697 - Vivre le Carême.

Au coeur de cette Eglise en Martinique, l’évêque poursuit sa visite pastorale dans les districts du Centre Est et du Grand Sud et son Mot traduit les premiers constats et la préoccupation de l’Eglise pour la jeunesse. Il nous propose les 10 meilleures manières de faire fuir les jeunes de nos paroisses » et « les 10 meilleures manières d’accueillir les jeunes de nos paroisses

SOMMAIRE

  • EDITORIAL
  • MOT DE L'ÉVÊQUE  - "Les 10 meilleures manières de faire fuir les jeunes de nos paroisses (2e partie 6 à 10)" 
  • ÉGLISE UNIVERSELLE  - Message du Pape François pour le Carême 2025
  • LITURGIE
  • VIE DU DIOCESE
    • Rencontre des fi ancés et des jeunes mariés"
    • Les traditions de Carême en Martinique
    • Présentation du défunt, Mr l'Abbé Jan Miélewski
    • Horaires des célébrations pénitentielles
    • Visite pastorale de l’Evêque à la paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute
    • Visite pastorale de Mgr David Macaire dans le District Grand-Sud
    • PAGES JEUNES
    • DOSSIER "LE CARÊME"
    • AN TJÉ LÉGLIZ-LA "Le Chemin de croix"

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Eglise en MARTINIQUE Vivre leCCarême N° 697 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 € 16 MARS 2025 Hommage au père Filopon Horaires des célébrations pénitentielles À-Dieu père Jan Miélewski

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2 3 Sommaire J ésus gravit la montagne avec Pierre, Jean et Jacques pour prier et devant eux, il est transfiguré. C’est lui le Christ qui les a pris avec lui. Sans son appel, ils ne le peuvent pas. Comme le dit si bien le psalmiste : « Qui peut gravir la montagne du Seigneur ? » si ce n’est celui que le Seigneur a choisi et qui a répondu en disposant son cœur et ses sens pour vivre le grand mystère de la Transfiguration de Jésus et celle de l’humanité nouvelle. Luc commence son récit en ces termes : « Environ huit jours après … » Cette mention du chiffre « huit » indique le passage de temps entre la conversation de Jésus avec ses disciples sur sa souffrance et sa mort et l'événement de la Transfiguration. Traditionnellement, le chiffre sept symbolise la complétude et la perfection dans la Bible, comme on le voit dans la création du monde en sept jours. Le huitième jour, représente souvent un nouveau commencement, un renouveau après l'achèvement de la perfection. Luc montre que la Transfiguration qui se produit ("environ huit jours après ces paroles") marque non seulement un nouveau chapitre dans le ministère de Jésus, mais aussi une préfiguration de sa résurrection, un symbole de la nouvelle création et de la vie éternelle. Le nouveau souffle, que nous voulons pour la Martinique et le monde à la Pentecôte 2025, nous entraîne à gravir ensemble la montagne où le ciel et la terre se sont touchés dans cette rencontre de la Sainte Trinité, de Moïse, Elie et Christ, de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance. Ainsi, comme témoins de la Transfiguration, nous pouvons être des disciples missionnaires qui ne restent pas sur place sur la montagne, mais descendent témoigner de l’amour et de l’espérance de Dieu. Le pape François, dans son message pour le Carême 2025, nous demande de ne pas rester sur place et de ne pas faire la route à la suite du Christ tout seul. Aussi nous invite-t-il à « marcher ensemble dans l’espérance » durant Ce carême. Les Pères Lagacé et Gainsi voudraient que le Carême 2025 soit pour nous le chemin vers le cœur et vers l’essentiel. Loin des idées reçues, ils conçoivent le carême comme un voyage spirituel visant non seulement à la privation, mais surtout à une transformation intérieure qui prépare les chrétiens à la fête de Pâques, en renouvelant leur relation avec Dieu et en pénétrant plus profondément dans leur propre cœur spirituel. Le témoignage de Madame Bellassée Valentine (89 ans) qui nous raconte la manière dont le carême se vivait en Martinique dans les années 40 fait prendre conscience que le monde dans lequel nous sommes peut nous faire perdre l’essentiel de la foi et le vrai sens du carême. Vivre le Carême, c’est aussi intégrer le Chemin de croix non pas par tradition, mais comme un chemin de l’intériorité et de la vérité de ce que nous vivons avec le Christ. Cette conviction forte, le Père Degras le partage dans « An Tjè Légliz-La » Au cœur de cette Eglise en Martinique, l’évêque poursuit sa visite pastorale dans les districts du Centre Est et du Grand Sud et son Mot traduit les premiers constats et la préoccupation de l’Eglise pour la jeunesse. Il nous propose les 10 meilleures manières de faire fuir les jeunes de nos paroisses » et « les 10 meilleures manières d’accueillir les jeunes de nos paroisses ». Que ce Carême marque pour nous le retour à l’essentiel et qu’illuminés par le Mystère de la Transfiguration du Seigneur, nous marchons ensemble dans la lumière de l’Espérance. Bon carême à tous et à chacun ! Père Crépin Hounza ■ « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier » Lc 9, 28 EDITORIAL 33MOT DE L’EVÊQUE LITURGIE VIE DU DIOCÈSE •  La Parole Dominicale •  Le Carême : un chemin vers le cœur •  Le Carême : un Chemin vers ton essentiel •  Le Chemin de croix •  Rencontre des fi ancés et des jeunes mariés •  Les traditions de Carême en Martinique •  Présentation du défunt,    Mr l'Abbé Jan Miélewski •  Horaires des célébrations pénitentielles  •   Visite pastorale de l’Evêque à la paroisse  Notre Dame du Rosaire de Redoute •   Visite pastorale de Mgr David Macaire dans le District Grand-Sud •   Les 10 meilleures manières de faire fuir  les jeunes de nos paroisses (2 e  partie 6 à 10) •   Message du Pape François  pour le Carême 2025 3333 EGLISE UNIVERSELLE 6 8 10 11 14 12 13 17 AN TJÈ LÉGLIZ-LA 18 Dossier : LE CARÊME 4 5 2 EDITORIAL 2222 2 AGENDA DE L'EVEQUE 19 DIRECTEUR DE PUBLICATION : Jean-Michel MONCONTHOUR RÉDACTEUR EN CHEF : père Crépin HOUNZA MISE EN PAGE – IMPRESSION Caraïb Ediprint – Bois Quarré – 97232 Lamentin – Tél. 05 96 50 28 28 TIRAGE : 8 000 EXEMPLAIRES I.S.S.N. 0759-4895 – Commission paritaire N° 1115L87225 ADMINISTRATION – RÉDACTION Archevêché de la Martinique – Rue du R.P. Pinchon 97200 Fort-de-France - Tél. 05 96 63 70 70 SERVICE DES ABONNEMENTS Archevêché de la Martinique – BP 586 97207 Fort-de-France Cedex – Tél. 05 96 63 70 70 – 05 96 72 55 04 http://martinique.catholique.fr – egliseenmartinique@gmail.com

