beaufour, Aumônier du CHUM
Bic, Bloc-notes).Bic, Bloc-notes).
Pour tous renseignements contactez : Pour tous renseignements contactez :
Franck au 0696 27 32 31 Franck au 0696 27 32 31
ou
Yves-Marie au 0696 85 22 00.Yves-Marie au 0696 85 22 00.
A vos agendas : Nous vous donnons également Nous vous donnons également
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 69518
➊ Pourquoi ce séminaire qui se
tiendra durant le carnaval ?
Ce séminaire s’inscrit dans la logique et
dans la prolongation du Congrès mission
puisque l’objectif, c’est Pentecôte 2025.
L’évêque souhaite, alors, envoyer en
mission tout le diocèse. Ce séminaire
est une continuité, mais également une
préparation pour continuer à vivre les
grâces du congrès mission et à être prêt
pour juin 2025. D’ailleurs, le thème
proposé pour le Carême gravite autour
de la mission, c’est pour permettre aux
fidèles d’être prêts pour l’œuvre de Dieu
à la Pentecôte.
➋ Quelles ont été les retombées du
Congrès mission qui s’est tenu au
mois de septembre ?
Le Congrès mission a permis de montrer
à tout le diocèse, à tous les catholiques
ce que nous avons comme richesse. Il
a été l’occasion de témoigner de ce qui
se vit en paroisse et dans les groupes de
prière. Après avoir vu, après avoir fait le
tour, certains ont voulu s’engager dans la
mission et œuvrer pour l’Eglise. Après
ce congrès, l’évêque a souhaité que se
tiennent des « minis Congrès missions »
au sein des différentes paroisses afin
d’écouter les congressistes. Cela a
permis encore de recruter tous ceux
qui souhaitaient s’engager, mais
n’osaient toujours pas faire le pas. Ce
fut également l’occasion de revenir
sur les thématiques et problématiques
qui n’avaient pas été bien assimilées
pendant le Congrès mission. Ce congrès
a été une vraie réussite.
➌ Quel retour est attendu après
ce séminaire ?
Tout d’abord, trois lieux : Morne-
Rouge, Lamentin et Rivière-Pilote.
Un seul thème. On a voulu faire
une unicité. Auparavant, chacun
faisait sa petite sauce. Cette année
est exceptionnelle puisque c’est
l’année jubilaire. En outre, nous
fêtons le jubilé de notre évêque,
puisque cela fera dix ans qu’il est au
service du diocèse de la Martinique.
Depuis ma nomination en tant que
vicaire épiscopal en 2020, je mène
un combat pour rassembler les gens,
pour que nous puissions faire les
choses ensemble. Pour ce Jubilé
universel, diocésain, on s’est dit que
l’on s’assied ensemble et on écoute
le même enseignement. Le même
prédicateur, le même programme
pour tous. L’avantage est que
cela permet de faire l’unité et de
permettre aux gens de ne pas trop se
déplacer. Dans un souci écologique :
moins de pollution. Dans un souci
économique : moins de dépenses.
Ainsi, les uns et les autres
apprécieront la richesse du diocèse
puisque la plupart des intervenants
sont des Martiniquais. Nous avons,
quand même, joué l’ouverture en
invitant des intervenants extérieurs.
Pour s’engager, il faut être formé.
Ce séminaire est voulu comme un
temps de formation. Il est nécessaire
d’expliquer aux gens pourquoi il faut
aller en mission, pourquoi il faut
donner. Donc mieux comprendre
ce que l’on attend d’eux, pour que
le temps de Carême et le temps de
Pâques soient l’occasion de digérer
le message afin de s’engager.
➍ N’est-ce pas une façon
d’empêcher les chrétiens de
faire le carnaval ?
Dans la vie de foi, il y a toujours
des choix à opérer. Quand on
chemine, quand on croit en Jésus,
il y a des moments où il faut faire
des choix. Nous constatons une
dégradation du carnaval. Il n’est
pas très propre. Les corps sont de
plus en plus dénudés. Il n’y a plus de
pudeur. Alors que notre corps est le
temple de l’Esprit saint. Il est sacré.
Il nous appartient donc de cheminer
et d’opter pour ce qui est cohérent
avec ma foi. Il y a quand même
quelques îlots de créativité et de
recherche. Le carnaval demeure un
lieu d’expression non-négligeable.
➍ En guise de conclusion, quel
message adressez-vous aux
chrétiens afin de les inciter à
prendre part à ce séminaire ?
Si nous ne partageons pas la parole
de Dieu que nous avons reçue, si
nous ne sommes pas formés pour
que la Parole puisse s’enraciner,
notre foi risque de devenir tiède.
Nous serons des chrétiens tièdes
et le diable va rapidement prendre
possession de nous. Il faut connaître
et être pour Jésus, afin d’être des
amoureux du Christ.
Propos recueillis par Nicole Chésimar ■
?
Question
AN TJÈ
LÉGLIZ-LA ‘‘
Notre diocèse organise les 3, 4 et 5 mars un séminaire d’entrée en Carême sur le thème
« devenez de vrais disciples missionnaires ». Une session unique répartie sur trois lieux. Le
père Gilles Aïzo, vicaire épiscopal répond à quelques questions, à ce sujet.
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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 9 février 2025 – n° 695 19
Agenda de l’Archevêque
Du 6 au 10 février :
• Visite pastorale du district Centre Est
Samedi 8 février :
• 17h30 : Messe anticipée à la paroisse
de Saint-Christophe
Dimanche 9 février :
• 6h : Messe télévisée "Le jour du Seigneur"
à la paroisse du Vauclin
• 10h : Messe à la paroisse de Coridon
Lundi 10 février :
• 6h45 : Messe aux Eaux Jaillissantes
Mercredi 12 février :
• Rencontre avec les confirmands des paroisses
de Balata, Bellevue, Cathédrale, De Briant et
Terres-Sainville
• Rencontre avec le groupe Misericordia
Jeudi 13 février :
• Visite du Centre Pénitentiaire de Ducos
Du 15 au 16 :
• Week-end des fiancés
Dimanche 16 février :
• 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale
Saint-Louis
Lundi 17 février :
• Réunion avec la paroisse de Balata
Mercredi 19 février :
• Rencontre avec les confirmands de la paroisse
de Lamentin (1
er
groupe)
Du 20 au 24 février :
• Visite pastorale du district Grand Sud
(Les horaires des messes ne nous ont pas été
communiqués.)
ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE
Service legs et donations
Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon
BP 586 - 97207 FORT-DE-FRANCE CEDEX
Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr
oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer
sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine.
oui,je souhaite être contacté pour un rendez-vous au Service des legs et
donations ou à mon domicile.
LÉGUEZ
à l’Église catholique
L’espérance en héritage
DEMANDE D’INFORMATIONS
sans engagement de votre part
Mes coordonnées ❏Mme ❏Melle ❏M.
Nom Prénom
Adresse
Code postal
Ville Téléphone
E-mail
Paroisse
(facultatif)
POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINIQUE
99.5 - 101.3 et105.1 MHz
www.radiosaintlouis.com
Radio Saint-Louis, Rue Georges-Zaïre, ZAC Rivière Roche, 97200 Fort-de-France
Tél. : 05 96 71 86 04 - Fax : 05 96 71 86 05 - Courriel : radio-saint-louis@orange.fr
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Bienheureuse Vierge Marie
de Lourdesde Lourdes
Mardi 11 février