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 3 MOT DE L’ÉVÊQUE Les 10 meilleures manières de faire fuir les jeunes de nos paroisses 2 e partie 6 à 10 Pas une seule paroisse qui ne se plaint de l’absence et du retrait des jeunes. Aussi bien les  adultes actifs de 30-50 ans, que les nouveaux confirmés de 15-18 ans, en passant par les « grands  jeunes » de 18-25 ans, peu de jeunes trouvent leur place dans nos communautés. Á l’adresse des  responsables (laïcs et clercs !), je poursuis une remise en question de nos pratiques et de nos  principes. Voici les 10 meilleures manières de faire fuir les jeunes de nos paroisses ! (suite et fin). Après ➊  Ne jamais donner de responsabilités aux jeunes. ➋  Porter des jugements et avoir des attitudes dominatrices ou discriminatoires. ➌  Mettre des règles un peu partout. ➍   « On a toujours fait ainsi ». (EG n° 33) ➎  Empêcher l’accès aux prêtres, jalouser ceux qui s’en approchent. (voir Église en Martinique N°696) ➏ Ne pas mettre en place une catéchèse familiale. C’est rater l’unique occasion que nous avons encore de donner aux familles de prendre part à la vie de l’Église. C’est renoncer à se mettre au service des familles et de leur vocation de transmettre la foi aux enfants. C’est tuer à petit feu le catéchisme par immobilisme. Malgré les résistances au changement, il est temps, pour les catéchistes, d’accompagner les parents dans l’animation de la vie spirituelle de la famille et les introduire dans la vie de l’Église. ➐ Choisir des horaires impossibles pour les familles. Non seulement les horaires des messes, des confessions, des activités, mais bien d’autres réalités de l’Église éloignent les jeunes et les familles. Peu de responsables se mettent dans la peau de jeunes hommes et femmes, souvent parents, pour imaginer les difficultés, voire les obstacles qu’ils doivent franchir pour rejoindre la communauté : horaires impossibles, parking inexistant, non-accueil des enfants, jugements du regard, critiques. Il faut demander leur avis aux jeunes et leur offrir des rendez-vous adaptés à leur rythme ! ➑ Laisser l’église fermée. Malgré les demandes du Pape et les décrets de l’archevêque, tous les prétextes sont bons de la part de certains responsables pour fermer les églises et les laisser ouvertes le moins possible : vols, dégradations, agressions, impudicités, etc. Pourtant, tant de personnes ont rencontré le Prince de la Paix dans le silence d’une église bien avant de devenir des pratiquants. Pas de doute, cette habitude de fermer les églises vient du diable qui veut priver le peuple de l’accès au sacré. Il est urgent de donner accès au silence sacré, surtout pour les jeunes. ➒ Flatter les pasteurs pour qu’ils ne fréquentent pas les autres fidèles. Lorsque les membres d’une communauté s’ingénient à créer une cour autour du pasteur ; lorsque, montrant un double visage selon qu’il soit présent ou pas, ils se dispensent de se fréquenter les uns les autres et de bâtir ensemble une fraternité selon le cœur de Dieu, les jeunes, dont beaucoup aiment l’Église, sont très déçus. Il faut donc créer, par des exercices et des rencontres, de vraies occasions de fraterniser dans les paroisses. ➓ Se considérer comme le service public du religieux et pratiquer la « politique de l’araignée » qui attend que les « mouches » tombent dans sa toile ! Selon le Pape François, « L’Église "en sortie" est une communauté évangélisatrice qui fait l’expérience que le Seigneur a pris l’initiative et l’a précédée dans l’amour. Elle sait aller de l’avant, prendre l’initiative sans peur, aller à la rencontre, chercher les éloignés et arriver aux carrefours des chemins pour inviter les exclus. Elle vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde, fruit de l’expérience de l’infinie miséricorde du Père et de sa force diffusante ! À cause de cela, l’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, être une communauté de disciples missionnaires où tout le monde peut se sentir appelé, accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon l’Évangile » (Evangelii Gaudium n°47). Les 10 meilleures manières d' ACCUEILLIR les jeunes de nos paroisses ➊ ➊   Donner des responsabilités paroissiales à tous les types de fidèles, notamment aux jeunes dès la confirmation. ➋ ➋   Avoir une attitude ouverte et frater- nelle et renouveler régulièrement les responsabilités. ➌ ➌   Se souvenir que dans l’Evangile il n’y pas d’autre règle que le « aimez vous les uns les autres ». ➍ ➍   Être audacieux et créatif et repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes».(Evangelii Gaudium n° 33) ➎ ➎   S’assurer que les plus proches col- laborateurs soient des personnes dévorées par le désir d’ouvrir l’Eglise au plus grand nombre et faciliter l’accès au ministère du prêtre ! ➏ ➏   Accompagner les parents dans l’animation de la vie spirituelle de la famille et les introduire dans la vie de l’Eglise. ➐ ➐   Demander leurs avis aux jeunes et leur offrir des rendez-vous adaptés à leur rythme ! ➑ ➑ Laisser les églises ouvertes et donner accès au silence sacré, surtout pour les jeunes. ➒ ➒   Créer, par des exercices et des rencontres, de vraies occasions de fraterniser dans les paroisses. ➓ ➓   « Être une communauté de disciples missionnaire où tout le monde peut se sentir appelé, accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon l’Évangile »(Evangelii Gaudium n°47) + Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 6974 EGLISE UNIVERSELLE C hers frères et sœurs, avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. […] Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire, quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en tant que communautés. Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander : comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de manque de dignité ? […] En second lieu, faisons ce chemin ensemble.Marcher ensemble, être synodal, telle est la vocation de l’Église. Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. Marcher ensemble c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ; c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies, sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience. En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les maintenons en marge. Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité. Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’ espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé, soit pour nous l’horizon du chemin de Carême vers la victoire de Pâques. […] Jésus, notre amour et notre espérance, est ressuscité, il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du Christ ! Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ? Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte ? Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). […] Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le chemin du Carême. Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons, martyrs. François ■ Marchons ensemble dans l'espérance MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS pour le  Carême 2025

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 55 Dimanche 16 mars 2025 laP Parole DDominicale 2 ème dimanche de Carême - Année C Prière d’introduction Seigneur, nous vivons dans un monde qui nous transforme de manière vertigineuse en individus réactifs, productifs et connectés. Se retirer pour être en ta présence dans la prière s’avère un véritable combat, bien rude à certains moments. Creuse en nous un désir toujours plus fort d’être avec toi, le Transfiguré qui nous offre ta lumineuse présence en toutes nos nuits. Points de réflexion ➊ Carême, un temps de transformation à la fois personnelle et ecclésiale. L’une comme l’autre est l’œuvre du Seigneur en nous, mais non pas sans nous. Il s’agit pour chacun d’entre nous d’entrer dans le projet et le combat de Dieu pour notre transfiguration, signe visible d’une proximité avec le Seigneur vécue dans la prière. L’expérience de Jésus priant fonde la nôtre. L’effet de la prière sur la personne de Jésus est visible : il est transfiguré et sa divinité éclate devant Pierre, Jacques et Jean. La proximité avec le Seigneur dans la prière apporte également plus de perspective à notre perception de l’autre dont l’identité profonde nous est souvent voilée. Aidés par la lumineuse présence de Dieu, nous serons capables de voir la face ensoleillée de chacun. ➋ Abraham, devenu l’ami de Dieu et croyant, a connu une transformation. Désormais, la volonté de Dieu sera l’unique boussole qui l’orientera le restant de sa longue existence et dans ses choix déterminants. Il est uni par alliance à Dieu, quand bien même la mise en application de cette alliance serait perturbée par le fait d’« oiseaux rapaces ». Abraham a dû les chasser. En nous inspirant de l’expérience d’Abraham, nous pouvons nous interroger : quels sont les « oiseaux rapaces » qui affectent le vécu de notre alliance avec le Seigneur aujourd’hui ? Certains rapaces sont des charognards. Ils sont donc attirés par ce qui est mort. Ainsi n’est-il pas vain de chercher à savoir ce qui est mort en chacun de nous parce qu’affecté par une dévitalisation plus ou moins sévère, conséquence de l’écoulement entravé de la grâce de Dieu en nos vies à cause de nos péchés. ➌ A choisir de ne pas vivre dans la grâce de Dieu, on court au moins un double risque : être en incapacité de supporter les épreuves dans la foi et vivre en ennemis de la croix du Christ à cause d’une vie licencieuse caractérisée par une quête effrénée du plaisir que donne ce monde. Le carême est un chemin à prendre pour apprendre à mourir à tout ce qui relève de la mondanité en vue de notre résurrection avec le Christ en vivant de Dieu et pour Dieu. Je dialogue avec Jésus Béni et loué sois-tu Seigneur Jésus. Grâce à toi mes nuits s’éclairent et mon avenir se dessine. Donne-moi de reprendre force sur toutes les routes de ma vie surtout quand l’espérance semble s’évaporer en moi. Aide-moi à rejoindre mes frères et sœurs en humanité, le cœur ouvert à ta Parole et illuminé par ta présence, afin d’éclairer à mon tour leurs propres chemins. Résolutions M’appuyer sur le Seigneur et sa Parole même devant les pires évènements : je pourrai y découvrir la source d’un bien qui m’est encore caché. Regarder la face ensoleillée de chaque personne avec qui je vis pour dépasser les défauts qui m’irritent en eux. Travailler davantage pour le bien, le beau et le vrai et laisser Dieu purifier mon cœur et mon regard. Chercher sans me lasser, dans chaque homme, l’étincelle que Dieu y a déposée en le créant à son image. Offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque personne dans mon quotidien. Demander à Dieu le don d’un cœur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit. Père Nicaise Wilfrid Ossébi, CSSp Curé des paroisses de Josseaud et Régale■ Genèse 15,5-12.17-18  •  Ps 26 (27)  •  Philippiens 3,17-4,1  •   Luc 9,28b-36 LITURGIE  sa divinité éclate devant Pierre, Jacques La proximité avec le Seigneur dans la prière apporte également plus de perspective à notre perception de l’autre dont l’identité profonde nous est souvent voilée. Aidés par la lumineuse présence de Dieu, nous serons capables de voir la transformation. Désormais, la volonté de Dieu sera l’unique boussole qui l’orientera le restant de sa longue existence et dans ses de sa longue existence et dans ses choix déterminants. Il est uni par alliance à Dieu, quand bien même personne avec qui je vis pour dépasser les défauts qui m’irritent en eux. Travailler davantage pour le bien, le beau et le vrai et laisser Dieu purifier mon cœur et mon regard. Chercher sans me lasser, dans chaque homme, l’étincelle que Dieu y a déposée en le créant à son image. Offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque personne dans mon quotidien. Demander à Dieu le don d’un cœur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit. Curé des paroisses de Josseaud et Régale

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 6976 N ous avons pour habitude de nous rendre dans un lieu connu pour sa capacité à pouvoir accueillir un grand nombre de personnes. Mais l’indisponibilité du site 4 semaines avant la rencontre fut le premier obstacle. Que nous restait-il ? « Fortifie- toi et prends courage… Ne t'effraie point et ne t'épouvante point, car l'Éternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras » (Josué 1 :9). Le soldat CPM fut blessé mais pas battu. A partir de cette étape J’ai vu un élan de solidarité se renforcer entre les membres. Branle-bas de combat pour trouver le lieu idéal pour accueillir tous ces couples. Alors que nous mettions la barre très haut, Dieu nous a répondu avec beaucoup de simplicité. Il nous fit la grâce de pouvoir préparer ce fabuleux week-end au gymnase du couvent de Cluny. Tout est à faire, tout est à penser ! Par quoi et comment commencer ? L’agitation recommença à pointer son nez… « Marthe, Marthe, tu t’agites pour biens des choses » (Luc 10 : 42). A l’aube de la rencontre, nous sommes mobilisés sur les lieux pour que ce gymnase devienne une passerelle vers ce « Chemin de Sainteté ». Le lieu est transformé et magnifié : pôle accueil et boutique, garderie pour les plus petits, coins snacking et photos, espace conférence : nous sommes fin prêts à accueillir nos 150 couples. Les fiancés et couples nouvellement mariés sont arrivés à la fois observateurs, interrogateurs, surpris, ignorant ce que Monseigneur avait de si particulier à leur dire qui les mobiliserait tout un week-end. Notre évêque, lui, est arrivé tout sourire et joyeux au son de la louange à l’idée de rencontrer ces couples et de leur parler d’un sujet aussi sérieux que l’amour dans le couple avec tout ce qu’il implique. Il ne sera pas question de révéler les propos de Monseigneur : cela ne se raconte pas, mais se vit. Notre premier axe de réflexion de la matinée fut sur le sacrement de mariage. Durant la première matinée un couple animateur témoigna de leur rencontre amoureuse mais mondaine vers une volonté de suivre le Christ. Ce témoignage plein de douceur a permis d’identifier précisément et de façon claire, les fondements du mariage chrétien. A l’issu de ce premier cadeau, les couples, de façon dissociée ont été réunis en petits groupes afin de partager leurs expériences librement, en présence d’animateurs CPM. Nous avons abordé avec beaucoup de soin le thème du sacrement du mariage qui est souvent négligé par les couples au détriment de l’organisation matérielle du mariage. Les fiancés reconnaissent la volonté de vouloir s’unir pour la vie. Mais la différence entre le mariage civil et le mariage catholique réside bien dans le désir de confier son couple au quotidien au Seigneur. Pour exemple dans un des carrefours un des fiancés affirma : « Il suffit de prier ». Et c’est vrai, prier et prier ensemble est vital pour la solidité du couple. Néanmoins, comment maintenir ce niveau spirituel face aux attaques les plus sournoises de l’ennemi de nos âmes ? A l’issue de ces échanges, la caravane de l’espoir a brillamment mis en place une scénette mettant en avant les motivations d’une préparation de mariage dictées par la chair. Sketch volontairement dérangeant mais plein de vérité face à une société qui préconise et valorise les choix liés mettions la barre très haut, Dieu nous a conférence : nous sommes fin prêts à accueillir nos 150 couples. Les fiancés et couples nouvellement mariés sont arrivés à la fois observateurs, interrogateurs, surpris, ignorant ce que Monseigneur avait de si particulier à leur dire qui les mobiliserait tout un week-end. Notre évêque, lui, est arrivé tout sourire et joyeux au son de la louange à l’idée de rencontrer ces couples et de leur parler d’un sujet aussi sérieux que l’amour dans le couple avec tout ce qu’il implique. Il ne sera pas question de révéler les propos de Monseigneur : cela ne se raconte pas, mais se vit. Notre premier axe de réflexion de la matinée fut sur le sacrement de mariage matinée un couple animateur témoigna de Depuis quelques années, les membres des centres de préparation au mariage se mobilisent  pour un évènement annuel : le week-end des fiancés. Cette année, cette rencontre qui a eu  lieu les 15 et 16 février a été riche en rebondissements et c’est peu de le dire. Guidée par  l’Esprit, il est important pour moi de vous faire rentrer dans les coulisses de cette préparation  pour comprendre le sens de ce verset : « Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». Rencontre des fiancés et des jeunes mariés les 15-16 février VIE DU DIOCÈSE

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 7 aux apparences, à la superficialité au détriment de la profondeur et de l’aspiration à la sainteté des époux. La matinée est ainsi bouclée. Après une pause déjeuner bien méritée, le début de l’après-midi fut plongé dans un grand bain de louanges vivantes et profondes. À partir d’un atelier mis en place, les couples sont invités à se regarder « zié dan zié, tjè dan tjè » pour s’interroger sur leur vision respective. Avant le dernier enseignement de Monseigneur, nous avons offert un nouveau témoignage faisant écho avec le caractère missionnaire que notre évêque, accompagné des paroisses, souhaite donner à notre Martinique. Le témoignage d’un couple nouvellement arrivé au sein de l’association a retranscrit cette volonté. En effet, les tourtereaux avaient ce désir après leur mariage de suivre le Christ. Blessés par des membres de l’Eglise, ils ont confié leur doute au Seigneur, et l’appel du CPM qui a d’abord germé dans le cœur de l’épouse a été une évidence aussi pour son fidèle époux. Ce couple au service a vraiment été le reflet de l’accomplissement du couple moissonneur. Notre deuxième journée nous a permis de retrouver des couples motivés. La louange de nouveau au rendez-vous a réchauffé les cœurs de chacun. Après avoir confié notre deuxième journée au Seigneur, nous avons bénéficié d’un témoignage édifiant sur le don charnel. Il est important de rappeler que cet exercice, qui plus est sur ce sujet, requiert une grande humilité de la part des couples CPM et met en exergue l’obéissance à la Parole de Dieu à laquelle le couple est appelé. Inspiré par un chant à l’esprit, ce couple témoigna des pièges de la sexualité dont la pornographie qui privilégie la quantité et sacrifie les sentiments, le respect de l’autre. Les mots sont posés et les fiancés sont scotchés par la sincérité du témoignage des animateurs CPM, empli à la fois d’enseignements et de vérité. C’est ce qu’ils sont venus chercher : La Vérité. Dieu étant plein de miséricorde a montré qu’ils ont été « comme le tison arraché du feu » (Zacharie 1 à 3). Quel bonheur pour nous de voir les merveilles de DIEU dans la vie de nos frères et sœurs ! Le week-end se clôtura par la Sainte Messe. Monseigneur et le père Bannais (prêtre accompagnateur des CPM) prirent le temps de bénir chaque couple. Un fiancé me témoigna de la vive émotion partagée entre lui et sa fiancée à ce moment. Aucun mot, juste un regard complice traduisit l’instant. Les larmes versées ont traduit un soulagement des maux de l’âme et du cœur. Le début d’une guérison, d’une volonté de suivre le Christ ? L’atmosphère avait changé, il y avait vraiment eu transfert, entre Ciel et Terre. Que Dire ? Prier. Virginie et Philippe, amis de Monseigneur, joliment apprêtés, en vacances sur l’île se sont prêtés à l’exercice du témoignage et pas n’importe lequel, l’épreuve de la tentation du divorce dans le couple chrétien : leur rencontre avec les Equipes Notre-Dame a été un véritable électrochoc ! Quelle grâce d’avoir eu autant de témoignages au cours d’un week-end. Alors que nous pensions être arrivés aux bouts de nos surprises, un dernier couple avait encore un beau témoignage à nous offrir. L’homme prit le micro et montra comment le Saint Esprit était entré dans sa vie. Un chemin mêlé d’interrogations, de maladresses de l’un et de l’autre. Mais ce couple posa des actes de foi en participant à une retraite avec CANA, puis assidument aux rencontres CPM tout cela avec l’accompagnement spirituel d’un prêtre. C’est avec beaucoup de courage que ce fiancé déclara son amour à sa compagne. Le suspens était à son comble. Toute l’assemblée avait les yeux rivés sur eux afin de vivre pleinement ce magnifique moment. Et là, ce fut l’apothéose quand il demanda, à genoux (s’il vous plait !) la main de sa bien-aimée. Jamais, de toute l’histoire des rencontres CPM, nous n’avions vécu un tel moment. Au-delà de toute l’euphorie que ce moment a suscitée chez les uns et les autres, nous avions compris, nous, membres, pourquoi le combat pour la réalisation de cette dernière édition fut si âpre. Le Seigneur avait déjà inscrit dans le cœur de ses enfants qu’il souhaitait une nouvelle famille chrétienne. Notre bilan de cette 10 ème édition du week- end des fiancés fut largement positif pour les fiancés et pour les membres du CPM, tant il fut riche en grâces. « Je te dis que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » Katia Trime, Responsable diocésaine des centres de préparation au mariage ■ ce magnifique moment. Et là, ce fut l’apothéose quand il demanda, à genoux (s’il vous plait !) la main de sa bien-aimée. Jamais, de toute l’histoire des rencontres CPM, nous n’avions vécu un tel moment. Au-delà de toute l’euphorie que ce moment a suscitée chez aux apparences, à la superficialité aux apparences, à la superficialité au détriment de la profondeur et de appelé. Inspiré par un chant à l’esprit, ce couple témoigna des aux apparences, à la superficialité appelé. Inspiré par un chant avait encore un beau témoignage à nous offrir. L’homme prit le micro et montra comment le Saint Esprit était entré dans sa vie. Un chemin mêlé d’interrogations, de maladresses de l’un et de l’autre. Mais ce couple posa des actes de foi en

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 6978 Les traditions de Carême en Martinique VIE DU DIOCÈSE L e carnaval se terminant tard dans la nuit du Mardi Gras, il était impensable de se rendre à l'église pour la messe des Cendres le lendemain et de se déguiser ensuite pour poursuivre les festivités, souvent marquées par des excès. C’est pourquoi, pendant des années, l’Église a reporté la célébration du Mercredi des Cendres au vendredi de la même semaine. Durant cette période, le bruit, la musique et les fêtes étaient proscrits, notamment le mercredi et le vendredi, bien que cette rigueur tende à s’atténuer avec le temps. À partir de minuit, plus personne ne devait se trouver dehors : le Carême commençait ! Même si l'on recevait les Cendres le vendredi, la période de pénitence débutait bien à minuit, le mercredi. La radio n'était allumée que pour les informations et les avis d’obsèques, car toute musique ou bruit festif était proscrit afin de rester en état de recueillement. Les lieux de bal et autres établissements musicaux fermaient jusqu'à Pâques. Pas de tambour, pas de manifestations culturelles, pas de soirées bèlè. Un autre aspect essentiel du Carême était la privation personnelle afin d'éviter tout péché. Il était interdit d’injurier, de s’adonner à des plaisirs jugés contraires au sacrifice du Christ, y compris l’abstinence sexuelle, même au sein du mariage. L’Église interdisait les injures, les conflits et les représailles, et les parents veillaient à ce que leurs enfants respectent ces principes. Les éclats de rire excessifs étaient réprimés, et la critique d’autrui était très mal perçue : toute parole malveillante exposait son auteur à la réprobation du quartier. Rester dans la prière était de rigueur. Les parents inculquaient à leurs enfants le sens de la pénitence et de la repentance. Ils en profitaient pour rappeler l’importance du service rendu aux autres. Visiter les malades, tant à l’hôpital que dans le quartier, était une pratique essentielle. On apportait souvent de petits présents : des grenn chou blan, ti-nain, chadèque, caïmite, corossol, patate douce, gombo, abricot pays, canne à sucre épluchée et coupée en baguettes, etc. Celui qui recevait une visite, s'il n’était pas hospitalisé, offrait en retour un présent destiné aux parents du visiteur. Le jeûne était strictement observé le Mercredi des Cendres et le vendredi. La consommation de viande était proscrite, La tradition du Carême reste largement respectée en Martinique chez les catholiques,  bien que de manière plus discrète et personnelle. Nombreux sont ceux qui perpétuent  ces coutumes, marquant cette période par des moments de prière, de repentance et de  confession. Mme Bellassée Valentine (89 ans) partage ses souvenirs d’une époque pas  si lointaine où le Carême était observé comme une démarche de conversion, un signe de  tristesse, de pénitence et de deuil.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 9 sauf en petite quantité le dimanche et la morue occupait à table une place de choix pendant tout le Carême. Le jeûne impliquait un unique repas à midi, composé de patate douce, d’igname, de salade de carottes, d’herbes amères, d’accras de morue ou de crevettes de rivière, suivi d’une soupe à l’oignon le soir, et ce, durant 40 jours, jusqu'à Pâques. La chasse aux crabes faisait aussi partie des traditions. Les ratières étaient fabriquées par les hommes de la famille pour capturer les crabes destinés au matoutou de Pâques. Une fois capturés, les crabes étaient nourris de feuilles d’arbre à pain et de divers fruits et légumes afin qu’ils se purifient avant leur consommation. Pendant le Carême, les tenues vestimentaires étaient sobres : pas de couleurs vives. Même les statues de la Vierge dans les maisons étaient voilées de tissu noir ou violet jusqu’au Samedi Gloria. Le "vendredi de la compassion", une dizaine de jours avant le Dimanche des Rameaux, les aînés se rendaient à la communion. Le dimanche suivant était réservé aux femmes mariées. Le Dimanche des Rameaux, tous les enfants allaient à la messe avec leurs palmes bénites qu’ils rapportaient chez eux et dans les chapelles du quartier. Le Jeudi Saint marquait le début d’un silence total dans les foyers. Les enfants ne parlaient que si leurs parents leur adressaient la parole. Le Vendredi Saint, jour de la crucifixion du Christ, les familles participaient aux Chemins de Croix dès 4 h du matin, chantant et priant en procession. Ce jour-là, on s’abstenait de consommer du lait et du vinaigre. Le Samedi Saint, il était de tradition de planter un avocatier ou un cocotier dans la journée. Lorsque les cloches sonnaient le soir, les parents soulevaient leurs enfants au-dessus de leur tête et les secouaient légèrement pour glorifier Dieu et pour les débarrasser de toute influence négative, une coutume aujourd’hui disparue. Le Dimanche de Pâques, les femmes assistaient à la messe de 5h30, tandis que les hommes se rendaient à celle de 8h, où la présence des femmes n’était pas souhaitée par le prêtre. Ainsi se vivait le Carême en Martinique dans les années 1945 à 1950. Ensuite, petit-à-petit les choses ont changé. Propos recueillis par Eve-Lyne Bazin ■ Propos recueillis par Eve-Lyne Bazin ■■ •  Un parcours de formation, Grammaire de la vie pour une  écologie humaine est organisé au Foyer de Charité de Trinité  du 21 au 23 mars 2025 avec Aliette et Yves de CLEBSATTEL  et une équipe locale. https://youtu.be/gXqhLXTlvyU •  Un programme détaillé vous sera adressé après l’inscription.  Le tarif pour les 3 jours est de 80 e pour 1 personne et de  150  pour un couple. Le nombre de places ?tant limit?, inscrivez-vous sans tarder sur le site Helloasso : https:// www.helloasso.com/associations/association-diocesaine- de-la-martinique/evenements/grammaire-de-la-vie-une- ecologie-humaine > Pour tout renseignement : pastovie972@gmail.com Formation Grammaire de la vie - 21 au 23 mars 2025 COMMUNIQUÉCOMMUNIQUÉ - 21 au 23 mars 2025 inscription sur

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 69710 VIE DU DIOCÈSEVIE DU DIOCÈSE Naissance  et  prière  pour  la  vocation L 'abbé Jan Mielewski est originaire de Gda ńsk, en Pologne. Il est né le 28 mars 1959. Il a grandi dans une famille catholique, a reçu une éducation chrétienne. Sa grand-mère, Mariana, a prié pendant 40 ans pour la vocation de ses enfants et, finalement, c’est un de ses petits- enfants qui est devenu prêtre, Jan Mielewski. Ordination sacerdotale :  la fleur  devient fruit Au bout de 5 ans de séminaire, en présence de ses parents et d’autres membres de sa famille, le 16 juillet 1983, en la fête de Notre- Dame du Mont Carmel, 11 séminaristes, dont Jan, sont ordonnés prêtres en la cathédrale de Gdansk, en Pologne. La  vie  missionnaire  de  notre  confrère  Jan  :  Cameroun  et  Martinique  Guidé par Sainte Thérèse, Patronne des Missions, il a fait le choix de la vie missionnaire. Après une formation préparatoire à la mission à Cracovie, Jan va s’ouvrir au monde ; il va prendre le large, à la découverte de l’Afrique. Et il a vécu et servi pendant 8 ans parmi les Pygmées au Cameroun. Il avoue avoir ressenti la présence du Seigneur dans sa vie et dans chaque situation difficile, c’est le Seigneur qui a pris le contrôle et qui l’a fortifié. En Martinique, invité par Monseigneur Marie Sainte (de regrettée mémoire), il est arrivé le 20 septembre 1999. Il a été curé à Trinité de septembre 2000 à août 2013 ; curé de Ducos, de septembre 2013 à août 2022 ; curé du François de septembre 2022 à août 2024 et curé des Anses d’Arlet depuis septembre 2024. Hospitalisé depuis le vendredi 24 janvier 2025, il a rejoint la Maison du Père le mercredi 19 février 2025 dans l’après-midi à l’heure de la miséricorde divine. Jan,  promoteur  de  la  dévotion  mariale, de la vocation sacerdo- tale, de la prière pour les prêtres,  de la pastorale des jeunes, de la  pastorale des hommes Le maître-mot du discours de Jan a toujours été l’amour. Il n’y a pas une homélie où l’on ne trouve le mot "amour". Amour de Dieu pour nous, amour de Jésus pour l’Église, amour que nous devons avoir les uns pour les autres. On pourrait l’appeler "le prophète de l’amour" ! Le chapitre qui suis-je ? Mt 16,  13-19 : et vous que dites-vous ?  pour vous qui suis-je ? Aux dires des fidèles de Martinique, qui est le père Jan ? • Le père Jan s’effaçait, s’oubliait pour être aux côtés des malades, des nécessiteux, des assoiffés, des affamés de la Parole, au point de ne pas déjeuner, de se nourrir d’un verre d’eau, et d’amour plutôt donné que reçu. N’y a-t-il pas plus de bonheur à donner qu’à recevoir ? • Oui, il faut le dire aussi, sa douceur, sa gentillesse, sa sagesse, son humilité, son dépouillement, son souci du plus petit, son sens de la délégation, son effacement pour que l'autre grandisse… n’étaient ni de la faiblesse, ni du laxisme : il utilisait la pédagogie du Maître, la pédagogie de Jésus. Merci père Jan. • Jan transpirait la joie de vivre, il était un prêtre heureux dans son sacerdoce. Dans notre district Sud ou Grand Sud, lors des rencontres, que de fois nous l’entendions dire : L a vie est belle ! Une manière de nous encourager à accueillir notre vie fraternelle et sacerdotale comme un cadeau de Dieu. • Beaucoup de paroissiens de Martinique confirment que Jan accueillait tout le monde sans discrimination. Il était un homme charitable et aimable. • Aucune parole blessante, aucun comportement de domination. S’il avait du mal à dire non, c’est parce qu’il avait un grand cœur, un cœur aimant. Le père Jan laisse dans le deuil ses frères Tadéouche et Francischek, ses belles-sœurs, ses neveux et nièces, ses filleules et toute sa famille. Il laisse aussi dans le deuil tous ses frères du Presbyterium de la Martinique et tous ses paroissiens et anciens paroissiens. La Pologne, la Martinique, le Cameroun pleurent le départ vers le ciel de ce serviteur plein d’amour et de douceur. Nous rendons grâce à Dieu pour cette vie donnée, consacrée au service du Christ et de son Église. En cette Année du Jubilé, nous le confions à la miséricorde du Seigneur et à vos prières. Nous portons également dans nos prières sa famille : que Notre-Seigneur donne à tous consolation et paix. Père Behn-Daunais Cherenfant■ Présentation du défunt, Mr l'Abbé Jan Miélewski de la faiblesse, ni du laxisme : il utilisait

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 11 District Centre-Ouest Paroisse Dates Horaires Sainte-Marie Vendredi 21 mars 9h-12h / 15h-19h Trinité Lundi 24 mars 9h-12h / 15h-19h Robert Mercredi 26 mars 9h-12h / 15h-19h Vert-Pré Lundi 31 mars 16h / 19h Tartane Lundi 31 mars 16h / 19h Morne-des-Esses Mercredi 2 avril 16h / 19h Gros-Morne Vendredi 4 avril 9h-12h / 15h-19h Paroisse Dates District  Nord Atlantique Paroisse Dates Horaires Basse-Pointe Lundi 7 avril 16h30-19h30 Marigot Mardi 8 avril 16h30-19h30 Grand-Rivière Mercredi 9 avril 16h30-18h Macouba Mercredi 9 avril 16h30-19h30 Lorrain Jeudi 10 avril 16h30-19h30 Ajoupa-Bouillon Vendredi 11 avril 16h30-19h30 District Grand Nord Paroisse Dates Horaires Ducos Jeudi 3 avril 15h-20h François Mardi 8 avril 10h-12h / 15h-20h Rivière-Salée Mardi 1er avril 15h-20h Saint-Esprit Vendredi 4 avril 15h-20h Vauclin Jeudi 10 avril 15h-20h Petit-Bourg Jeudi 14 mars 16h à 19h Rivière-Salée Mardi 19 mars 15h à 19h District Sud Paroisse Dates Horaires Balata 28 au 29 mars 24h pour Dieu De Briant Jeudi 3 avril 16h-20h Terres-Sainville Jeudi 3 avril 16h-20h Cathédrale Mardi 8 avril 9h-12h Bellevue Mercredi 9 avril 16h-20h Schoelcher Mercredi 2 avril 16h-20h Paroisse Dates Horaires Lamentin Mardi 1er avril Mardi 1er avril Saint-Joseph Jeudi 3 avril Jeudi 3 avril Coridon Vendredi 4 avril Vendredi 4 avril Sainte-Thérèse Vendredi 4 avril Vendredi 4 avril Redoute Mardi 8 avril Mardi 8 avril Saint-Christophe Jeudi 10 avril Jeudi 10 avril District Centre Est Paroisse Dates Horaires Carbet Mardi 1er avril 17h Morne-Vert Mardi 1er avril 17h Prêcheur Mercredi 2 avril 17h Fonds-Saint-Denis Mercredi 2 avril 17h Case-Pilote Jeudi 3 avril 17h Saint-Pierre Lundi 7 avril 17h Bellefontaine Mardi 8 avril 17h Morne-Rouge Mercredi 9 avril 17h District Nord Caraïbe Paroisse Dates Horaires Josseaud Jeudi 3 avril 16h-19h Anses d’Arlet Jeudi 3 avril 16h-19h Marin Lundi 7 avril 16h-19h Rivière-Pilote Mardi 8 avril 16h-19h Diamant Mardi 8 avril 16h-19h Sainte-Luce Mercredi 9 avril 16h-19h Sainte-Anne Mercredi 9 avril 16h-19h Trois-Ilets Jeudi 10 avril 16h-19h Régale Mardi 15 avril 15h-19h District  Grand Sud ÉGLISE EN MARTINIQUE 11

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 69712 MARTINIQUE 40 € GUADELOUPE 44 € GUYANE 44 € FRANCE et étranger 50 € Règlement à l’ordre de : ADCOM Nous retourner ce bon,  accompagné de votre règlement à : Eglise en Martinique Boîte Postale 586 97207 FORT de France CEDEX Eglise en MARTINIQUE VIE DU DIOCÈSE Eglise en MARTINIQUE N° 686 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 € 6 OCTOBRE 2024 LLes orientations pastorales lise MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE MARTINIQUE N° 686 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 BIMENSUELLE – 2,00 BIMENSUELLE – 2,00 BIMENSUELLE – 2,00 €€ 6 OCTOBRE 2024 E g lise en MARTINIQUE N° 687 REVUE DIOCÉSAINE BIMENSUELLE – 2,00 € 20 OCTOBRE 2024 Hommage au père Filopon Quelle est la place du créole dans l’évangélisation ? La M M ission Dossier : La mission de l’Église aujourd’hui Nom : ......................................................................................................................................................................................................................... Prénom : ............................................................................................................................................................................................................. Adresse : ............................................................................................................................................................................................................ Mail : ............................................................................................................................................................................................................................ Tél. : ............................................................................................................................................................................................................................ Code Postal : ........................................................................................................................................................................................... Ville : ............................................................................................................................................................................................................................. Oui, je m’abonne ! Visite pastorale de l’Evêque Commencée le jeudi 6 février 2025 par la Paroisse Saint Joseph, Monseigneur David Macaire  a donné de la joie de sa présence de Père et de Pasteur dans le district Centre Est en visitant  et rencontrant chaque prêtre de façon individuelle, les fidèles paroissiens et les membres des  CPP et CPAE des différentes paroisses. Cette visite s’est achevée par la rencontre fraternelle  et de séance de travail avec ses frères prêtres du District aux Eaux Jaillissantes. C’est bien  dans ce cadre qu’il a visité la Paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute dans la matinée du  vendredi 07 février 2025.  I l faut rappeler que les messes du matin, en semaine, se déroulent à partir de 6h15 ce qui ne permet pas toujours aux actifs d’y prendre part. Toutefois, à cette occasion, beaucoup d’actifs se sont mêlés aux retraités comme pour une messe dominicale. Après la messe, l'Evêque a tenu à rencontrer personnellement sur le parvis de l’église tous les paroissiens qui désiraient échanger avec lui en leur consacrant du temps. Mgr Macaire a ensuite rencontré le Conseil Pastoral Paroissial à la salle Saint Antoine. Cette rencontre a débuté avec un exercice de réveil musculaire et de décontraction, initié par Monseigneur David. L’ordre du jour de cette séance d’échange tournait autour de deux questions : quels sont pour nous les points forts et les points faibles de notre paroisse ? Chacun a pu s’exprimer et donner son avis sur les priorités. Pour l’essentiel, les avis convergeaient autour de la détermination de notre Curé à créer l’unité et la fraternité paroissiale ; ce qui favorise le fort engagement des fidèles dans les différents services de la paroisse ; la messe des familles à 9h30 animée par les jeunes et les enfants assurant lectures, quêtes et chants le dimanche ainsi que le grand nombre et l’engagement des chorales sur la paroisse. Comme on pouvait s’y attendre, les aspects négatifs concernaient essentiellement les travaux à réaliser dans l’Eglise bâtiment et les salles paroissiales. Par ailleurs, chacun a eu le loisir de lui poser les questions qu’il souhaitait. Monseigneur David, en réaction, a souligné l’importance de la Conversion missionnaire : ce qui doit nous pousser à améliorer l’accueil aux messes en prenant en considération les difficultés rencontrées par les jeunes et les familles pour venir à la messe par rapport au parking, à l’inconfort, aux enfants en bas âges… Pour combler le manque de volontaires engagés, il émet l’idée de présenter les mouvements et les missions sur la paroisse sous forme d’ateliers (comme au congrès mission de septembre dernier). Cette séance s’est achevée par le mot de remerciement du Père Gainsi : les points faibles soulignés sont en étude et des solutions vont être apportées disait-il. Il a grand espoir en notre paroisse et en ses paroissiens. La rencontre s’est terminée vers 10h30 autour d’un petit dejeuner convivial. Enfin, cette visite a vraiment constitué un moment fort de la vie de notre paroisse. Merci à Monseigneur pour le temps consacré. Après la rencontre personnelle avec le Père Gainsi Grégoire- Sylvestre, il a continué son pèlerinage missionnaire sur la Paroisse Sainte Thérèse. Joseph Blezes pour le CPP de Redoute■ à la paroisse Notre Dame du Rosaire de Redoute

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 13 Visite pastorale de Mgr David Macaire Nom : ......................................................................................................................................................................................................................... Prénom : ............................................................................................................................................................................................................. Adresse : ............................................................................................................................................................................................................ Mail : ............................................................................................................................................................................................................................ Tél. : ............................................................................................................................................................................................................................ Code Postal : ........................................................................................................................................................................................... Ville : ............................................................................................................................................................................................................................. Du jeudi 20 février au lundi 24 février 2025, Monseigneur David Macaire a effectué la première  phase de sa visite pastorale dans le District Grand-Sud. Ce District est composé des paroisses  Saint Henri (Anses d’Arlet), Saint Thomas (Diamant), Notre-Dame de la Bonne Délivrance  (Trois Îlets), Sainte Luce (Sainte Luce), Immaculée Conception (Rivière-Pilote), Notre-Dame du  Grand-Retour de Josseaud (Rivière-Pilote), Saint Etienne (Marin) et Sainte Anne (Sainte Anne).  D ans la seconde phase de sa visite pastorale, Mgr visitera la paroisse du Marin le samedi 15 mars 2025. A la paroisse des Anses d’Arlet, Mgr a rencontré une communauté en deuil et pourtant mobilisée pour continuer la mission en attente de son nouveau pasteur. En effet, son curé le Père Jan Mielewski s’en est allé vers la maison du Père éternel dans l’après-midi du mercredi 19 février 2025. Il a été inhumé au cimetière des Anses d’Arlet, sa dernière mission, le mercredi 26 février 2025. Le District Grand-Sud est unifié à la fois par la mer et le morne. Sur certaines paroisses les touristes sont accueillis dans des communautés constituées de familles qui se connaissent fort bien. Alors que telle paroisse retrouve le chemin de l’unité, telle autre semble encore souffrir des blessures entre adultes et jeunes. Ces derniers peinent à trouver leur place au sein de la communauté. Globalement, les paroisses du Grand-Sud jouissent d’une santé financière assez satisfaisante. Cependant, quelques situations pastorales exigent une attention plus importante de notre part : accueillir à tous âges les personnes qui désirent faire une démarche de foi ouvrant à une vie sacramentelle profonde, trouver la meilleure modalité d’appeler à la mission en consolidant le sentiment d’appartenance à l’Église et le sens ainsi que le goût du service en Église, éradiquer les attitudes et les pratiques discriminatoires freinant ou étouffant l’engouement pour la mission au sein de nos communautés, travailler à la construction de communautés en dehors des messes (la messe ne doit en aucun cas constituer l’unique proposition à faire à celles et ceux qui veulent cheminer), construire des équipes épanouies pour la mission. Pour ce dernier défi, la pédagogie de Mgr a consisté, pour chacune des paroisses visitées, à rassembler en cercle les participants lors des rencontres, à leur proposer un exercice ludique et physique à faire ensemble pour créer un environnement propice à la réflexion et aux échanges, à les répartir en binômes pour travailler sur les forces et les faiblesses de leur paroisse. L’inexistence d’un centre spirituel dans le Grand-Sud est relevée. Il nous faudra remédier à cet état de fait. Les prêtres du district ont exprimé leur détermination d’accompagner la paroisse des Anses d’Arlet jusqu’à la nomination d’un administrateur paroissial ou d’un nouveau curé. Une table bien garnie nous a tous accueillis pour marquer la fin de cette belle visite de notre pasteur diocésain dans le District Grand-Sud. Pour le District Grand-Sud■ dans le District Grand-Suddans le District Grand-Sud

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 69714 Le carême : un chemin vers le cœur LE CARÊMEDOSSIER Avant d'entreprendre un voyage disent les sages, il faut  savoir  exactement  où  on  veut  aller,  afin  de  choisir  le  meilleur itinéraire et d’éviter de tourner en rond.  Le Carême est un chemin spirituel mais où mène-t-il ? A  me  priver  de  chocolat  ?  À  faire  des  sacrifices  ?  À  ma  perfection morale ? Non, son but est de nous préparer à la  fête de Pâques où nous allons renouveler les promesses  de  notre  baptême ;  nous  préparer  à  la  fête  de  Pâques  dans  sa  plénitude  c'est-à-dire  à  la  Pentecôte  qui  est  l'accomplissement du mystère pascal, le fruit ultime de  la mort et de la résurrection du Christ. N ous étions orphelins, mais Dieu en envoyant son fils dans une chair semblable à la nôtre et par sa mort et sa résurrection a fait de nous ses fils. Donc le terme spirituel du Carême, c'est de retrouver le cœur du Père: "Je vais retourner chez mon père " dit le fils prodigue, pris de repentir. Si le fils s’est tourné vers le cœur du père c’est qu’il est d’abord entré dans son propre cœur : « Entrant en lui-même il se dit … ». Le Pape François a voulu dans son encyclique sur le Cœur de Jésus, remettre au centre de la vie chrétienne le cœur : « Lorsque nous sommes tentés de naviguer en surface, de vivre à la hâte sans savoir pourquoi, de nous transformer en consommateurs insatiables, asservis aux rouages d’un marché qui ne s’intéresse pas au sens de l’existence, nous devons redécouvrir l’importance du cœur. » Dilexit Nos n°2 Le carême est donc un double chemin : aller vers le père et descendre en soi-même ou, descendre en soi-même pour aller vers le Père.

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 15 Ayant précisé le point d'arrivée, quel est donc maintenant le point de départ ? En recevant les cendres nous allons entendre ces paroles qui sont en fait les premiers mots de la prédication de Jésus : " Convertissez-vous et croyez à l'Évangile ! " Nous avons spontanément une compréhension morale de cet appel. Il s’agirait de cesser de faire des péchés et d'acquérir des vertus. C'était la conversion que prêchait sévèrement Jean-Baptiste et les prophètes de l'Ancien Testament : Revenez à la pratique de la Loi et vous serez bénis sinon… vous serez punis. Ce que l'Évangile nous annonce et qui est bouleversant, c'est un renversement complet : il ne s’agit plus d’acheter notre salut : nous sommes déjà sauvés ! Jésus dit "convertissez-vous et croyez…" En effet Saint-Paul écrit ceci aux éphésiens « c'est par grâce que nous sommes sauvés moyennant la foi, cela ne vient pas de nous c'est le don de Dieu » (Ep 2,8). Nous n'allons pas du mercredi des cendres à la Pentecôte chercher à nous sauver en acquérant des bons points, des mérites, cela Jésus l'a déjà fait pour nous. « Vous étiez des morts… écrit encore Paul, mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné toutes nos fautes. Il a effacé le billet de la dette qui nous accablait en raison des prescriptions légales pesant sur nous : il l’a annulé en le clouant à la croix. » Col 2,14 Beaucoup de gens pensent que c'est parce que nous serons saints que nous serons sauvés, alors que c'est exactement le contraire : c'est parce que nous sommes sauvés que nous pourrons devenir saints. Voilà la première conversion à opérer. Le départ c’est donc accueillir le salut offert par Jésus en se convertissant. Par quels moyens commencer le chemin de conversion ? Les moyens traditionnels que l'Église nous donne pour faire ce chemin et qui ont leurs racines dans la tradition juive, à savoir le jeûne, le partage et la prière, sont là pour faire fructifier cette grâce du salut qui est déjà en nous, et nous conduire à la sainteté. C'est comme ce levain dont Jésus nous dit qu’il fait lever toute la pâte. Il faut que ce ferment de salut déposé en nous par la foi et le baptême nous sanctifie tout entier, et le Carême nous donne les moyens pour cela. De ces trois moyens, il en est un qui est prioritaire, c'est celui de la prière. Souvent, je dis aux fidèles, en boutade, au début du carême "surtout ne prenez pas de résolutions !" ou plutôt prenez la résolution de demander à Jésus, dans la prière, ce qu'il veut convertir en vous. « Oui Jésus, que veux-tu corriger, que veux-tu éclairer, que veux-tu guérir en moi ? » Sinon, je risque de tomber dans un volontarisme où je pense être le point de départ de la conversion au lieu que ce soit la grâce de Dieu. Et cela conduit à des frustrations, parce qu'on se fixe des objectifs que l'on n'atteint pas et finalement le temps de Carême devient davantage un temps de culpabilisation que de transformation. Demander à Jésus avec confiance ce qu'il veut changer dans ma vie est le moyen sûr de vivre une progression spirituelle au rythme de sa grâce et non par mes décisions qui sont toujours teintées d'orgueil. La prière d’abord Jeûne, partage, prière Un bon départ Émonder sa vie Le jeûne dont les pères de l'Église et les maîtres spirituels nous vantent les mérites, est un moyen d'apaiser nos appétits et de discerner dans nos vies l'essentiel de l'accessoire. On peut jeûner d'une manière alimentaire mais aussi on peut se priver de nos écrans, de certains loisirs qui ne sont pas essentiels et même de certaines fréquentations qui nous font perdre notre temps; c'est l'occasion d'émonder notre vie : « Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. »

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 69716 Le partage nous fait être attentifs au prochain, être généreux et croire que Dieu dans sa providence me donnera ce qu'il faut : « Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien. Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice. Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu ». 2 Co 9, 8-11 Toujours, dans son encyclique Dilexit nos, le pape aborde la question délicate mais si importante de la réparation : « Avec le Christ, nous sommes appelés à construire une nouvelle civilisation de l’amour sur les ruines que nous avons laissées en ce monde par notre péché. Telle est la réparation que le Cœur du Christ attend de nous. Au milieu du désastre laissé par le mal, le Cœur du Christ veut avoir besoin de notre collaboration pour reconstruire le bien et le beau. » Dilexit Nos n°189. Reconnaissons que pour nous Martiniquais, c’est surtout dans les cœurs que nous avons besoin de réparation. Voici ce qu’écrit encore le Pape : « L’habitude de demander pardon aux frères fait partie de cet esprit de réparation ; elle démontre une grande noblesse au cœur de notre fragilité. La demande de pardon est un moyen de guérir les relations parce qu’elle « rouvre le dialogue et manifeste la volonté de renouer dans la charité fraternelle, [...] elle touche le cœur du frère, le console et suscite en lui l’accueil du pardon demandé. Alors, si l’irréparable ne peut être totalement réparé, l’amour, lui, peut toujours renaître, rendant la blessure supportable ». n°201 Faisons donc de ce temps de carême, un temps de réconciliation avec Dieu, par le sacrement de la réconciliation et avec nos frères, par nos demandes de pardon. Le but est donc de nous préparer à vivre ces temps si intenses de la semaine sainte où nous pourrons, en suivant la Pâques de Jésus, voir des catéchumènes vivre des étapes vers la régénérescence spirituelle et, pour nous-mêmes, nous replonger dans la grâce de notre baptême. « Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » Rm 6,5. Autrement dit quand, le mercredi des cendres, je me place sur les starting-blocks de cet « entrainement spirituel », je ne commence pas par me regarder le nombril, mais je lève les yeux vers ce but qui est, ultimement, la Pentecôte où toute l’Eglise sera renouvelée dans l’Esprit Saint et confirmée dans sa mission vers toutes les nations. Ce passage de l’épitre aux Philippiens, résume bien, il me semble, la dynamique du carême : « À cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ et, en lui, d’être reconnu juste, non pas de la justice venant de la loi de Moïse mais de celle qui vient de la foi au Christ, la justice venant de Dieu, qui est fondée sur la foi. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts. Certes, je n’ai pas encore obtenu cela, je n’ai pas encore atteint la perfection, mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. (…) Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. Mais je cours, tendu de tout mon être pour tâcher de saisir, puisque j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. » Ph 3, 8-14 Père Martin Lagacé, Vicaire de Balata ■ Vers Pâques Réparation et réconciliation C'est le moins qui fait du plus LE CARÊMEDOSSIER

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 17 S i donc le Carême est le chemin vers le cœur, il est alors le chemin vers notre Essentiel. Et comme le dit le père Lagacé, Carême, ce sont quarante jours qui nous conduisent à la vie du Ressuscité. Certes, ce temps, nous le redoutons parce que nous le mettons sous le signe du sacrifice matériel : ne pas manger de chocolat, ne pas prendre de la viande, faire toutes sortes d’efforts : ascèses, abstinence, pénitence, jeûne, prière et partage. Tout pour contraindre le corps, pour apaiser l’esprit et affiner l’âme. Et pourtant, on a peur et on redoute le carême. On promet et on échoue dans l’exécution des promesses. Or, ce temps est d’abord et surtout le temps de fiançailles où le Seigneur Dieu Créateur de notre souffle vient tout renouveler en nous. Il vient nous redonner un nouveau souffle. Car nous sommes étouffés par le mensonge, la cupidité, les désirs de tout genre, par le matériel, par le soupçon contre Dieu que nous accusons de nos maux, de nos malheurs et de nos fuites. Et ainsi, puisqu’il n’y a plus de souffle divin, « la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché ». Ce souffle nouveau créateur, c’est en Jésus-Christ, Dieu-avec-nous, venu devenir Ami intime des humains, quand il accomplit pour nous « la justice et nous conduit à la justification qui donne la vie » nous dit saint Paul. Le temps de carême est donc le temps où le Seigneur notre Ami, nous propose le nouveau souffle. C’est le temps où nous sommes invités à retrouver notre essentiel. Car manger, boire, se vêtir, avec tous les soucis et tous les dégâts que cela entraîne, est-ce l'essentiel dans la vie de l’homme ? Pour Jésus, dans les évangiles, si ces choses sont notre essentiel, la condition de l'homme serait bien plus pénible que celle des oiseaux ou des fleurs. En effet, les oiseaux ou les fleurs reçoivent leur bonheur de notre Père du Ciel. L'homme serait-il moins aimé que les oiseaux ou les fleurs ? "Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux" L'homme est fait pour chercher et trouver Dieu qui peut seul combler toutes ses aspirations. L'essentiel est donc de se recevoir du Père du Ciel. "Ne vous faites pas de soucis pour votre vie" - car "qui d'entre vous, à force de souci peut prolonger tant soit peu son existence ?" -, pas de souci au sujet de la nourriture, des vêtements - car "votre Père Céleste sait que vous en avez besoin." Et pourtant nous avons l’habitude de penser que " le Seigneur nous a abandonnés, le Seigneur nous a oubliés". N'avons-nous pas souvent l'impression que nous sommes seuls dans notre maladie, dans notre prison, dans nos angoisses, dans nos luttes contre les malheurs de la vie ? Et pourtant l'amour indéfectible et la tendresse quasi- maternelle de Dieu pour chacun de nous, nous sont toujours garantis. Ce n'est que dans cet amour et dans cette tendresse de Dieu pour nous, que nous pouvons trouver un surcroît d'énergie pour vivre nos peines, nos misères, nos injustices. Il ne s'agit pas de nous emmurer dans nos préoccupations, dans nos soucis, dans nos solitudes, à la recherche de nos réputations, de nos biens éphémères, mais il s'agit de nous ouvrir à l'amour, à la tendresse et à la confiance de Dieu et en Dieu. " Cherchez d'abord le royaume de Dieu, - royaume d'amour, de justice et de paix au cœur de nos relations humaines - et tout cela vous sera donné par-dessus le marché". Dire autrement, chercher en premier l’essentiel. Voilà pourquoi durant ce temps de carême, Jésus nous propose de tout lâcher pour devenir léger comme la poussière de laquelle nous sommes tirés. Revenir à l’essentiel, c’est accueillir le don que Dieu nous prépare durant quarante jours : NOUS RENDRE NOUVEAUX. Le Carême est donc le temps du don gratuit de Dieu à chacun de nous, un souffle nouveau au cœur de ce monde étouffé par le matériel et l’esclavagisme de toute sorte. Ce souffle nouveau, c’est Dieu lui-même. C’est donc Dieu qui fait le premier pas et nous invite à vivre ce temps d’amour. Il n’y a donc plus raison ni de redouter ni d’avoir peur de ce temps de carême. Au contraire, nous devons le désirer parce que c’est le temps de la nouveauté, c’est le temps des amours avec Dieu qui est Amour. Et en retour, l’Église notre mère nous propose de prendre comme notre Maître et Ami, Jésus-Christ, les moyens qu’il a utilisés lui-même pour vaincre le tentateur : vivre de la parole de Dieu que du pain, s’accrocher à Dieu et faire de lui notre essentiel, apprendre à laisser la volonté de Dieu se faire. Voilà les moyens de victoire du Christ qui nous sont proposés pour recevoir cette gratuité de la vie de Dieu en demeurant fidèles à l’amour divin. Et comme amour appelle sacrifice, à chacun de voir ce qui pèse son cœur et l’empêche de le faire élever vers le Seigneur. Si nous sommes lourds de nos encombrements de ce monde, l’esprit mauvais, ce serpent antique comme un lion tapi en embuscade attend à notre porte pour nous mettre à nu et étouffer en nous ce souffle divin. Si notre ami et Maître l’a vaincu, c’est que nous aussi, et avec lui, nous le vaincrons par nos œuvres de charité, de détachement, de jeûne et de prière intense. Vivons ce temps de fiançailles avec notre bien-aimé le Christ pour des épousailles nobles à Pâques en ayant en vue, durant ces quarante jours, la phrase de saint François de Sales : TOUT PAR AMOUR, RIEN PAR FORCE. Et si ceci devenait notre devise durant ce carême ? Je crois que c’est aussi la devise de Dieu-Amour, Lui-même. Bon carême à tous et à toutes pour une lumineuse et vivifiante fête de Pâques. Père Grégoire-Sylvestre Gainsi ■ Le Carême : un Chemin vers ton essentiel

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 69718 ? Question Durant  le  Carême,  les  paroisses  nous  invitent,  chaque  vendredi,  au  Chemin  de  Croix.  Père  Pascal  Degras  nous  éclaire sur cette pratique.‘‘ AN TJÈ LÉGLIZ-LA ➊  Quelle est la dimension spirituelle du Chemin de Croix ? La Passion et la Résurrection du  Christ sont des moyens, pour les  hommes, de comprendre de quelle  manière la souffrance, utilisée et  manifestée à travers le Chemin de  Croix du Christ, participe aussi à  notre nature chrétienne et spirituelle.  Si nous sommes aujourd’hui  profondément attachés à la Croix, si  elle représente notre espérance, il faut  que cette Croix ait une symbolique  spirituelle forte pour nous. Il s’agit  de la réalité de l’Amour vrai. Dieu  a voulu manifester, au travers de  sa présence sur cette Croix, qu’il  nous aimait profondément jusqu’à  se donner lui-même de manière  concrète. L’amour et le don, la charité et  la volonté de porter l’homme  à la quintessence de l’amour :  spirituellement parlant c’est le plus  beau geste d’espérance que le monde  ait reçu de Dieu.  ➋  Pourquoi avons-nous en Martinique une pratique aussi intense du Chemin de Croix ? Il faut remettre le Chemin de Croix  dans sa dimension spirituelle. Nous  devons nous rendre compte de  l’importance de chacun des gestes  que Jésus a fait, et particulièrement,  du symbole de chacune des stations.  Quand Jésus tombe, nous devrions  faire le parallèle avec nos propres  chutes. Certes, l’échec nous rebute, nous met  profondément en colère mais il fait  partie de notre existence. Jésus lui- même en tant qu’homme et vrai Dieu  s’est trouvé face à l’échec. Il est tombé,  et il s’est relevé face à des situations  qui l’ont quelque peu mis en déroute  ou qui l’ont profondément posé une  difficulté. Il ne s’est jamais laissé  abattre lui qui était amené à l’abattoir.  Il a manifesté son obéissance à la vie  divine.  Nous devrions nous attarder sur la  présence de nos parents dans notre vie  chrétienne à travers le visage de Marie  ou celui de Véronique. Quelle sont les  personnes qui nous essuient le visage  lorsque nous sommes perdus ou un  peu malheureux dans le monde dans  lequel nous sommes ? La transposition  effective de ces passages et de ces  stations dans notre vie quotidienne  devrait nous interpeller et nous faire  arriver à cette grâce de la résurrection  qui est une dimension de la nouvelle  vie que nous voulons entamer avec le  Christ et avec Dieu par-dessus tout. ➌  Ne faisons-nous pas les Chemins de Croix par tradition Le Chemin de Croix est devenu un  acte culturel alors qu’il devrait être un  acte cultuel. Il y a derrière le rituel du  Chemin de Croix une vraie dimension  de conversion dans le cœur et dans  l’âme de celui qui le vit. Si nous res- tons dans une forme de simple  récitation, de simple fait his- torique ou biblique, cela  reste juste à la surface  de notre vie spiri- tuelle. Mais par  contre, si nous  nous mettons  profondément  dans le chemin  que l’Eglise  nous invite à  vivre en nous remettant dans les pas  du Christ, alors oui, nous entrons  complètement dans cette dimension.  Il s’agit alors, du chemin de l’in- tériorité, de l’intimité, de la vérité  de ce que nous vivons avec Dieu et  avec le Christ en particulier sur ce  Chemin de Croix jusqu’au jour de sa  crucifixion et de son ensevelissement  au tombeau. ➍  Que penses-tu du fait que la pratique du Chemin de Croix est quelquefois assimilée à du sadomasochisme ? Il y a une forme de jansénisme, de  pureté de la souffrance que parfois  certaines personnes veulent ressentir  et veulent vivre. Si je reste juste sur le  fait que Jésus a fait cela pour moi, cela  s’apparente à du dolorisme. Il faut  donc que je me laisse profondément  toucher là où cela est nécessaire. J’ai  quelque chose à faire, à changer dans  ma vie. Alors ce sera une nouvelle  manière de travailler avec le Christ  parce que l’orientation de ma vie aura  été modifiée.  Propos recueillis par Nicole Chésimar ■ du 16 mars 2025 – n° 697 l’âme de celui qui le vit. Si nous res- tons dans une forme de simple  récitation, de simple fait his- torique ou biblique, cela  reste juste à la surface  de notre vie spiri- tuelle. Mais par  contre, si nous  nous mettons 

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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 16 mars 2025 – n° 697 19 ASSOCIATION DIOCÉSAINE DE MARTINIQUE Service legs et donations Archevêché de Fort-de-France - 5-7, rue du Révérend Père Pinchon BP 586 - 97207 FORT-DE-FRANCE CEDEX Téléphone : 06 96 310 333 - E-mail : michel.pouch@wanadoo.fr oui, je souhaite recevoir en toute confidentialité votre brochure pour m’informer  sur les possibilités de legs, donations et assurances-vie à l’Association Diocésaine. oui,je  souhaite  être  contacté  pour  un  rendez-vous  au  Service  des  legs  et  donations ou à mon domicile. LÉGUEZ à l’Église catholique L’espérance en héritage DEMANDE D’INFORMATIONS sans engagement de votre part Mes coordonnées  ❏Mme ❏Melle    ❏M. Nom  Prénom Adresse   Code postal Ville  Téléphone E-mail Paroisse  (facultatif) POUR L’ARCHEVÊCHÉ DE MARTINIQUE LÉGUEZLÉGUEZLÉGUEZ Agenda de l’Archevêque Samedi 15 mars : Visite pastorale au Marin • 17h : Messe dominicale anticipée à la paroisse de Marin Dimanche 16 mars  : • 8h : Messe au monastère des Bénédictins • 15h30 : Célébration de l’Appel décisif à la  cathédrale Saint-Louis • 17h30 : Vêpres solennelles à la cathédrale Saint-Louis Mardi 18 mars : • Conseil épiscopal • Conférence des Tutelles de l’enseignement  catholique Mercredi 19 mars : Solennité de Saint-Joseph • Messe au couvent de Saint-Joseph de Cluny • Rencontre avec les confirmands du Séminaire  Collège Sainte-Marie (2 nd  groupe) à l’archevêché • 18h30 : Messe avec la pastorale des hommes à la  paroisse de Terres-Sainville Du 20 au 24 mars : Visite pastorale du district Grand Nord Jeudi 20 mars : • 18h : Messe à la paroisse de Lorrain Vendredi 21 mars : • 6h30 : Messe à la paroisse de Basse-Pointe Samedi 22 mars : • 8h : Messe à la paroisse de Marigot • 18h : Messe dominicale anticipée à la paroisse  d’Ajoupa-Bouillon Dimanche 23 mars : • 8h : Messe à la paroisse de Grand’Rivière • 10h30 : Messe à la paroisse de Macouba Lundi 24 mars : • Rencontre avec les prêtres du district du Grand Nord Mardi 25 mars : • Conseil épiscopal Mercredi 26 mars : • Rencontre avec les confirmands du Pensionnat  Saint-Joseph de Cluny à l’archevêché Du 27 au 30 mars : Visite pastorale du district Centre Ouest Jeudi 27 mars :    • 18h30 : Messe à la paroisse du bourg de Schoelcher  Vendredi 28 mars : • 8h : Prière du matin à la paroisse de De Briant Samedi 29 mars : • 8h : Messe à la paroisse de Terres-Sainville • 18 h : Messe dominicale anticipée à la paroisse  de Balata Dimanche 30 mars : • 9h30 : Messe à la paroisse de Bellevue

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